Historique de notre Organisation
C’etait avant 1935,
Les transports routiers étaient au
début de leur expansion, mais rien n’était
organisé. Un journaliste professionnel à
« Paris Midi » et à
« l’Intransigeant » fut chargé
d’un reportage sur la vie des chauffeurs routiers. Il fit ainsi
plusieurs tours de France, il s’appelait : François
De SAULIEU…..
C’est ainsi que commenca notre histoire…,
Il constate que les routiers :
- Ne savaient où s’arrêter pour se reposer et se restaurer,
- N’avaient aucune garantie et aucune organisation pour les aider, les informer et les comprendre,
- Avaient des conditions de travail inconcevables, 15 à 17
heures par jour, matériel non adapté aux longs parcours
et très inconfortables, etc…..
Partant de ces constatations, avec un ami,
journaliste à « Paris Sport », ils
décidèrent de créer un panonceau « bleu
et rouge » pour indiquer les « bons »
points d’accueil. Cela a été le début des
« relais routiers ». Puis, parce qu’ils
étaient journalistes, ils créèrent le journal
« Les Routiers » dont le 1 er numéro est
sorti en mai 1934.
A l’époque, le syndicalisme en était à ses débuts,
Deux confédérations existaient :
- La C.G.T. - U (unifiée) proche du Parti Communiste
- La C.G.T. - de Léon Jouhaux, socialiste
qui s’intéressaient peu aux transports et avaient
d’autres préoccupations : On allait vers 1936, la
C.F.T.C. était trop marquée confessionnellement et
presque inconnue.
1936 allait être le début de notre syndicat
De nombreux lecteurs du journal « Les
Routiers » se réunissaient dans les petits locaux de
ce dernier, 8 rue de l’Isly. Ils parlaient de leurs
problèmes, des difficultés du métier, de
l’absence de protection sociale : pas de convention
collective, pas de préavis ni d’indemnités de
licenciement etc… déjà bouillonnaient les grandes
idées (1936) et eux en avaient…
C’étaient en décembre 1935, un
soir où ils étaient réunis, l’un d’eux
prononça le mot « SYNDICAT »… Un
autre enchaîna « il nous faut un
syndicat »….mais autonome dit un autre.
L'idée était lancée !
Un syndicalisme libre allait naître
Ils décidèrent d’en parler
autour d’eux et d’amener des camarades déjà
abonnés ou non au journal.
Le 24 février 1936 eut lieu
La première assemblée générale du syndicat autonome des chauffeurs routiers
Ils étaient 35 présents mais
déterminés et enthousiastes. L’idée
directrice du syndicat était : L’indépendance
de toute orientation politique et l’entraide. Le prix de la
cotisation était de 35.00frs, très vite les
adhérents affluent.
La grande aventure était commencée
Pendant les sombres années 39/45,
l’action du syndicat autonome se fit souterraine, il refusa
d’adhérer à la charte du travail de Vichy… A
la libération, l’afflux de nouvelles adhésions fut
tel que le syndicat changea de titre et devint en 1945 :
Syndicat national des chauffeurs routiers
Il connut rapidement un tel succès,
à travers tout le pays, qu’il fut nécessaire de
créer des syndicats marchandises - voyageurs -
déménagement ainsi que d’autres catégories
du secteur privé, les intérêt des uns et des autres
étant différents.
Dans les années 1946/1947
Ils se constituèrent en fédérations nationales
En octobre 1949, un arrêté
ministériel signé par les ministres des transports des
travaux publics et du travail reconnaissaient :
La représentation nationale à la
fédération nationale des chauffeurs routiers poids lourds
et assimilés des transport publics routiers
Cette reconnaissance lui permit de participer
activement à l’élaboration et à la
rédaction de la convention collective nationale des transports
publics routiers et activités auxiliaires du transport…
et de présenter des candidats au premier tour des
élections professionnelles conformément au Code du
Travail.
Par la suite la FNCR n’a cessé de
faire progresser les acquis des salariés, en ayant
participé à la création de la CARCEPT, de
l’IPRIAC, du FONGECFA MARCHANDISES et de l’AGEFCA VOYAGEURS, de l’OPCA TRANSPORTS entre autres.
La F.N.C.R. est donc un interlocuteur de poids lors de chaque négociation.
Et cela continue aujourd’hui, envers et contre tous grâce
à ses adhérents qui veulent faire respecter un
métier, leur métier.
On ne peut que dire humblement et simplement MERCI à toutes ces
volontés, imaginez qu’il n’existe plus de syndicats
et BRAVO à tous ceux qui oeuvrent chaque jour pour
défendre et maintenir les acquis.