THÉATRE
L’AMANT AU THÉÂTRE DE LA COLLINE
15, rue Malte Brun
PARIS 75020
PETIT THÉÂTRE
du 18 septembre au 9 octobre 2008
du mercredi au samedi 21h, mardi 19h, dimanche 16h – relâche lundi ainsi que le dimanche 5 octobre
texte Marguerite Duras
une proposition de Astrid Bas
musique Ami Flammer
lumière Georges Lavaudant
costumes Marielle Robaut
coordination Daniel Migairou
avec
Astrid Bas
Ami Flammer
production Théâtre National de la Colline, LG Théâtre, Collectif A
Marguerite Duras, L’Amant, Éditions de Minuit, Paris, 1984.
Presse Nathalie Godard tél. 01 44 62 52 25 fax 01 44 62 52 91 presse@colline.fr
Dans L’Amant, Marguerite Duras reprend sur le ton de la confidence les images et les thèmes qui hantent toute son oeuvre. Ses lecteurs vont pouvoir ensuite descendre ce grand fleuve aux lenteurs asiatiques et suivre la romancière dans tous les méandres du delta, dans la moiteur des rizières, dans les secrets ombreux où elle a développé l’incantation répétitive et obsédante de ses livres, de ses films, de son théâtre. Au sens propre, Duras est ici remontée à ses sources, à sa « scène fondamentale » : ce moment où, vers 1930, sur un bac traversant un bras du Mékong, un Chinois richissime s’approche d’une petite blanche de quinze ans qu’il va aimer.
À CHACUN SA DURAS (ASTRID BAS)
C’est par hasard que j’ai rencontré Duras, son écriture. D’elle, j’avais seulement lu Un Barrage contre le Pacifique. Et puis, alors que je jouais Crave de Sarah Kane avec Jean-Marie Patte, je suis tombée sur Écrire.1 J’y ai retrouvé cette musicalité de l’écriture que j’aime.
Des thèmes qui m’obsèdent en tant qu’actrice : l’isolement, la solitude, la peur, lesmots, l’alcool, lamaison. C’est une rencontre quasi animale, instinctive. Pas intellectuelle. Jean-Marie qui l’a connue, a été d’accord pour qu’on fasse un spectacle. Il a ajouté Roma, Bérénice, une histoire d’amour.
L’Amant aussi est un hasard. Olivier Poivre d’Arvor m’a demandé, pour leMarathon des mots à Toulouse en 2006, de faire une lecture
d’Écrire. Jacques Higelin a eu envie de lire ce texte. Envie que j’ai trouvée à propos. Finalement le choix s’est porté sur L’Amant. Et tout de suite, intuitivement, j’ai eu envie de musique. D’un violon. Et j’ai pensé à Ami Flammer. Il a connu Duras, composé des musiques pour certains de ses films.
"Prendre un violon et jouer, pour elle, c’était ça, la musique ; ça sortait du ventre. C’est aussi du travail, mais elle n’avait pas du tout la
notion de cela."2
1. Marguerite Duras – Écrire, Gallimard, Paris, 1993
2. Ami Flammer, « Elle était musicienne » dans Les Cahiers de l’Herne
15, rue Malte Brun
PARIS 75020
PETIT THÉÂTRE
du 18 septembre au 9 octobre 2008
du mercredi au samedi 21h, mardi 19h, dimanche 16h – relâche lundi ainsi que le dimanche 5 octobre
texte Marguerite Duras
une proposition de Astrid Bas
musique Ami Flammer
lumière Georges Lavaudant
costumes Marielle Robaut
coordination Daniel Migairou
avec
Astrid Bas
Ami Flammer
production Théâtre National de la Colline, LG Théâtre, Collectif A
Marguerite Duras, L’Amant, Éditions de Minuit, Paris, 1984.
Presse Nathalie Godard tél. 01 44 62 52 25 fax 01 44 62 52 91 presse@colline.fr
Dans L’Amant, Marguerite Duras reprend sur le ton de la confidence les images et les thèmes qui hantent toute son oeuvre. Ses lecteurs vont pouvoir ensuite descendre ce grand fleuve aux lenteurs asiatiques et suivre la romancière dans tous les méandres du delta, dans la moiteur des rizières, dans les secrets ombreux où elle a développé l’incantation répétitive et obsédante de ses livres, de ses films, de son théâtre. Au sens propre, Duras est ici remontée à ses sources, à sa « scène fondamentale » : ce moment où, vers 1930, sur un bac traversant un bras du Mékong, un Chinois richissime s’approche d’une petite blanche de quinze ans qu’il va aimer.
À CHACUN SA DURAS (ASTRID BAS)
C’est par hasard que j’ai rencontré Duras, son écriture. D’elle, j’avais seulement lu Un Barrage contre le Pacifique. Et puis, alors que je jouais Crave de Sarah Kane avec Jean-Marie Patte, je suis tombée sur Écrire.1 J’y ai retrouvé cette musicalité de l’écriture que j’aime.
Des thèmes qui m’obsèdent en tant qu’actrice : l’isolement, la solitude, la peur, lesmots, l’alcool, lamaison. C’est une rencontre quasi animale, instinctive. Pas intellectuelle. Jean-Marie qui l’a connue, a été d’accord pour qu’on fasse un spectacle. Il a ajouté Roma, Bérénice, une histoire d’amour.
L’Amant aussi est un hasard. Olivier Poivre d’Arvor m’a demandé, pour leMarathon des mots à Toulouse en 2006, de faire une lecture
d’Écrire. Jacques Higelin a eu envie de lire ce texte. Envie que j’ai trouvée à propos. Finalement le choix s’est porté sur L’Amant. Et tout de suite, intuitivement, j’ai eu envie de musique. D’un violon. Et j’ai pensé à Ami Flammer. Il a connu Duras, composé des musiques pour certains de ses films.
"Prendre un violon et jouer, pour elle, c’était ça, la musique ; ça sortait du ventre. C’est aussi du travail, mais elle n’avait pas du tout la
notion de cela."2
1. Marguerite Duras – Écrire, Gallimard, Paris, 1993
2. Ami Flammer, « Elle était musicienne » dans Les Cahiers de l’Herne
