BANQUE NATIONALE DE PARIS
PARIS, le 30 Juillet 1999
Monsieur le Secrétaire Fédéral,
Par lettre ouverte du 28 Juillet 1999, signée en votre nom par le Secrétaire Général de la CFDT Banques, vous m'avez informé de votre souhait de me rencontrer, ainsi que les Présidents de la Société Générale et de Paribas.
Nos engagements sociaux font partie intégrante du projet industriel que nous avons présenté au marché. C'est pourquoi j'ai souhaité qu'ils figurent, dès l'origine, dans les notices sur lesquelles nous avons recueilli l'avis de la Commission des Opérations de Bourse. Les salariés de la BNP connaissent la solidité de ces engagement qui ont, comme vous le savez, été audités par un expert indépendant.
L'inquiétude du personnel dont vous faites état provient essentiellement, de l'information erronée qui a été donnée aux salariés de la Société Générale et de Paribas sur la nature de nos intentions. Elle a malheureusement été accentuée par un allongement considérable des délais, du fait d'un recours judiciaire bien inutile.
Notre projet est de constituer un groupe bancaire de dimension internationale organisé selon les principes d'une structure fédérale, dans le respect des trois partenaires et de leurs équipes. Il ne consiste nullement à ce que la BNP prenne le contrôle des deux autres entreprises au terme d'une opération hostile qui ne serait pas conforme à sa culture.
Loin de nous livrer à la guerre psychologique à laquelle vous faites allusion, nous avons récemment rendu publique notre intention de proposer la constitution d'une instance paritaire d'information et de concertation qui, dès le départ, accompagnera la création de SBP. Cette proposition est la manifestation de mon souhait de nouer le dialogue, sans attendre, avec les représentants des salariés directement concernés par ce projet.
Je suis donc prêt, s'ils en exprimaient la demande directement ou par votre intermédiaire, à recevoir les représentants du personnel de la Société Générale et de Paribas afin de leur apporter toutes les informations dont disposent déjà leurs homologues de la BNP.
Je vous prie de croire, Monsieur le Secrétaire Fédéral, à l'assurance de mes sentiments distingués.
Michel PEBEREAU