Pédalage techniques et fréquences

 

 

  1. La technique
  2. La fréquence
    1. La typologie musculaire
    2. Le coût en consommation doxygène VO2
    3. Le coût en déplacement énergétique
    4. Le compromis
    5. le type de deffort

 

La technique

  1. La poussée: La première phase est la poussée de la pédale vers l'avant à l'aide d'une extension de la jambe (action du quadriceps) et une extension du pied (action du triceps sural).
  2. La pression: La pression sur la pédale vers le bas, secteur de puissance maximale, constitue la deuxième phase. On observe alors une extension de la cuisse (action du grand fessier), une extension de la jambe (action du quadriceps) comme du pied (action du triceps sural).
  3. Le point critique: Cette troisième phase correspond au point mort physiologique bas, appelé encore secteur critique inférieur. On remarque alors une répulsion du pied vers l'arrière, mettant en oeuvre une extension de la cuisse (action du grand fessier), une flexion de la jambe (action des ischios jambiers) et une extension du pied (action du triceps sural).
  4. L'élévation: Dernière phase, l'élévation était, du temps des pédales traditionnelles, un secteur de très faible rendement. Les pédales automatiques, en solidarisant efficacement le pied et la pédale, ont permis de rentabiliser ce secteur. Nous assistons alors à une flexion prononcée de la cuisse (action du psoas iliaque, du droit antérieur et du couturier),à une flexion de la jambe sur la cuisse (action des ishios jambiers) ainsi qu'une flexion du pied (action du fléchisseur commun des orteils et du tibia antérieur).



(Cette brillante explication est parue dans "CYCLO PASSION")

 

La fréquence

Existe t'il une fréquence optimale ? Quels sont les facteurs qui la détermine ?

Chacun réalise très vite qu'il y a deux façon de pédaler pour se déplacer d'un point A à un point B pour une vitesse donnée. Soit on met un gros braquet et on appuie très fort sur les pédales ou on "caresse" les pédales en moulinant.

la question à se poser et de savoir qui à fait le bon choix ?

Afin de comprendre le raisonnement, nous allons énumérer les paramètres à prendre en compte:

  1. La typologie musculaire
    Selon la typologie musculaire (ratio fibres rapides ou lentes) le coureur sera plus ou moins véloce. Le coureur à dominante fibres rapides sera véloce et celui à dominante fibres lentes le sera moins. Naturellement le cycliste se cale dans sa zone de confort.On verra par la suite sur les courbes cela représente un delta de 10-15 RPM pour les efforts sous le seuil anaérobie (SV2), et beaucoup plus lors de sprint (~ 30 RPM).
     
  2. Le coût en consommation d'oxygène VO2
    A quelle fréquence de pédalage ai-je le meilleur rendement en fonction de la consommation d'oxygène VO2 ?
    Des études ont démontrées que le meilleur rendement s'obtient pour des fréquences très faibles, entre 60-70 RPM.
    C’est-à-dire qu’à ces fréquences tu es économique et le rapport énergétique est optimal. Le hic c’est que la force que tu développes sur les pédales à faible cadence est très importante. Donc c’est musculairement très pénible et tu ne pourras pas rouler longtemps (également très mauvais pour les tendons et articulations) !!! Ce constat s’aggrave même lorsque tu dois développer des puissances élevées (au seuil anaérobie où à PMA). Là plus question de rester à une fréquence aussi basse .
    (Source:"Cyclisme et optimisation de la performance" par Frédéric grappe)
     
  3. Le coût en déplacement énergétique
    A quelle fréquence de pédalage ai-je le meilleur coût énergétique ?. Ce coût énergétique c'est le rapport entre le VO2 et la vitesse de déplacement. Il semblerait que les fréquences optimales sont très élevées ~100-110 RPM. Cela veut dire que jusqu'à une fréquence de 100 RPM le gain en vitesse varie plus vite que le surcoût de VO2 engendré.
    (Source:"Cyclisme et optimisation de la performance" par Frédéric grappe)
     
  4. Le compromis
    Si on fait la synthèse du point 2 et point 3 on arrive à situer une fréquence de pédalage intermédiaire entre 80-90 RPM.
    (Source:"Cyclisme et optimisation de la performance" par Frédéric grappe)
     
  5. le type de d'effort
    Selon le type d'effort on optera pour des fréquences différentes.
  • sprint:            ~ 130- 160 RPM
  • Un prologue:    ~110 RPM
  • un CLM:          ~100 RPM
  • Un col:           ~80 RPM

Bien entendu ces valeurs doivent être pondérées selon la typologie musculaire du coureur, la longueur des manivelles, etc.

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