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mitraillette STEN
une partie du groupe durant l'été 1943 les trois victimes
la baraque incendiée par les nazis


     En 1943, le groupe dut trouver un lieu de repli pour échapper aux Allemands de plus en plus actifs dans la recherche des "terroristes" et pour accueillir les réfractaires du STO.
     Il fallait aussi un endroit pour la préparation militaire des hommes, effectuée par Pierre Bellut dit Contact et Auguste Citerne .
     En février 1943, le maquis s'installa aux bacs de Montmeyre sur la commune de Ceyssat. Le groupe acheta une coupe de bois (placée sous la responsabilité de René Banny (dit Cabat) pour masquer sa véritable activité. Une cabane avec cuisine et dortoir pouvant loger quarante hommes fut bâtie au milieu des bois, des chemins furent tracés. La vie s'organisa peu a peu malgré la rudesse de l'hiver, le manque de matériel, d'habillement et de ravitaillement.
     Heureusement, les maquisards purent compter sur l'aide efficace de la population locale. Le 2 septembre 1943, un camion et une voiture de la Gestapo débarquerent brutalement sur le site. Les Allemands avaient découvert la véritable activité des "bûcherons". Les maquisards n'eurent pas le temps de se sauver. Trois d'entre eux, âgés d'une vingtaine d'années, furent tués trois blessés et deux moururent en déportation. La destruction du maquis de Ceyssat mit le groupe pendant quelque temps en sourdine . Le maquis de Brousse le remplaça mais fut aussi détruit par l'ennemi en février 1944.

la carte
la déposition de Jean Bichonnet

     Le lourd bilan

     Le 2 septembre, on releva les noms de trois jeunes abattus lors de l'assaut :
André Rouhet (Marcel) - Marcel Wolfer (Bob) - Robert Villoing (Le Parisien, Jean Achard)
     Il y eut également des blessés et des prisonniers :
     René Banny, Michel Meynial, Michel Ackermann et un passant Marius Bellot ainsi que Louis Besnier et Maurice Atmani.
     Tous furent déportés et seuls les deux derniers rentreront des camps. Le baraquement fût incendié.

     Les grands rassemblements en Auvergne

     Le 2 mai 1944, près de Paulhaguet (Haute-Loire) au nord du Mont Mouchet, une réunion des chefs des mouvements de résistance d'Auvergne, sous la présidence de Henri Ingrand chef des M.U.R., prend la décision de constituer trois réduits :

          - Le réduit du Mont Mouchet, situé sur un large plateau de 1.000 à 1.500 mètres d'altitude, est à cheval sur les trois départements de la Haute-Loire, du Cantal et de la Lozère et fait environ 15 kilomètres de diamètre.
          - Le réduit de la Truyère, vers Chaudes-Aigues, beaucoup plus difficile d'accès, est protégé au nord par les gorges de la Truyère.
          - Le réduit du Lioran est au pied du Plomb du Cantal.

     Le 8 mai 1944, une premier message de Gaspard prépare les rassemblements.
     L'ordre de mobilisation générale intervient le 20 mai 1944. A pied, en voiture, par car ou par le train, les volontaires de toute la région et spécialement du Puy-de-Dôme convergeaient vers la Margeride. En quinze jours 2.700 hommes (dont bon nombre d'Ardents) rejoignaient le Mont Mouchet, 1.500 la Truyère.
source :Anovi - 2003

la carte des Réduits
la carte de la Résistance en zone sud

Stéle au Mont Mouchet

 

Chants et poèmes des Maquis et de la Résistance

Ceux du Maquis, ceux de la Résistance La ballade de celui qui chanta dans les supplices
La complainte de partisan Le chant des marais
L'affiche rouge Voici les Maquis
La Rose et le Réséda Je trahirai demain
Le chant le plus populaire, dans les Maquis d'Auvergne, était certainement : Le chant du Maquis

Les deux textes suivants sont reproduits avec l'aimable autorisation de SOUVENIR DE LA MUSIQUE DE L'ARMEE SECRETE.
Maréchal, les voilà V'la l'maquis
Chanter n'est jamais innocent. Parfois, on risque sa peau, dans un camp, à entonner "J'irai revoir ma Normandie" ou "Le chant du départ". Puis, on salue la vie d'une dernière "Marseillaise", sous le feu de l'ennemi...