Bienvenue | Qu'est-ce que le
item5
  Méthodologie de lecture

Le recours à deux méthodes de lecture du linéaire A s'avère indispensable. D'un côté, l'épigraphie comparée fournit des "valeurs phonétiques approchées" au moins pour les signes les plus courants (j'en ai étudié 95 dans le premier volume du Linéaire A : première écriture syllabique de Crète). Ces signes sont par hypothèse présumés syllabiques ou au moins phonétiques d'après les travaux antérieurs et surtout d'après leur nombre qui excède visiblement le format d'un alphabet. La méthode épigraphique consiste à identifier des convergences graphiques entre un signe donné du linéaire A et des signes d'autres écritures anciennes de Méditerranée orientale dont la valeur phonétique est, à l'intérieur de ce groupe étranger au linéaire A, proche ou identique.

D'un autre côté, la fréquence relative d'un signe dans le corpus fournit une indication sur la nature phonétique de la syllabe, mais seulement pour les plus courants des signes. En établissant les ratios de fréquence globale d'un signe, de sa fréquence initiale (au début des mots) et de sa fréquence finale (en fin de mot), on parvient à dégager non seulement le type de phonème (voyelle simple, consonne simple, syllabe ouverte de loin la plus fréquente, liquide) mais encore, notamment en fonction des degrés d'aperture, sa nature précise.

La comparaison des deux méthodes est d'emblée satisfaisante pour 84 signes de fréquence significative. Les calculs de fréquence, dans l'état actuel de la documentation, que des découvertes archéologiques pourraient enrichir, ne donnent pas d'information claire pour les signes moins fréquents (voir les volumes 2 et 4 du Linéaire A : première écriture syllabique de Crète) . Mais ils sont heureusement complétés par l'épigraphie comparée.

Hubert La Marle - Extrait d'un séminaire tenu à Rethymnon le 17 avril 2000, Université de Crète

item2
Bienvenue | Qu'est-ce que le LINEAR A LE LINEAIRE A BIENVENUE