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FANTÔMAS
VOUS SALUE
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André MALRAUX
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Clappique alluma une cigarette. Kyo ne vit que la tache du
carré de soie noire sur le visage confus. Il alla chercher
son portefeuille - May attendait - revint, paya la commission
convenue. Le baron mit les billets dans sa poche, en boule,
sans les compter. - La bonté porte bonheur, dit-il. Mon bon, l'histoire de ma nuit est une re-mar-qua-ble histoire morale : elle a commencé par l'aumône et s'achève par la fortune. Pas un mot ! L'index levé, il se pencha à l'oreille de Kyo : - Fantômes vous salue ! se retourna et partit. Comme si Kyo eut craint de rentrer, il le regardait s'en aller, smoking cahotant le long du mur blanc. "Assez Fantômas, en effet, avec ce costume. A-t-il deviné, ou supposé, ou..." |
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(La Condition humaine,
Gallimard, 1933 - 1ère partie)
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