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     Le premier septembre 1939 à l'aube, sans déclaration de guerre, les troupes allemandes franchissent la frontière polonaise, tandis que l'aviation bombarde les aéroports et les villes.Le conseil des ministres décide la mobilisation générale et l'état de siège. Le deux septembre, au parlement Français, il est donné lecture d'un message présidentiel et d'une déclaration du gouvernement annonçant que la France se voit contrainte d'user de la force pour respecter ses engagements.

     Le mercredi 10 juillet 1940, le Parlement (c'est-à-dire l'ensemble des députés et des sénateurs), réuni à Vichy, approuve un texte qui met fin au régime républicain, accorde les pleins pouvoirs au maréchal Pétain et, tout à la fois, ouvre la voie à un ordre nouveau autoritaire, à une Révolution nationale anti-parlementaire et technocratique et à la politique de collaboration avec les régimes nazi et fasciste au sein d'une « Europe nouvelle » dominée par l'Allemagne.
     C'est en s'appuyant sur cette loi que, dès le lendemain, par les actes constitutionnels du 11 juillet, le maréchal Pétain déclare assumer les fonctions de chef de l'État français, fixe l'étendue et la nature de ses fonctions et renvoie les chambres.
     Lors du scrutin, il y eut seulement quatre-vingts parlementaires qui votèrent contre le projet et furent, selon l'expression du général de Gaulle, « les premiers résistants sur le sol français ».

     Le 17 juin Pétain désigne Charles Huntziger (1880 - 1941),secrétaire d'état à la guerre pour diriger la délégation française qui doit signer la convention d'Armistice. Il signe l'Armistice de Rethondes (en foret de Compiegne ) le 22 juin 1940 à 18h50.

la carte de France aprés l'Armistice

     Prés de deux millions de francais furent prisonniers de guerre en Allemagne.

la carte des camps de prisonniers en Allemagne

     Le 24 octobre 1940, Philippe Pétain, chef de l'État français, rencontre Hitler dans la petite gare de Montoire-sur-le-Loir.
     Le vice-président du Conseil Pierre Laval a eu l'idée de ce rendez-vous en apprenant que Hitler revenait en train de Hendaye où il était allé rencontrer Franco, dictateur de l'Espagne.
     Par une poignée de main très médiatisée, le vieux maréchal célèbre officiellement la «collaboration» entre la France vaincue et l'Allemagne triomphante.
     Il s'en explique à la radio comme à son habitude, quelques jours plus tard, le 30 octobre 1940 : «C'est dans l'honneur et pour maintenir l'unité française, une unité de dix siècles, dans le cadre d'une activité constructive du nouvel ordre européen, que j'entre aujourd'hui dans la voie de la collaboration (...). Cette collaboration doit être sincère...».


L'affiche dite de
"l'appel aux armes"
est souvent désignée sous le non erroné de :
Appel du 18 juin.





le "Moniteur"
l'Humanité du 10 juillet 1940
Tract de la section Michelin
du Parti Communiste
Préparons la Résistance

     En 1919, A. Varenne crée le quotidien la Montagne à Clermont - allusion aux révolutionnaires de 1793: les montagnards (Danton, Robespierre...) - qui lui sert d'outil politique en prenant position dans les débats politiques.
     Défenseur de la liberté de la presse et des valeurs républicaines, Alexandre Varenne dénonce la dictature hitlérienne et le régime de Vichy ce qui lui vaut censure et interdictions et lui fait perdre tout mandat électif par arrêté des autorités de Vichy.
     Muselé par la censure, il suspend la parution et saborde son journal le 27 août 1943.
"La Montagne" symbole de la résistance est le seul journal régional autorisé à reparaître après la libération: le 15 septembre 1944.
     Son décès le 16 février 1947 à l'âge de 76 ans est marqué d'hommages de nombreux hommes politiques dont celui d'Edouard Herriot président de l'Assemblée nationale: "Il fut un admirable français".