Le premier septembre 1939 à l'aube, sans déclaration de guerre, les troupes allemandes franchissent la frontière polonaise, tandis que l'aviation bombarde
les aéroports et les villes.Le conseil des ministres décide
la mobilisation générale et l'état de siège. Le deux septembre, au parlement Français, il est donné lecture d'un message présidentiel
et d'une déclaration du gouvernement annonçant que la France se voit contrainte d'user de la force
pour respecter ses engagements.
Le mercredi 10 juillet 1940, le Parlement (c'est-à-dire l'ensemble des députés et des sénateurs), réuni à Vichy, approuve un texte qui met fin au régime républicain, accorde les pleins pouvoirs au maréchal Pétain et, tout à la fois, ouvre la voie à un ordre nouveau autoritaire, à une Révolution nationale anti-parlementaire et technocratique et à la politique de collaboration avec les régimes nazi et fasciste au sein d'une « Europe nouvelle » dominée par l'Allemagne.
C'est en s'appuyant sur cette loi que, dès le lendemain, par les actes constitutionnels du 11 juillet, le maréchal Pétain déclare assumer les fonctions de chef de l'État français, fixe l'étendue et la nature de ses fonctions et renvoie les chambres.
Lors du scrutin, il y eut seulement
quatre-vingts parlementaires qui votèrent contre le projet et furent, selon l'expression du général de Gaulle, « les premiers résistants sur le sol français ».