Abbeville

Pont Ledien

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1 Plaque Commémorative
 située près du pont Ledien

 

Guerre 1939-1945  - "2" Résistants Morts au champ d'Honneur

CUVELARD Gilbert

d'Abbeville
mort à 18ans le 2/09/1944
pont Ledien à Abbeville (80)
inhumé cimetière Militaire d'Abbeville
allée 005 - Tombe 170

DUMORTIER
Paul

d'Abbeville
mort à 47ans le 2/09/1944
pont Ledien à Abbeville (80)

rue de la gare (ancienne usine Saint Frères)

- Mardi 2/02/1943 le bombardement de la R.A.F fait 8 victimes ( 4 enfants tués et 4 blessés)
- Mercredi 3/02/1943 16 heures  les bombardiers de la R.A.F sont à nouveau au dessus de la ville et lâchent leurs bommes. - Ce bombardement fait 90 victimes, 28 morts dont 17 ouvriers de l'usine Saint Frères, et 62 blessés principalement du personnel de l’usine Saint Frères qui se rendait à son travail.
- Les quartiers d’Abbeville touchés sont: le faubourg Rouvroy, la rue Nestor Letellier, l’usine Saint Frères, la rue des Cordeliers, le boulevard Voltaire, route de Rouen, le chemin de sur-Somme. L'église de Rouvroy est dévastée, les maisons sont inhabitables. Sur plus de 500 métres les vitres des usines sont cassés, 60 maisons sont complétement détruites.
- Aucun objectif militaire n'est atteint.          

 

saint_frere.JPG (39506 octets)

1 Plaque Commémorative  située sur le mur exterieur de l'ancienne usine Saint Frères devenu le magasin Champion

 

Guerre 1939-1945  - "4"  Morts au champ d'Honneur

LEBERTON
Marcel

Tué à l'ennemi le 10/05/1940 DUTERTRE DELMARCQ Marcel tué le 20 Mai 1940 à Abbeville
HALATTRE
Gaston
tué le 20 Mai 1940 à Abbeville

TILLER
Robert

tué à l'ennemi le 27/04/1942

Guerre 1939-1945  - "1" Disparu

JILLET
Gaston
disparu en 1940 . .

Guerre 1939-1945  - "3" Résistants

MAUDUIT
André
FFI
tué le 1 sept 1944
ROSSELLE Raymond tué en mars 1945

SEULIN
Camille

tué en mars 1945 . .

Guerre 1939-1945  - "17" Victimes civiles membre du Personnel Saint Frères

BOURDON
Pierre
victime civile membre du personnel Saint Frères bombardement du 03/02/1943 Abbeville (80 JULIE
Georgette
bombardement du 3 février 1943
BRIANCHON Mireille bombardement du 3 février 1943

LECLERCQ Georgette

bombardement du 3 février 1943
COUPEL
Maurice
bombardement du 3 février 1943 MAILLARD Augustin bombardement du 3 février 1943
DESCHAMPS Pierre bombardement du 3 février 1943
habitant de Pont Rémy
PICOT
Marguerite
bombardement du 3 février 1943
DEVISMES
Rita
bombardement du 3 février 1943 REINERTZ
Marcel
bombardement du 3 février 1943
DESENCLOS Hélène bombardement du 3 février 1943 RIQUIER
Estelle
bombardement du 3 février 1943
DUBUS
Huguette
bombardement du 3 février 1943 RIQUIER
Marie Thérèse
bombardement du 3 février 1943
GIGNON
Eugène
bombardement du 3 février 1943 VINCENT
Jeanne
bombardement du 3 février 1943

GIGNON
Marcelline

bombardement du 3 février 1943 . .

 

Lettre ouverte des blessés de l’usine Saint Frères, soignés à l’hôtel Dieu.

A vous tous, nos sauveteurs de toute sorte.

Il est inutile de vous rappeler les tristes heures de la fin de journée du 3 février où la mort aveugle fauchait nos malheureux compagnons de travail.

Devant la mémoire de ces malheureuses victimes ‘nous, les rescapés hommes’ nous nous inclinons bien humblement. Que les familles de ces malheureux agréent nos bien sincères condoléances.

Nous adressons nos plus vifs remerciement à vous Monsieur le directeur, chef de fabrication, contremaîtres, surveillants, personnel de la crèche, membres du syndicat, du comité d’entreprise, à vous, camarades de travail, personnel de la défense passive, volontaires, enfin à tous ceux qui ont porté secours aux victimes, quand, dans le ciel, on entendait encore le vombrissement des moteurs des machines qui venaient de semer la mort.

Sans votre prompte intervention, certain d’entre nous auraient péri par épuisement.

Nous nous excusons si nous avons oublié de citer une catégorie quelconque de sauveteurs.
C’est quand on vit des heures comme celles du 3 courant, que l’on peut juger les humains sur leur valeur. Vous avez, vous, nos chefs, gagné l’estime de toute la classe ouvrière, et vous, nos camarades, renforcé votre estime en vous.
I se peut que certains d’entre-vous, modestes, se disent :’Nous avons fait notre devoir’. Mais nous savons que si vous l’avait fait, ce n’est pas pour être à l’honneur; que si vous a fait en sorte qu’il ne nous manque rien à l’hôtel Dieu, c’est de tout cœur que vous l’avez fait, et que vous continuerait à le faire.

Le trait d’union qui, déjà, unissait les chefs aux ouvriers s’est, nous en sommes certain, encore resserré. Vous avez, en agissant ainsi, montré le chemin dans lequel nous devons nous engager, et cela, en commun. Ce n’est plus marcher la main dans la main qu’il nous faut faire, mais: Vivre un pour tous et tous pour un.                                      (le progrès de la Somme, le 6 février 1943)

 

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