Escapade au LAOUZAS.
Les monts de Lacaune abritent ce joyau que la nature protège.
En traversant Nages, la route est tourmentée, le voyageur impatient,
D’être enfin à l’étape dans la lumière d’un été finissant,
Pour vivre au Laouzas un séjour sensas, sur les bords de la Vèbre.
L’accueil est chaleureux ,le gîte confortable, un souffle d’amitié,
Flotte sur cette campagne où l’on sait recevoir.
La table bien dressée et le buffet garni sur tous ses présentoirs,
Montre que Bernadette veille avec une discrétion consommée.
Rieumontagné garde en ses murs souvenirs et objets d’une ruralité,
Que les besoins des hommes ont à jamais par les eaux recouvert.
Domestiquant les rus au mépris du passé, progrès utile quelque peu pervers
Sans qui le lac, dans son écrin de verdure, n’aurait jamais été.
Nous sommes dans le Tarn et le granit est roi.
L’usure du temps qui le fissure, le désagrège et le fend,
Offre au plaisir des yeux Peyro Clabado et rocher tremblant,
En parcourant le Sidobre par Sept Faux et le roc de l’Oie.
La capitale du gant a terminé de servir de bouchon
Aux vacanciers pressés de rejoindre la mer.
Un trait d’union tout blanc, gracieux, tout en fer,
Evite les attentes ,adieu calvaire, Millau a désormais son pont.
Cordes sur Ciel, un ciel de sucre sur une sculpture médiévale,
Où à chaque détour la pierre nous rappelle,
Combien Raymond Sept dans son aversion cléricale,
A su dans sa bastide protéger ses fidèles.
Au pays des Cathares le bien côtoie le mal avec sérénité
Les « bonhommes- parfaits » d’albigeois s’enferment dans des fortifications bizarres,
A qui Innocent III rendra un lustre insoupçonné et rare,
Merveilles qu’Albi en sa cathédrale appelle Péchés Capitaux et Jubé.
A mi séjour que de découvertes, qui enchantent les yeux et ouvrent le cœur.
Au grand livre du temps chacun apporte sa contribution,
Qui de son histoire ou bien de sa chanson.
Aînés rassurez vous, la tradition se répète et votre œuvre demeure.
Pas de déesse à Minerve mais la plaque calcaire en s’affaissant,
Au cours des âges, généra la falaise et découpa les ponts.
Tout est pierres, terrasses et balcons, la vie est dure en toutes saisons .
Dépouillé mais fier, l’esprit Cathare est ancré dans ton sanctuaire d’antan.
Venu nous rappeler que « la montagne est belle » le troubadour local,
Ravive pour un soir, s’il en était besoin, nos attaches au terroir.
« Comment s’imaginer » après six jours de détente en ce reposoir,
Que l’heure de se quitter sonnera au prochain matin dominical.
….Mais ce n’est qu’un au revoir.
Marc VIGNAULT (Sept 2005)
Escapade au LAOUZAS (suite)
Du cœur de sa Charente, Marc vient de nous conter
Laouzas…. et le reste, avec tant de chaleur,
Qu’un deuxième séjour nous est ainsi donné…
Dans nos beaux souvenirs. Et c’est un vrai bonheur.
À notre Angoumoisin, grand merci et bravo !
Mais l’Ardennais des bois et des forêts profondes
Se permet d’ajouter un tout petit écho
De ses sentiers sylvestres aux feuilles bientôt blondes.
Des monts de l’Espinouse jusqu’aux monts de Lacaune,
Des forêts de Valbonne et de Combesalat,
L’Ardenne se retrouve dans les chênes et les aulnes
Des bois de Peyre Blanque à ceux de Proudoumat.
Au milieu de ces arbres, les yeux pleins de soleil,
Nous étions habité par Merlin, l’Enchanteur.
Et nous fûmes bercés, heureux de ces merveilles
Du fond de notre car comme au fond de nos cœurs.
Jacques l’Ardennais ( Sept 2005 )