RETOUR PAGE PRECEDENTE

FRANCE TELECOM

 

 

 

 

 

 

 

 


Depuis 8 mois, la CGT s’investit pleinement dans la mise en place des nouvelles institutions représentatives du personnel. Au travers de ses délégués du personnel, délégués syndicaux et élus aux CE, elle place la défense des intérêts du personnel au cœur de son activité revendicative face à une direction qui applique avec zèle les orientations du MEDEF.

C’est avec la même détermination, et préoccupation, que les militants de la CGT abordent le dossier du transfert des Activités Sociales et

Les CE disposent déjà aujourd’hui d’une partie du budget des ASC : 26 Millions d’Euros répartis aux CE au prorata des effectifs, qui correspond à la différence entre le budget total obtenu dans les négociations (93 Millions d’€) et le montant du budget réalisé 2004 (67 Million d’€).

Dans l’attente des transferts qui se feront activité par activité, en même temps dans tous les CE, France Télécom gère pour le compte des CE les Activités sociales existantes  dans les conditions où elles se trouvaient en septembre 2004.

 

Culturelles qui, de par la loi, passent sous contrôle des salariés au travers de leurs élus dans les 38 CE.

Un exercice pour le moins complexe; inédit de par son ampleur dans l’histoire sociale du pays.

 

La CGT travaille à préparer ce transfert, au sein de 2 commissions, autour de ce qu’elle considère comme deux incontournables :

1.       s’assurer du reversement à chaque CE au prorata des effectifs et dans les meilleurs délais de la contribution financière de l’entreprise aux ASC , soit 93 millions d’euros. Une première partie de cette somme est déjà versée aux CE, qui leur permet de vous proposer leurs premières offres (voir ci contre).

2.       élaborer un projet en phase avec les attentes du personnel, ce qui suppose de s’assurer que ce dernier ne soit à aucun moment dessaisi de sa possibilité d’intervenir et de décider au travers des élus de son CE, des choix proposés et ce quelle que soit l’activité.

 

Des choix de progrès

La CGT n’a pas ménagé ses efforts ces derniers mois pour travailler à l’élaboration d’un projet en phase avec ses valeurs :

Ø     Le développement d’activités sociales et culturelles doit répondre à des critères de proximité, d’efficacité et de solidarité.

Ø     Garantir l’accès pour tous à l’ensemble des activités par une politique appropriée tarifaire et de gestion des priorités.

Ø     Veiller à ce que les prestataires choisis répondent à une certaine éthique et contribuent activement au développement de l’accès aux activité sociales et culturelles pour tous, notamment par le biais de la mise en commun des moyens financiers et matériels dont ils disposent.

 

 

 

L’accord national de janvier 2005 prévoit la possibilité pour les CE, de déléguer au CCE moyennant le reversement d’une partie de leur budget, la gestion de certaines activités.

L’accord de gestion qui doit définir les modalités de cette possibilité fait l’objet de discussions entre les Organisations syndicales qui ont en charge sa rédaction.

Les CE sont, au regard de la loi, les destinataires uniques de la contribution de l’entreprise aux Activités sociales et culturelles.

 

Il serait inconcevable pour la CGT d’envisager de présenter à la signature des CE un accord de gestion qui conduise à ce que ces derniers reversent de l’argent au CCE sans garantie sur son utilisation.

 

Cela reviendrait à dessaisir le personnel de son pouvoir de choisir les ASC de son choix comme ce fut le cas durant de trop nombreuses années avec l’assentiment d’organisations syndicales qui aujourd’hui voudraient reproduire ce même modèle.

Pour la CGT, le CE seul garant de la proximité avec les salariés doit garder toute la maîtrise des activités sociales, être à l’écoute en étant au plus près de chacun avec ses spécificités, ses cultures, ses traditions, sa géographie, son parcours…

 

Cette conception ne fait pas l’unanimité au sein des organisations syndicales qui, pour certaines, préfèrent reproduire le modèle de gestion de la direction et garder ainsi la mainmise sur les orientations et les choix, par une centralisation maximale.

 

A ces divergences de fond, s’ajoutent de fortes incertitudes, dues notamment à un certain nombre d’attitudes plus idéologiques qu’objectives, tant de la part de France Télécom que de certaines organisations syndicales, et non des moindres.

·       Après plusieurs mois de relances, l’entreprise daigne mettre à disposition des CE le fichier AGORA, limité à 70.000 noms, mais refuse toujours de créer les conditions pour permettre aux CE de disposer de la totalité des noms et adresses des personnels, à l’exception de ceux qui s’y opposent.

La direction rend, de fait, extrêmement compliquée et entrave la communication entre le personnel et leurs élus et retarde ainsi l’accès aux activités proposées.

·       Par leurs incessantes tergiversations, reports et remises en cause perpétuelles de décisions actées, la

Le choix essentiel de l’outil de gestion intégré

 

Les discussions entre organisations syndicales portent également sur l’élaboration d’un outil de gestion dit intégré.

 

La CGT se bat pour le choix d’un outil composé :

·        D’un portail Internet destiné à remplacer AGORA (obsolète)  permettant à chaque salarié d’accéder, de consulter et de s’inscrire à toutes les activités proposées par son CE.

·        d’un logiciel de gestion permettant aux CE de maîtriser le financement, la comptabilité, la gestion des priorités d’accès aux activités, le compte salarié avec les quotients familiaux, les inscriptions, etc…

 

Le choix d’un tel outil nécessite de faire appel à un prestataire sur la base d’un appel d’offre répondant à des critères bien précis notamment :

·        L’indépendance vis-à-vis de l’entreprise.

·        Des garanties sur la taille et la pérennité de l’entreprise prestataire.

·        Une expérience solide en la matière pour assumer une mission répondant aux exigences d’une entreprise de la taille de France Télécom y compris de façon évolutive dans le temps.

·        Un rapport qualité prix satisfaisant.

 

Enfin nous travaillons à ce qu’une version papier soit créée pour celles  et ceux qui n’auraient pas ou ne voudraient pas accéder au portail internet.

 

CFDT et SUD ne sont pas en reste pour retarder le processus.

Que France Telecom retarde le travail de la CGT ne peut pas surprendre, mais que les autres organisations syndicales en fassent autant…

Pour la CGT, les critères partisans ne doivent pas l’emporter sur l’exigence de permettre aux salariés de bénéficier d’ASC en phase avec leurs attentes.

Il n’est pas pour nous envisageable que les salariés soient privés pour 2006 de l’accès à une évolution significative et positive des activités sociales et culturelles.

Ils en sont, de par la loi, les nouveaux propriétaires et la CGT, première organisation syndicale, a de nombreuses propositions en terme de diversification de l’offre (gîtes, voyages, constitution de patrimoine, activités culturelles, etc…), de politique tarifaire, de contenu, etc…

 

Face à une situation qui pourrait rapidement bloquer le processus de transfert des activités sociales et culturelles aux CE, il devient indispensable que les personnels, expriment leurs besoins en matière d’activités sociales et culturelles, interviennent et pèsent sur les discussions et les choix qui en sortiront.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


RETOUR PAGE PRECEDENTE

Montreuil, le 21 septembre 2005

 

 

 

  

Fédération nationale des salariés du secteur des activités postales et de télécommunications CGT

263, rue de Paris - Case 545 - 93515 Montreuil Cedex - Tél. : 014818 54 00 - Fax : 0148 59 25 22 - C.C.P. Paris 20376 D

http://www.cgt-ptt.fr I e-mail : fede@cgt-ptt.fr