Historique
de l'abbaye de Boquen
A l'aube du 12ème
siècle, les moines cisterciens installent leurs
abbayes dans des lieux qu'ils défrichent et mettent
en culture. A partir de leur première implantation
à Bégard en 1130, ils s'installent dans
toute la Bretagne. A la même époque, à
l'initiative d'Olivier II de Dinan, douze moines prennent
possession d'un vallon humide près de l'antique
voie romaine reliant Vannes à Corseul. L'endroit
est rapidement mis en valeur et les donations enrichissent
considérablement la jeune abbaye. Ainsi le dicton :
« d'où qu'il vente, Boquen a rente ».
L'abbaye atteint l'apogée de son rayonnement au
13ème siècle.
C'est dans le chœur même
de l'abbaye qu'est enterrée la dépouille
de Gilles de Bretagne, le frère du duc François
II. Il fut assassiné par les partisans de son propre
frère au sein même de la prison de son château
de La Hardouinaye à Merdrignac. Ce serait lors
du passage de sa dépouille que serait apparut le
fameux « Pas de l'Ane » de Plénée-Jugon.
Après deux siècles
de prospérité, vient le temps de la décadence
qui s'aggrave aux 16ème et 17ème siècles.
En effet, l'abbaye est pillée au cours des guerres
de la Ligue (1588-1598). Elle est vendue comme bien national
en 1790 à Louis Josse, dernier prieur en place.
A son décès, elle est laissée à
l'abandon et les ruines servent de carrière.
Cependant, en 1936, l'arrivée
d'Alexis Presse, dit Dom Alexis, redonne vie à
l'établissement religieux. Il consacre 29 années
de sa vie non seulement à relever les murs, mais
aussi à faire revivre l'abbaye selon des règles
proches de celles de Saint Bernard, le fondateur de l'ordre
des cisterciens. Il assiste le 22 août 1965 à
la consécration de l'église abbatiale mais
il décède à Saint-Brieuc le 1er novembre
de la même année.
Le successeur de Dom
Alexis, Bernard Besret, avait participé à
la rédaction du concile de Vatican II. Ses cérémonies
ont rassemblé plus de 10 000 personnes. A
cette époque, les multiples spectacles et pièces
de théâtre conféraient à l'Abbaye de Boquen
un véritable esprit culturel. Le moine Besret a quitté l'abbaye en 1973.
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