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Sœurs et frères, en
proposant à l'Église de consacrer une année particulière
à l'Eucharistie, le Pape Jean-Paul II lance un défi aux
catholiques. Il profite d'un moment favorable pour
qu'ils prennent plus conscience de l'immense valeur de
ce sacrement. Entre le Congrès eucharistique
international de Guadalajara et le prochain synode des
évêques en octobre 2005 à Rome, voilà douze mois marqués
aussi par les 20e Journées mondiales de la Jeunesse à
Cologne. Même si la plupart des croyants n'y participera
pas, le Pape n'a pas voulu susciter d'autres événements
exceptionnels. Le cadre ordinaire suffira-t-il donc à
s'approprier la richesse de l'Eucharistie ? Le Pape le
croit et précise les chemins du renouveau. Renvoyant à
l'enseignement du Concile Vatican II et à son Encyclique
Ecclesia de Eucharistia, sa 44e Lettre apostolique,
Mane nobiscum Domine « Reste avec nous Seigneur »
(Luc 24, 29), écrite pour lancer cette année, s'avère
modeste, sans proposition extraordinaire, mais aussi
ambitieuse. Le Pape y insiste sur la dignité de la
célébration, la pratique dominicale, la présence réelle,
l'adoration eucharistique. Il reconnaît combien
l'Eucharistie construit l'Église. Si elle « est source
de l'unité ecclésiale, elle en est aussi la plus grande
manifestation ». Les catholiques ne peuvent donc s'en
passer.
Cette demande des
pèlerins d’Emmaüs à Jésus, (Lc 24, 29) je vous l’ai déjà
dit durant le temps de l’Avent, constitue, comme un
leitmotiv des temps forts de réflexions et de prière
organisés ici dans notre communauté paroissiale cette
année, pour nous aider à entrer dans le grand mystère de
l’Eucharistie. Prière, lecture de la Parole, partage
avec d’autres, voilà ce que nous voudrions vous proposer
durant ce Carême 2005. |