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A Orsay, Fantômas attendait au portillon.
Bonjour, petit ! Un grand bel homme, mince, glabre,
tel était Fantômas. Un rien d'air américain. Impression
qui, d'ailleurs, se dissipait dès qu'on distinguait mieux ces traits
où des signes - au demeurant infiniment malaisés à
préciser - dénonçaient une origine incertaine, certes,
mais à coup sûr pas américaine. Un sourire sans soupçon
d'or, tout en ivoire. Costume mastic, guêtres mastic, feutre mastic,
raglan demi-saison mastic, cravate pourpre, un rubis à l'annuaire
droit.
- Il m'arrive de me déguiser, ne t'y laisse
pas prendre. A ma cravate et à mon rubis, tu me reconnaîtras...
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Fantômas a abandonné la pose romantique
du gentleman assassin, haut de forme en chef, loup sur l'oeil, cape au
vent, étendant sur la ville plongée dans la brume du sommeil
son ombre de chauve-souris élégante.
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