"MEMOIRE ET MALADIE D'ALZHEIMER

ACCOMPAGNEMENT DU MALADE"

Conférence-débat

10 février 2006

avec

et
Dr Hieng Richard
chef du service des longs séjours CH St Malo
Dr Bénédicte Collet
gériâtre CH St Malo
Dr Jean-Pierre Devèze
médecin coordonnateur Hôpital de Cancale
M.Belabre
président "France Alzheimer en Pays de St Malo"

 

1864 - 1915

Alois Alzheimer
détecte le 1er cas en ... 1901

 

Photo Armel Rouault

Une conférence-débat avec un objectif :
mieux savoir et mieux comprendre pour affronter autrement l'avenir !

*La maladie d'Alzheimer... 1ère cause de démence en Europe

800 000 malades en France (étude PAQUID "Personnes Agées Quid ?)

160 000 nouveaux cas par an, mais 50% des malades ne sont pas diagnostiqués.

Maladie du siècle ?.. les experts internationaux avancent le chiffre de 22 millions de personnes
qui pourraient être atteintes par la maladie dans le monde en 2025...

*L'hippocampe, siège de la mémoire et lieu de dépôt des "plaques" qui vont gommer la mémoire.

*Sans mémoire, l’être n’existe plus dans sa continuité,
il vit dans le présent immédiat, dans les faits très récents, datant de moins de 3 minutes.

*Evolution de la maladie :

Début progressif, insidieux
Evolution chronique
Lente aggravation
Phase silencieuse : 10-20 ans
Phase pré-démentielle : 3-4 ans
Phase démence : 3-10 ans

*2/3 des malades ont plus de 85 ans

*En Ille et Vilaine :

135 000 personnes ont plus de 65 ans
8 940 maladies d’Alzheimer
dont 1900 à Rennes
786 à St Malo
250 à Dinard

*Nommer la maladie, c’est donner un sens aux troubles,ça évite la perplexité et la culpabilité.
Le patient reste jusqu’au bout un être humain qui souffre, mais il n’a plus les mots pour le dire.

*Dépistage à la demande du médecin traitant
Consultation de 2h, au CH de Saint-Malo, par le neurologue ou le gériatre
Le patient doit toujours être accompagné de son aidant principal

Diagnostic : Clinique, Tests psychométriques, Biologique, Imagerie
Elaboration d’un plan de prise en charge :
traitement et plan de soins et d’aides

* Traitement : il ralentit la maladie mais ne la guérit pas. Le traitement doit être accompagné
par l'entourage affectif du malade.

En cas de placement en institution, sauf urgence, celui-ci doit être préparé avec le malade.

*Accompagner le malade, c'est :

- veiller à ce que les activités proposées soient faisables par le malade
(Eviter les situations d’échec)

-veiller à ne pas réaliser les activités à la place du malade, mais avec lui

- le sécuriser sans l' infantiliser, être très vigilant en permanence.
- laisser le temps nécessaire à la réalisation des activités
Ne pas s’énerver !

*Tout trouble de la mémoire n’est pas synonyme de maladie d’Alzheimer !
Ne pas banaliser une plainte mnésique : toute plainte mnésique doit être explorée.

C’est le médecin traitant qui juge de l’opportunité d’une consultation mémoire spécialisée.

Un diagnostic précoce permet une prise en charge précoce :
Meilleure stabilisation des troubles mnésiques
Meilleur confort de vie du malade
Meilleur soutien de ses aidants

Il permet de "planifier" le futur !

 

La présentation "PowerPoint" des Drs Collet et Richard est disponible, sur demande à formuler en cliquant ici
Envoi en fichier joint par mail.
Ce document, propriété de ses auteurs, ne saurait être utilisé en réunion publique
et ne peut faire l'objet d'aucune autre utilisation que personnelle et privée.

Mise à jour en continu du dossier... toutes les contributions seront les bienvenues !

 

réduire les risques en buvant du thé vert ...

Décidément les vertus du thé vert n’en finissent pas de s’allonger. On sait depuis 1994, grâce à un article publié dans le Journal of the National Cancer Institute", que la consommation régulière de thé vert pouvait réduire les risques de cancer de l’œsophage. Une autre étude plus récente publiée en décembre 2004 dans Cancer Research par Hasan Mukhtar, et son équipe de chercheurs de l’Université du Wisconsin, et de l’Université de Cleveland, Ohio, a également montré que les polyphenols présents dans le thé vert empêchent l’extension du cancer de la prostate en agissant au niveau de la prolifération et de l’extension des cellules tumorales, et aussi en inhibant la croissance des vaisseaux sanguins nourrissant la tumeur. Enfin une dernière étude suédoise montre que la consommation quotidienne d’au moins deux tasses de thé vert réduit de 46 % le risque de cancer des ovaires chez la femme.

Mais non content de prévenir certains cancers, le thé vert pourrait également réduire de moitié les risques de démences ou autres pathologies de ce type comme la maladie d’Alzheimer, selon une récente étude japonaise réalisée sur des sujets âgés. « Toute association entre la consommation de thé vert (...) et les fonctions cognitives pourrait avoir des effets considérables sur les traitements cliniques et la santé publique » souligne le principal auteur de cette étude, Shinichi Kuriyama de l’école de médecin de l’Université Tohoku au Japon.

Selon les résultats de cette étude parue dans l’American Journal of Clinical Nutrition, une plus forte consommation de thé vert semble associée à un développement moins fréquent des troubles cognitifs chez les seniors. Ainsi, les personnes âgées qui consomment plus de deux tasses de thé vert par jour ont réduit de 50 % le risque de développer un trouble cognitif, en comparaison avec les seniors qui boivent moins de trois tasses par semaine. En revanche, la réduction du risque a été nulle ou quasi-nulle chez les participants à cette étude qui ont consommé deux tasses de café ou du thé noir (- 13%) quotidiennement, indiquent les chercheurs.

Afin d’évaluer le rôle potentiel du thé vert sur l’activité cognitive humaine, cette nouvelle étude japonaise a analysé la consommation de six boissons différentes (thé vert, thé noir, thé Oolong, café, boisson à base de cola et jus de légumes naturels) sur 1.003 Japonais âgés en moyenne de 74 ans. Leurs capacités cognitives (mémoire, attention et élocution verbale) ont été évaluées à l’aide d’un test standard.

« Les polyphénols du thé vert, et notamment l’épigallocatéchine gallate (EGCG), pourraient expliquer les améliorations constatées en terme de fonctions cognitives » indique le chercheur japonais en charge de cette étude. De plus, l’effet protecteur du thé vert sur le déclin cognitif a persisté même après la prise en compte d’autres facteurs tels que des habitudes alimentaires saines, la pratique d’activités physiques ou le tabagisme.

 

Un mécanisme de défense naturel contre la maladie d’Alzheimer

Dans l’édition du 16 février 2006 de la revue scientifique Neuron, cinq chercheurs du Laboratoire d’endocrinologie moléculaire de la Faculté de médecine de l’Université Laval à Québec, décrivent un mécanisme naturel de défense déployé par l’organisme pour contrer la dégénérescence des cellules nerveuses observée chez les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer.

L’Alzheimer est caractérisé par l’accumulation de protéines amyloïdes dans le cerveau. Celles-ci forment des plaques où s’accumulent des microglies, les cellules de défense du système nerveux central. Comme ces cellules sont incapables d’éliminer les plaques, cela occasionne une inflammation menant à la mort des neurones. D’où la prescription d’anti-inflammatoires aux personnes qui souffrent de cette dégénérescence. Selon les travaux des chercheurs Alain Simard, Denis Soulet, Geneviève Gowing, Jean-Pierre Julien et Serge Rivest, de l’Université Laval, les microglies ne font pas partie du problème, mais bien de la solution. Dans l’étude qu’ils publient dans Neuron, les chercheurs constatent que si les microglies du cerveau semblent effectivement peu efficaces contre les plaques d’amyloïdes, il en va tout autrement pour un autre type de microglies provenant de cellules souches de la moelle osseuse.

Les chercheurs ont fait appel au génie génétique pour fabriquer des microglies qui se fixent plus solidement aux plaques et qui sont dotées d’enzymes plus efficaces pour les détruire. « Les cellules souches proviendraient de la moelle osseuse du patient lui-même, ce qui limiterait les risques de rejet et les effets secondaires », précise Serge Rivest. « Cette thérapie cellulaire ne permettra pas de prévenir l’Alzheimer, mais en limitant le développement des plaques, nous croyons qu’elle aidera les malades à conserver leur autonomie et leurs capacités cognitives. Nous croyons qu’il s’agit là d’un nouvel outil très puissant dans la lutte contre l’Alzheimer. »