DANSE, SPORT ET SANTÉ
        Gilbert ABOUSSOUAN.
VOIR AUSSI:

DANSER C' EST BON POUR LA SANTÉ.

LES BIENFAITS DE LA DANSE

LE MOT DU MÉDECIN:

POIDS ET DANSE SPORTIVE.

Il n'existe pas de poids idéal mais une zone de normalité pondérale au sein de la laquelle il n'y a pas de risque pour la santé.
Des variations excessives de poids dans un sens ou dans l'autre entraînent des troubles importants.
Une Baisse excessive expose à la dénutrition, à la fatigue et à la baisse de la capacité à se défendre contre les maladies et le froid
Une Hausse excessive expose aux maladies cardio-vasculaires, à l'hypercholestérolémie, aux troubles articulaires,
au diabète gras etc...
Hors activités sportives de haut niveau, le poids variant en fonction de la taille.
La surveillance pondérale se fait en calculant un "ratio" entre la taille et le poids appelé.
Le poids de forme est le poids dans lequel on se " sent bien ". Il est différent pour chaque personne et dépend directement de la composition corporelle (masse grasse, masse maigre) de l'individu. Il doit être compris dans la zone de normalité pondérale que l'on peut estimer par Indice de Masse Corporelle (IMC)
On l'appelle également BMI (Body masse Index) ou encore indice de Quetelet.
C'est un indice qui permet d'évaluer la corpulence d'une personne. Les scientifiques le considèrent aujourd'hui, comme le critère de sélection le plus fiable. Cet indice ne donne pas un poids idéal mais plutôt une zone de normalité pondérale.
On le calcule de la manière suivante :

IMC = Poids (en kg) / (Taille en mètre)2


Les normes : on considère qu'une personne a un poids "normal", c'est-à-dire sans risque pour la santé, quand son IMC est compris entre 18 et 25 kg/m2. Au-delà de cette zone, les risques pour la santé augmentent.
Au-delà d'un IMC de 35, ces risques sont fortement augmentés.
Exemple : Pour un poids de 74 kgs et une taille de 1 m 80, l'indice sera de 22,8. Entre 25 et 26 il existe déjà un surpoids. Au delà de 27 : il existe une tendance à l' obésité. Dans le domaine de la performance en DANSE SPORTIVE, l'Indice de la Masse Corporelle devrait se situer entre 19 et 23.
Cette notion prend toute son importance, car ce sport allie la Résistance, à la Rapidité d'exécution, à la Force Musculaire, mais aussi à une Allure, une Beauté du geste et à une certaine grâce du Mouvement incompatibles avec un surpoids même modéré.

Le MAINTIEN de la FORME PHYSIQUE des Compétiteurs passe:

1- Par le maintien d' ACTIVITES PHYSIQUES REGULIERES dans l'optique:
- de maintenir et développer la musculature,
- de développer les capacités respiratoires sollicitées quand un effort soutenu est nécessaire,
- d'assurer la souplesse des articulations appelées à réagir quasi instantanément et très rapidement à de nombreuses sollicitations.
La marche, éventuellement le jogging, le patinage (patins à roulettes, rollers, patinage sur glace chez des compétiteurs capables de les pratiquer)
Les différents sports : tennis, basket, volley, natation, .... Le tout sans excès.
Les séances prolongées devant la télévision et devant les écrans d'ordinateurs sont des facteurs favorisant la prise d'embonpoint, (grignotage, absence d'exercices).

2- Le respect d'un SOMMEIL RÉGULIER
Indispensable en quantité suffisante mais aussi en qualité, sachant que le sommeil de la première partie de la nuit est le plus réparateur. Son action s'exerce essentiellement (la liste est loin d'être exhaustive)

- Sur le MUSCLE et l' INFLUX NERVEUX il permet:
- aux muscles de retrouver leur tonicité
- aux influx nerveux de retrouver leur rapidité
- à la transmission neuro tendino musculaire de retrouver son niveau en éliminant les 'toxines' accumulées par un effort précédent.

- Sur le MENTAL il permet :
- de diminuer le stress
- de détendre les centre cérébraux régulant les activités physiques

- Sur la RESPIRATION il permet:
- de rendre leur efficacité aux muscles respiratoires facteurs essentiels de l'utilisation optimale de la capacité respiratoire.

3- L' ABSTENTION de FUMER
En plus des risques cancérigènes bien connus, chez le sportif la fumée de tabac entre en concurrence victorieuse de l'oxyde de carbone avec l'oxygène et empêche l'oxygène de se fixer sur les globules rouges et d'être transporté vers les tissus (musculaires)

- avant l'effort : les préparant mal à l'effort qui leur sera demandé
- après l'effort : empêchant la récupération des muscles mis à mal par l'action.

4- L' ALIMENTATION
Équilibrée : en sucres, graisses et protéines de façon continue.
Adaptée : en fonction de l'activité physique. (éviter de trop manger le soir en se couchant de suite)
Les besoins caloriques d'un adolescent en activité sportive est de l'ordre de 3000 calories par jour.
Tout sport nécessite un surcroît quantitatif d'apport calorique, mais cet apport doit être sélectif en fonction du sport et surtout de la phase du sport auquel il doit faire face : (entraînement, compétition, pré ou post compétition)
Les Calories supplémentaires nécessaires en une heure varient avec le sport pratiqué :

La DANSE SPORTIVE nécessite 650 calories supplémentaires par heure
Le PATINAGE 600 "
Le SKI de Vitesse 960 "
Le SKI de Fond 750 "
L'Escrime / Football 400 "
Le Hand Bail / Basket 550 "

II ressort bien que la DANSE SPORTIVE nécessite un effort soutenu loin d'être négligeable, d'où la nécessité d'une nutrition adaptée, en fonction de l'âge, de l'effort, des conditions atmosphériques, mais aussi en fonction du métabolisme individuel de chaque sportif et qui revêt toute son importance à un haut niveau de compétition.

Gilbert ABOUSSOUAN.
Médecin CNDS et Membre Comité Médical FFD



DANSE SPORTIVE INFORMATIONS • AVRIL 2004

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DANSER C' EST BON POUR LA SANTÉ.    
Par Catherine Janvier.

De salon, ou latine, la danse est une source de plaisir incomparable qui permet de faire travailler le corps en douceur.
Vous délaissez, les salles de gym pour les pistes de danse ?
Bien vous en prenne car c'est un excellent remède pour garder tonus et vitalité. Que vous bougiez sur des airs d'accordéon, des rythmes sud-américains ou des mélodies orientales, votre corps travaille, se remodèle, se raffermir se tonifie. Les tensions se relâchent. Les muscles, les articulations et l'appareil cardio-vasculaire sont sollicités en douceur. L'effort est dosé et progressif. Et la danse est l'une des rares activités physiques que l'on peut commencer tard et pratiquer longtemps, sans prédispositions particulières.


4 conseils pour en profiter:


   1. Dansez, quel que soit votre âge. C'est l'un des meilleurs traitements préventifs de l'insuffisance veineuse. Autre bénéfice, en dansant régulièrement on obtient facilement une augmentation de ses capacités respiratoires de l'ordre de 15 %.
   2. Il n'existe pas de contre-indication à la pratique de la danse, sauf en cas de pathologie cardiaque grave. Néanmoins, il est important de toujours rester dans la limite de ses capacités.
   3. Privilégiez les danses qui ne sollicitent pas trop la respiration ni le cœur, notamment les danses dites « standard" ou "de salon", surtout si vous êtes débutant.
   4. Les personnes qui souffrent d'arthrose peuvent danser mais sans forcer. Dans ces conditions, la danse est même bénéfique, car elle améliore progressivement la mobilité de certaines articulations.

LE TANGO MUSCLE LES JAMBES
Né en Argentine à la fin du 19ème siècle, le tango intègre une large gamme de figures: pivotées, relatives, déboîtées...  voire renversées pour les plus souples ! Il se danse en contact étroit avec le partenaire et demande un important travail de coordination. Les jambes sont très sollicitées. Pratiqué régulièrement, il galbe les mollets et les cuisses de façon spectaculaire.
Il tonifie les abdominaux et affine la taille par ses mouvements en diagonale. Enfin, les bras toujours en contraction se musclent peu a peu.

Notre avis: danse très technique. Mémoire et jambes tonifie sont énormément sollicitées. Persévérez et comptez un an avant de vous sentir à l'aise, le jeu en vaut la chandelle. Cette danse développe aussi la sensualité.

LA VALSE AMÉLIORE LE SOUFFLE
Basée sur un mouvement de rotation du couple, la valse demande un certain équilibre. Musette, elle se danse a petits pas rapides, très pivotes; viennoise, les pas sont plus amples et les jambes exécutent une succession de flexions extensions avec inclinaison du corps a droite, puis a gauche, toutes deux sont excellentes pour muscler les membres inférieurs, et travailler le souffle. Le rythme y est très soutenu, la valse lente ou valse anglaise, au tempo plus tranquille, est moins physique. Il est facile de doser l'effort et le corps travaille de façon complète.

Notre avis: très éprouvante sur le plan cardiaque, la valse se révèle souvent plus physique qu'on ne le croit.
Commencez par la valse lente puis avisez en fonction de vos capacités respiratoires.

LA SALSA POUR LE DOS, LES EPAULES
Un air de salsa et c'est le soleil qui fait son apparition. Sur un rythme plus ou moins rapide, la salsa, aussi bien en solo qu'en couple, se pratique en souplesse, genoux fléchis, dans une suite de déhanchés et de mouvements chaloupés des épaules. Dynamique, elle fait appel a l'ensemble des muscles du corps. jambes, fessiers et abdominaux se tonifient, le dos se redresse, les hanches se délient. Les personnes raides retrouveront une vraie souplesse. Attention si vous avez les articulations fragiles.

Notre avis: un excellent remède contre la morosité.
Le dos, les lombaires, les épaules et le bassin travaillent en douceur et le maintien s'améliore. A éviter cependant si vous souffrez des genoux.

Du magazine "Pleine vie"                        

LES BIENFAITS DE LA DANSE       

 

1° La danse donne un moral d’enfer

Quand on bouge de manière intensive et prolongée il y a libération d’endorphines, ces « endorphines naturelles » produites par le corps qui procurent une sensation d’euphorie. Et plus il y aurait de chocs répétés sur la plante des pieds, plus cette libération serait massive ! Il a ainsi été prouvé que les autres activités d’endurance comme le vélo ou le ski de fond, où les chocs plantaires sont moindres, ne provoquent pas autant d’effet. Alors, pour que votre moral grimpe en flèche, choisissez un stage intensif de claquettes plutôt qu’une séance de natation !

 

2° Elle fait fondre les bourrelets

Vous pensez que rien ne vaut un bon sauna pour éliminer les toxines ? Vous avez tout faux. Les études prouvent que le mieux pour évacuer l’urée et l’acide lactique, c’est encore un effort soutenu. Hip-hop pour tous ! Ce n’est pas tout ! Le principal problème des candidats à l’amincissement, c’est que une fois stockée dans les cellules de réserve (les adipocytes), la graisse n’en sort pas facilement. Or, la danse comme toute activité physique d’endurance, la rend plus sensible aux ordres de déstockage donnés par l’organisme. « les muscles sont d’autant plus aptes à la  brûler que l’activité est régulière et prolongée », souligne Martine Duchemin, kinésithérapeute, coauteur du Nouveau Guide du bien maigrir (éditions Odile Jacob) . Moralité, s’adonner plusieurs fois par semaine à la danse permet de perdre du poids… et de ne pas en prendre. En piste !

 

3° La danse donne une peau de bébé

Saviez-vous que pratiquer la danse peut contribuer à régler vos problèmes cutanés ?

En réalité, c’est grâce à sa capacité à évacuer les tensions. « On sait en effet aujourd’hui que les cellules de la peau fabriquent les mêmes neuromédiateurs que le cerveau. On en a recensé une trentaine en commun, explique le docteur Danièle Pomeyrey, dermatologue et psychiatre, auteur de La Peau et ses Etats d’âme (éditions Hachette Littératures) . En cas de stress, les neurones du cerveau se dérèglent et transmettent de mauvaises informations jusque dans les cellules du derme et de l’épiderme. Celles-ci se mettent alors à travailler davantage pour tenter de rétablir la situation. Cela entraîne des états inflammatoires fréquemment observés : eczéma, urticaire, acné, dermite séborrhéique… »

Si l’on danse régulièrement, activité antistress par excellence, on peut limiter, voire éviter, ces désagréments.

 

4° La danse nous met du « boum » au cœur

Quand on danse, les mouvements répétés des membres inférieurs activent la circulation. Résultat : « on irrigue un nombre de vaisseaux plus important, notre organisme est alors comme un jardin où tout pousse mieux parce qu’on l’arrose bien ! explique le docteur Jean-Pierre de Mondenard, médecin du sport. On a calculé que les petits capillaires passaient de 585 par millimètre carré de tissu chez une personne sédentaire à 820 par millimètre carré chez un sportif ! La dilatation des vaisseaux sanguins permet aussi d’abaisser la tension artérielle. Et toutes les statistiques le confirment, le taux de mauvais cholestérol qui encombre parfois nos artères diminue nettement, alors que celui du « bon » remonte. Certains cardiologues seraient bien inspirés de prescrire quelques séances de rumba ou de tango à leurs patients les plus motivés… »

 

5° La danse peut faire office de psychanalyse

Selon France Schott-Bilmann, psychanalyste et danse-thérapeute, auteur du Besoin de danser (éditions Odile Jacob), « la danse est comparable à une psychanalyse en ce sens qu’elle réveille dans le corps des traces inconscientes, notamment le souvenir du couple que l’enfant a formé avec sa mère ». Le beat de la techno, par exemple, ne ferait que reprendre le rythme du balancement de la berceuse. « Sa convivialité, son caractère allègre semblent étrangers à priori à l’expérience de la psychanalyse qui évoque au contraire un processus lent, pénible, coûteux, conduisant à exhumer des souvenirs douloureux. Pourtant le parcours proposé au danseur n’est pas aussi éloigné qu’on pourrait le penser de celui qu’effectue le sujet en cure psychanalytique. Mais le « traitement » par la danse est joyeux, festif, gratuit ou presque. » En somme, le divan est dans la rue ! Tant mieux.

 

Conclusion

(commentaires de Susan Sparks, professeur de Salsa)

 

Prendre des cours c’est bon pour la santé. Apprendre une technique, capter des rythmes, c’est un plaisir, mais c’est aussi du travail et, comme dans tout travail, il est gratifiant de progresser. Et puis en s’inscrivant à un cours, on fait quelque chose pour soi, on prend la décision d’évoluer, d’intégrer des connaissances nouvelles dans un cadre ludique. C’est pour cela que les bénéfices vont bien au-delà d’une meilleure forme physique. Je suis toujours étonnée de constater à quel point mes élèves s’épanouissent au fil du temps. L’autre intérêt, c’est que dans un cours, on se touche, il y a quelque chose de magique dans l’espace qui se crée entre les danseurs, c’est vivant, il y a des connexions, des résistances.

C’est quand même plus enrichissant que de pédaler tout seul sur un vélo dans une salle, avec des écouteurs !

Prenons la salsa, que j’enseigne : quelle libération ! Et une libération légitimée ! A l’opposé de l’éducation occidentale, vous avez la permission de faire comme à Cuba ou à Porto Rico, de bouger vos hanches sensuellement, d’avoir une nouvelle complicité avec votre corps. La démarche de transgression est la même pour la danse orientale.

Les hommes s’y mettent de plus en plus. D’abord parce qu’ils sont ravis, dans les danses en couple, d’avoir enfin la permission-et même le devoir-de diriger une femme (alors qu’elles sont parfois réticentes pour se laisser guider, bien qu’il ne s’agisse en aucun cas d’une soumission) ! J’ai longtemps eu l’impression qu’ils se laissaient moins facilement aller que leurs cavalières, peut-être plus habituées à s’occuper sans complexe de leur corps. Mais aujourd’hui il semble évident que de « vrais » hommes comme Antonio Banderas et son tango super sexy de « Dance with Me », ou Richard Gere dans « Shall We Dance ? » avec Jennifer Lopez, les ont décomplexés !

 

Article paru dans la revue Fémina