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Le personnage de Fantômas errant
dans Paris illustre à la perfection le goût des surréalistes pour le fantastique
urbain.
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La ville est ainsi, comme chez
Baudelaire, le lieu privilégié de la magie quotidienne, « chair et sang
de la poésie »
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Magritte collabore aux
trois
numéros de la revue Marie
(cat. 81-83) dirigée par Mesens.
Pour le deuxième numéro, un
dessin de Magritte à l'encre de
chine représente le personnage
de Fantômas, qui reviendra plus
tard dans diverses oeuvres.
Voir Reproduction à droite
de la photo de Magritte...
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René MAGRITTE
1898 - 1967

René Magritte à côté de son tableau :
"Le barbare" - 1927
Le tableau a été détruit
par
un bombardement allemand à Londres
durant la Seconde Guerre Mondiale.
© ADAGP - Paris - 2009
Vie de René MAGRITTE
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Premier dessin de
René Magritte de Fantômas :

Fantômas -
Dessin à l'encre de chine sur papier - 1926
René Magritte
© ADAGP - Paris - 2009
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Magritte copie ici,
presque trait
pour trait la couverture du
premier volume de Fantômas
(1911), remplaçant le poignard
par une rose... Comme autrefois,
les Editions Fayard avaient
modifié l'affiche d'un inconnu qui
vantait la bienfaisance d'un
produit...
(Sur l'affiche d'origine, un
personnage "géant" répandait
généreusement sur Paris, à l'aide
d'un cornet, des pastilles qui
devait guérir le rhume...)

Le Retour de Flamme - 1943
René Magritte
© ADAGP -Paris - 2009
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1898
:
Naissance, le 21 novembre, de René
François-Guislain Magritte à Lessines.
Son père était marchand-tailleur et sa mère exerçait
la profession de modiste jusqu'à son mariage en 1898.
1910 : Premières leçons de
peinture à Chatelet.
1912 :
Suicide de sa mère à l'age de 42 ans. Elle s'était
jetée
dans la Sambre pour des raisons restées inexpliquées.
1913 :
A la foire de Charleroi, Magritte rencontre Georgette Berger qui deviendra
sa femme.
1916 à 1918 :
Cours à l'académie des beaux-arts de Bruxelles.
1920 : Première
exposition au centre d'art de
Bruxelles.
1922 :
Il épouse Georgette Berger.
1923 à 1925 :
Il exécute des affiches et des dessins publicitaires...
Découvre l'oeuvre de G. De Chirico (1925)
1926 :
Peint sa 1ère oeuvre surréaliste : Le jockey perdu.
1933 :
En mai et juin, le Palais des Beaux-Art de Bruxelles
lui organise une exposition individuelle.
1940 : Il se réfugie à Carcassonne, mais revient
avant
la fin de l'année à Bruxelles.
1943 : Début
de sa "période Renoir".
1946 : Rédige des tracts subversifs
anonymes avec
Marcel Marien.
1948 : Période "vache".
1951 : 1ère peinture murale : le plafond
du Théâtre royal
des Galeries Saint-Hubert - Bruxelles.
1952 :
Décoration des murs du casino de Knokke-le-Zoute.
1967 : Mort de René Magritte à
Bruxelles, le 15 août.
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Magritte honore ici,
Feuillade,
Souvestre et Allain, en peignant
cette toile, il utilise à
mon avis
plusieurs méthodes d'évasions,
propre à l'Insaisissable. On peut y
voir la scène finale du deuxième
film de Feuillade : "Juve contre
Fantômas" - 1913.
Fantômas, vêtu de noir, à l'aide
d'un levier, fait exploser la maison
dans laquelle se trouve Juve et
Fandor, pris au piège...
Mais on peut aussi voir le moyen
utilisé par Fantômas pour
s'échapper à la fin du troisième
roman...
Dans le premier cas, il n'est pas à
l'intérieur d'une maison... Dans le
second, il n'est pas habillé de
noir...
Je pencherai plutôt par une
association de faits... propre à
Magritte !

L'Homme du large - 1926
René Magritte
© ADAGP - Paris - 2009
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"L'œuvre de Magritte abonde en
motifs puisés chez Feuillade, ou
qui pourraient en provenir : une
personne dans un sac, une
personne enveloppée dans une
couverture telle une momie, une
personne vue par un trou dans un
mur ou par un trou de serrure, du
sang dégoulinant d'un fusil, un
personnage enchâssé dans un
mur, Fantômas lui-même, des
gens en double ou en triple, un
personnage de profil méditant
assis à une table, une femme
tirée de l'eau avec le visage voilé,
des pièces ostensiblement
désertes. Au delà de ces images
bien précises, on sent partout
l'influence de la vision du monde
proposée par Feuillade, de son
regard détaché sur les actes ou
les menaces de violence, sur les
aberrations de la nature et sur les
états de démence présentés dans
un décor impeccable, souvent
symétrique, et observés
constamment d'un point de vue
situé bien en face, à hauteur de la
scène"
(Sylvester - P. 134).
D. Sylvester, Magritte, trad. de
l'anglais par J. Bouniort, Anvers, Fonds Mercator, 1992.
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René Magritte
honore à nouveau Louis Feuillade, en
récupérant les éléments principaux de la composition
d'une scène de Fantômas : "Le mort qui tue" - 1913.

L'assassin menacé - 1926
René Magritte
© ADAGP - Paris - 2009
Magritte, pourtant si inventif, doit donc une
partie de sa production à Feuillade "son cinéaste préféré". Il n'y a pas
ici de copie servile, mais bien la récupération d'idées rejoignant et
enrichissant des intuitions personnelles.
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Site créé le : 01.09.2002
Dernière mise à jour
:
22.02.2009
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