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Activités nautiques et législation
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Histoire et pratiques du Canoë-kayak
"Si la morphologie de l'homme moderne n'a pas évolué durant
des milliers d'années, il en est de même de ses embarcations qui
sont encore en usage de nos jours et pas seulement dans les sociétés
primitives. Des gerbes de papyrus attachées par des lanières de
cuir assurent aujourd'hui encore le transport de l'homme sur l'eau et ce depuis
des temps immémoriaux, sur de nombreux lacs africains bordés de
roseaux et de joncs. Dans le sud de la Sardaigne, des radeaux de roseaux, analogues
à leurs frères d'Afrique, sillonnent les lacs actuels aux eaux
peu profondes et sont utilisés par les pêcheurs et les oiseleurs.
En Amérique du Sud le léger radeau de balsa est toujours en usage,
et ressemble à s'y méprendre à son homologue africain.
Ces moyens de transport auraient servi, en premier lieu, à pratiquer la pêche ou à franchir des rivières et des cours d'eau relativement étroits. Notons, avec un certain intérêt, que les descendants de ces barques primitives sont encore utilisées de nos jours, et pratiquement aux mêmes fins. Nous en avons une parfaite illustration avec le radeau de Malaisie. De par sa conception simple et ses matériaux de construction disponibles, il n'a, pour ainsi dire, subi aucun changement de nature radicale aux cours des siècles. Et bien que le filet ait actuellement remplacé le panier de feuilles tressés, le mode de pêche n'a guère évolué. Des embarcations de conception différentes sillonnaient les eaux de l'Océan Pacifique, bravant le ressac qui venait déferler contre les milliers d'îlots éparpillés ça et là. Les palmiers élancés de la région étaient trop minces pour qu'on les creusât en leur milieu et qu'on s'en servit de canoës. Quant aux radeaux ils se révélaient bien trop encombrants - Aussi la pirogue à balancier fit-elle son apparition. Cette embarcation se composait d'une coque munie d'un ou de deux balanciers attachés à des barrotins. Quand la pirogue fendait les vagues déferlantes, ses balanciers lui assuraient la stabilité. Une fois encore l'environnement dictait aux populations des latitudes septentrionales le type d'embarcation qu'elles devaient construire, car les eaux de ces régions étaient normalement d'une température si froide que tout être humain qui s'y trouvait immergé plus de quelques secondes courait à une mort certaine ! Bateaux non pontés et radeaux s'avéraient inutiles, de toute évidence. L'homme primitif résolut le problème en donnant naissance au kayak. Canoë léger en peaux de phoque cousues et tendue sur une carcasse en bois, il portait à son sommet une ouverture permettant le passage du pêcheur. Une longue pagaie à deux pales en assurait la stabilité." Première représentation d'un bateau : la première représentation connue d'un bateau remonte à environ 5000 ans avant JC à Hiérakonpolis, en Égypte, il s'agit d'une barque vraisemblablement en papyrus présentant un arrière en forme "d'aiguillon de serpent", l'avant est incliné. L'aviron de queue est manoeuvré à bâbords, un abri se situe à l'avant du navire qui est propulsé par deux pagaies. Le canoë actuel descend du canoë indien d'Amérique du Nord, constitué d'une charpente en bois recouverte de peaux ou dans certains cas d'écorces d'arbres ; par la suite cette technique de construction fut améliorée par à l'utilisation d'enduits de résine de pin. C'est le Français Jacques CARTIER vers1535 qui le premier témoigne de l'existence et de l'utilisation de ce type d'embarcation. Le kayak actuel quand à lui descend du kayak esquimau, léger mais étanche. Les parois en peaux, tendues sur une armature en bois et os étaient suffisamment "élastiques" pour résister aux chocs violents contre la glace et ne pas se déchirer. Il est rapide. Entièrement fermé pour se protéger de l'eau et du froid. En cas de retournement, mortel dans ces eaux froides, les esquimaux avaient inventés une technique de redressement utilisant l'appui de la pagaie. L'esquimautage. (Extrait de : LES BATEAUX ET LA MER (histoire de la navigation et des combats sur mer) par Duncan HAWS-éditions Plantyn).
"Ce sport doit son développement à un avocat anglais, John Mac Gregor qui, à la fin du XIXe, a étudié les techniques de construction des kayaks anciens. Il a fabriqué une embarcation sur ce modèle destinée aux transports sur les rivières et les lacs européens. En 1866 il a fondé le Royal Canoe Club et la même année ont été organisées les premières régates. L'épreuve de canoë-kayak de course en ligne est relativement récente. Elle est apparue pour la première fois en 1924, année de création de la Fédération internationale de canoë (FIC), au programme des Jeux Olympiques d'été de Paris comme sport de démonstration avec la participation d'athlètes américains et canadiens. Les disciplines masculines ont vu leurs débuts olympiques à Berlin en 1936 et les disciplines féminines en 1948. Le premier Championnat d'Europe a eu lieu à Prague en 1933. Les premières compétitions officielles de slalom se déroulèrent sur une rivière suisse, à Genève, dans le cadre du 1er Championnat du monde de 1949, organisé par la Fédération internationale de canoë (FIC). L'épreuve de slalom fut inscrite pour la première fois en 1972 au programme olympique des Jeux de Munich (Augsbourg). Après une interruption de vingt ans, il réapparut à Barcelone en 1992." ( extrait du site officiel des jeux Olympiques d'Athènes 2004 ).
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