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UNE EXPERIMENTATION SUR
LE TERRAIN
La "formule
Mignet" a été expérimentée par son concepteur au Bois de Bouleaux
et lors de ses tournées en France et en Angleterre. Aucun organisme
officiel n'avait, en 1935, testé l'appareil.
LES ACCIDENTS
Des améliorations
avaient déjà été proposées lors des États Généraux de l'Aviation
Nouvelle, car la conception de l'appareil montrait quelques faiblesses :
déformation de l'aile avant à cause de la commande par câbles et de
l'insuffisance du longeron secondaire, inadéquation du système de rappel
de la commande de l'aile avant par sandow. Beaucoup plus grave, le 19 août
1935, un HM-14 partait en piqué et s'écrasait, entraînant dans la mort son pilote M.
MARIGNAN, le 14 septembre, un second accident coûtait la vie à Henri
CHAPALET, une dizaine d'autres accidents mortels suivirent en France
et à l'étranger. En quelques semaines, la sympathique mode du
"Pou-du-Ciel" tourna au cauchemar. Les constructeurs
abandonnaient leurs projets. Mignet attribua d'abord ces accidents à un
défaut dans le sandow de rappel de la commande de l'aile puis augmenta le
débattement de l'aile. Son ami ROBINEAU ("Pou-du-Ciel n°2) se tua
en essayant cette modification. Pour MIGNET, ce coup, ajouté aux
accidents précédents, fut terrible. Le petit avion "de
sécurité" s'avérait un piège mortel.
MIGNET lui-même
assurait que la stabilité du "Pou-du-Ciel" se comparait à
celle d'une bicyclette et accordait peu d'importance au centrage.
En fait, le HM-14, comme tous les aérodynes, subit les lois de
l'aérodynamique. On trouve encore aujourd'hui des gens pour prétendre
que le "Pou-du-Ciel" déroge à ces lois et qu'en sa présence
le fluide "air" se comporte de manière différente que pour un
autre appareil.
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LE
"POU-DU-CIEL" EN SOUFFLERIE
En accord avec le RAA, le HM-14 n°10 construit par LAMBERT Frères est
passé dans la soufflerie de Chalais-Meudon en juillet 1936. Différentes
configurations sont essayées, cabane basse ou haute. L'appareil s'avère
instable aux centrages précédemment recommandés. Il est cependant
déterminé qu'un débattement augmenté peut permettre de sortir du
piqué dans lequel pouvait s'engager l'appareil. Le rapport concluait
qu'un centrage avant pourrait éviter le risque d'engagement en
piqué.
Beaucoup de constructeurs centraient leur Pou en arrière et obtenaient
d'excellentes performances au décollage. Par contre, ce centrage
générait une dangereuse instabilité.
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