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A l’attention
des poètes non disparus
Un quidam prétendait à Georges Courteline lui donner de leçons de littérature en déclarant péremptoirement que la rime était « la rencontre de trois lettres semblables en queue de deux mots différents ». -
Parfaitement, répondit Courteline. Oyez plutôt : -
A la bonne heure ! Voilà qui change tout... et je le prouve : - Voyez, quand cela ne veut pas ! Tout à l’heure croyant dire quatre je disais trois et, à présent, croyant dire cinq, je dis quatre... -
Evidemment : témoin le distique que voici : -
C’est vrai ainsi qu’il appert de ces deux vers improvisés
: -
Esprit contrariant. Des rimes de sept lettres me rendront raison. -
Eh bien ! il faut en finir. Voulez-vous parier mille francs que des
rimes composées de huit lettres pareilles constituent ce qui
se fait de mieux dans le genre. Courteline
aurait pu continuer longtemps sa démonstration. C’est Alphonse
Allais qui nous en donne la preuve : Allais
ajoutait : C’est vraiment triste pour deux
vers, d’avoir les vingt-deux dernières lettres pareilles
et de ne pas arriver à rimer. |
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| date d'édition sur le site : |
07 03 2005
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