Bouchon (canton de Picquigny)
| Suite à la délibération du conseil Municipal du 14 mars 1931, la
commune de Bouchon décide de l'érection d'un Monument aux Morts rendant hommage à la
mémoire des enfants de la commune Morts pour la France pendant la guerre de 1914-1918 A cet effet le conseil municipal vote une subvention de 1.500 francs complétée par une souscription publique de 7.220 francs. La dépense totale sera de 8.720 francs. L'inauguration du Monument aux Morts a lieu le dimanche 10 Mai 193. le Monument est l'oeuvre des établissements Férain d'Abbeville. |
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tableau commémoratif et plaques situés dans l'église |
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Guerre 1914-1918 - "18". Soldats Morts au champ d'Honneur |
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| (pour accéder à la fiche signalitique, cliquer sur le nom de la personne) | |||||
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| BRUNEL Ernest Camille Jérémie |
né le 23/12/1888 à Bouchon (80) matricule 02024/190 - classe 1908 recrutement Amiens- 2éme classe 272éme R.I tué à l'ennemi le 10/09/1914 au combat des Petites Perthes (51) inscrit sur le livre d'or |
DADIER Oscar Honeste Arthur |
né le 23/10/1885 à Villers S/Ailly (80) matricule 018156/297 - classe 1905 recrutement Abbeville - 2éme classe 254éme R.I décédé suites blessures de guerre le 30/09/1914 à l'ambulance N°4 - 52éme C.Ade Boullignereux.(02) inhumé tombe N°2355 N.Nde Pontaver 02) inscrit sur le livre d'or |
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| WALLET Lucien Edmond |
né le 30/12/1893 à Bouchon (80) matricule P637/P21 - classe 1913 recrutement Amiens - 2éme canonnier servant 1er R.A.L tué à l'ennemi le 30/10/1914 au combat de Craonne (02) inhumé Ossuaire C- N.N. N°1 de Soupir (02) inscrit sur le livre d'or |
PECQUET Charles |
né le 06/02/1894 à Long (80) matricule 26708/221 - classe 1914 recrutement Abbeville - 2éme classe 4éme R.de Zouaves décédé suites blessures de guerre le 07/04/1917 à 6 heures à Dihovo (Serbie) inscrit sur le livre d'or |
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né le 22/06/1885 à Allery (80) |
CANDAS
Arséne Gabriel |
né le 9/08/1894 à Bouchon (80) matricule 8376/181 - classe 1914 recrutement Amiens - 2éme classe 57éme R.I tué à l'ennemi le 05/05/1916 au combat de la tranchée Vaux près de Verdun (55) inscrit sur le livre d'or sépulture individuelle non localisée |
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| né le 13/08/1894 à Bouchon (80) matricule 200 -10901/138 classe 1914 recrutement Amiens - 2éme classe 2éme R.I.C tué à l'ennemi le 05/07/1916 à la tranchée de Belleval secteur de Mareuil (02) inhumé tombe N°274 carré G -N.Nde Vignemont (02) inscrit sur le livre d'or |
HEMBERT
Oscar Léon Maxime |
né le 3/01/1889 à Vironchaux (80) matricule 04957/505 - classe 1909 recrutement Amiens - 2éme classe 272éme R.I tué à l'ennemi le 03/10/1914 au Four de Paris à St Hubert (51) inscrit sur le livre d'or sépulture individuelle non localisée |
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| DEVAUCHELLE
Ernest Eugène François |
né le 1/09/1898 à Longpré les Corps Saints (80) matricule 5730/45 - classe 1918 recrutement Amiens - 2éme canonnier conducteur 121éme R.A.L décèdé suite maladie contractée au service le 02/10/1918 à l'hôpital mixte de Troyes (10) inscrit sur le livre d'or sépulture individuelle non localisée |
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LAURENT |
né le 3/01/1899 à Vironchaux (80) lieu de transmission de la déclaration inconnue recrutement Abbeville - 2éme classe 14éme R.I.T Bessé le 1/04/1916 à Moronvillers décèdé suites blessure de guerre, plaie pénétrante du crâne avec issue de matière cérébrale le 07/06/1917 à 4 heures 55 à l'ambulance 2/72 au combat de Mourmelon le Petit (51) inscrit sur le livre d'or campagne contre l'Allemagne du 16/05/1915 au 21/04/1916 citation 'vaillant soldat courageux et dévoué, a été très griévement blessé le le 1/04/1916 au cours d'un assaut Médaille Militaire (J.O du 27/07/1917) |
GOSSELIN |
né le 22/05/1893 à Belloy S/Somme (80) matricule 15212/539 - classe 1913 recrutement Amiens - 2éme classe 272éme R.I tué à l'ennemi le 30/11/1914 au Bois de la Gruerie (51) sépulture individuelle non localisée sur le Monument aux Morts inscrit sur le livre d'or de Belloy S/Somme (80) |
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| PARIS
Armand Camille Désiré |
né le 22/12/1893 à Bouchon (80) matricule 2862/489 - classe 1913 recrutement Amiens - 2éme classe 8éme B.C.P tué à l'ennemi le 25/09/1915 à Auberive S/Suippe (51) inscrit sur le livre d'or sépulture individuelle non localisée |
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| DEVAUCHELLE
Joseph Fleury Edmond |
né le 30/04/1876 à Bouchon (80) matricule 835/299 - classe 1896 recrutement Amiens - 2éme classe 12éme R.I.T tué à l'ennemi le 11/11/1914 à Lombaertzyde (B) inscrit sur le livre d'or |
MORET Emile Gustave |
né le 7/06/1889 à Saint Richaumont (02) matricule 04740/732 - classe 1909 recrutement St Quentin -caporal 133éme R.I - 5éme Cie disparu au combat le 31/05/1918 à Latilly (02) corps retrouvé non identifié a été inhumé dans les Ossuaires de la N.N de Neully Saint Front (02) inscrit sur le livre d'or |
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| LEGRIS Arthur Auguste Albert |
né le 22/03/1890 à l'Etoile matricule 5850/1239 - classe 1910 recrutement Amiens - sergent 113éme R.I disparu au combat le 21/09/1914 à Montblainville (55) inhumé tombe N°730 N.N de Vauquois (55) sur le Monument aux Morts d'Amiens (80) |
VACAVANT Gaston Léon |
né le 20/08/1886 à Hallencourt (80) matricule 05315/383 - classe 1906 recrutement Abbeville - 2éme classe 48éme B.C.P tué à l'ennemi le 03/09/1914 à Mont St Pére (02) corps retrouvé non identifié a été inhumé dans les Ossuaires N.N de Château Thierry (02) inscrit sur le livre d'or |
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| Soldats Morts au champ d'Honneur" nés où fiches transmises à Bouchon ne figurant pas sur le Monument aux Morts, décès déclarés dans la commune d'habitation lors de la mobilisation | |||||
| GUILLOT Harry Edmond |
né le 30/03/1887 à Bouchon (80) matricule 02502/713 - classe 1907 recrutement Abbeville - 2éme classe 87éme R.I disparu au combat le 11/07/1916 aux Éparges (55) sur le Monument aux Morts et inscrit sur le livre d'or de Pont Rémy (80) source Mr.Martel Gérard |
MACHY Alphonse Ernest |
né le 3/07/1894 à Bouchon (80) matricule 23-5830/205 - classe 1914 recrutement Amiens - 2éme classe 43éme R.I.C tué à l'ennemi le 26/04/1915 à Fay (80) sur le Monument aux Morts et inscrit sur livre d'or de l'Étoile (80) |
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| FLANDRE Émile |
né le 22/11/1892 à Bouchon (80) matricule ../842 - classe 1912 recrutement Amiens - 2éme classe 120éme R.I décédé le 29/11/1914 à Florent (51) inscription refusée (Fusillé) sur le livre d'or de Longpré les Corps Sts (80) condamné à être fusillé le 29/10/1914 par le conseil de Guerre spécial du 120éme R.I séant à Florent (51) pour mutilation volontaire fusillé le 29/11/1914 à 15 heures sur le Monument aux Morts de Longpré les Corps Sts |
DELATTRE Victor Louis Pascal |
né le 16/07/1893 à Bouchon (80) Garçon de café matricule 7130/1175 - classe 1913 recrutement Abbeville - 2éme classe 51éme R.I tué à l'ennemi le 10/09/1916 au combat de Belloy en Santerre (80) sur le Monument aux Morts inscrit sur le livre d'or sur la plaque commémorative de l'église St Sépulcre d'Abbeville (80) |
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| BILHAUT kléber Alfred |
né le 02/05/1893 à Bouchon (80) matricule 5779/378 - classe 1913 recrutement Abbeville - 2éme classe 120éme R.I tué à l'ennemi le 22/08/1914 à Bellefontaine (B) sur le Monument aux Morts sur le livre d'or de Fontaine S/Somme (80) |
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Guerre 1939-1945 - "1". Soldat Mort au champ d'Honneur |
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| BUFFET Victorien Emile Jules |
né le 14/02/1909 à Bouchon (80) soldat prisonnier décédé suites à maladie contractée, typhus, le 28/03/1945 au camp de prisonniers de Hoffnungstahl (A) transcrit à Bouchon (80) sur le Monument aux Morts de l'Etoile (80) |
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1 Victime civile |
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| PAUCHET Serge Maurice André Raymond Jean |
né le 12/05/1934 à Amiens (80) tué le 27/03/1945 par l'explosion d'une grenade au lieu dit le bateau chemin de Villers à Bouchon (80) domicilié à Amiens, séjournant à l'Étoile (80) |
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Sépulture individuelle Soldat étranger - guerre 1939-1945 |
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| CHAPMAN . F |
Private - 40557 Worcestershire Régiment mort le 7/12/1916 à Bouchon (80) âgé de 38 ans (tombe située derrière l'église à proximité du porche d'entrée dans l'ancien cimetière) |
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1931, le conseil municipal
décide de rendre hommage à ses enfants morts pendant la grande guerre en édifiant un
Monument aux Morts. |
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| Extrait du Journal du Poilu en date de Février
1931 Dimanche 25 Janvier, grand émoi dans la petite commune de Bouchon. Qu'y avait-il donc de si important ? C'est que quelques camarades avaient décidé la formation d'A.C, et que les camarades Devillers et Dégardin de la Fédération allaient venir apporter la bonne parole de la fédération. En effet, vers 5 heures 30 du soir, arrivaient de l'Etoile accompagnés du camarade Huriez, le sympathique président des "Éprouvés " de Flixecourt, rayonnant dans la région et après une courte réception toute amicale, nos deux leaders prirent tour à tour la parole et développèrent le programme de notre belle fédération. C'est après avoir été écoutés attentivement et applaudis comme ils le méritaient qu'ils purent regagner Amiens non sans que le camarade Menssion président eut fait approuver les statuts du nouveau groupement et remercié les infatigables conférenciers du dévouement qu'ils apportent journellement à la défense de ceux qui connurent de si près la mort et qui, dans un élan unanime se sont regroupés pour la sauvegarde de leurs droits |
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| Extrait du Journal du Poilu en date de Juin 1931 Inauguration du Monument aux Morts le 10/05/1932 Le dimanche 10 mai dernier, la petite commune de Bouchon avait revêtu sa toilette de fête.. voilée de crêpe.. sous un chaud soleil printanier, pour fêter l'inauguration du monument aux Morts et la remise du fanion à l'association des A.C. A midi, la municipalité au grand complet, offrait dans la salle de l'École artistiquement décorée à cette occasion, un déjeuner délicat à ses invités: Monsieur le sénateur Jovelet président du conseil général qui avait bien voulu accepter le présidence de la manifestation, Monsieur Ménil, député, Monsieur Dubourguier conseiller général, Monsieur Goudart, conseiller d'arrondissement, Monsieur Pillon, secrétaire général de l'office des Pupilles de la Nation, les comités d'érection du monument et de l'Amicale des Anciens Combattants. A 15 heures, après que, dans la cour de la Mairie, Monsieur Pillon eut remis de sa voix chaude et prenante à l'Amicale des Anciens Combattants un superbe fanion aux couleurs de l'union fédérale gracieusement offert par Monsieur Dumont Jules, agriculteur, le cortège se mit en marche. Aux accents de pas redoublés entraînants, les fanfares de l'Étoile et d'Airaines emmenèrent vers la Place du Monument Commémoratif la subdivision des sapeurs-pompiers. Les enfants de l'École aux frais costumes décorés des couleurs nationales, les anciens et anciennes élèves, celles-ci toutes gracieuses dans leurs toilettes symboliques, les délégations des sociétés d'Anciens Combattants de l'Étoile, Condé-Folie, Flixecourt, l'amicale des Anciens Combattants et Mobilisés de Bouchon, ainsi que les autorités. Et puis, ce fut, au pied du Monument , pour rendre hommage aux héros disparus dans l'affreuse tourmente, une suite de discours et de poésies entremêlés de morceaux de musique au milieu d'une foule de 1.500 Personnes venues de toutes parts. A noter un chur de circonstance à deux voix "Hymne à la Paix", exécuté par les élèves et anciens élèves sous la direction éclairée de leur maître si sympathique et si dévoué, qui fut très écouté et très applaudi par la nombreuse assistance. Dans un langage choisi, Monsieur Menssion, président du comité d'érection, remit à la municipalité le monument de reconnaissance élevé à la mémoire des glorieux morts. Après avoir remercié les souscripteurs, Monsieur Renouard, maire, salua les familles en deuil et rendit hommage aux enfants du pays tombés au champ d'honneur. Puis ce fut l'appel, toujours émouvant des morts par MOnsieur Dumont, Vice-président de la socièté des anciens combattants qui commenta en termes élevés et plein de cur la leçon qui se dégage du sacrifice consenti par les victimes de la grande guerre. Monsieur le sénateur Jovelet, par une de ces magistrales improvisations dont il a le secret, clôtura la série des discours. Il s'inclina devant la stèle où figurent en lettres d'or les noms des 18 enfants de la commune morts au champ d'honneur et, après un rapide examen de la situation européenne émit l'espoir que l'horizon quelque peu noir de la politique actuelle n'éclaircisse bientôt dans un ciel serein de paix. En résumé, belle journée dont on gardera longtemps le souvenir. |
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Bribes de Guerre |
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| 1914 Mobilisation Suite à la loi du 22 juillet 1909, les voitures automobiles de première catégorie poids lourds, les voitures automobiles de deuxième catégorie tourisme et les motocyclettes étaient susceptibles dêtre requises, ainsi que les voitures hippomobiles et les attelages. 1915 premier janvier une seule automobile dans la commune, appartenant à monsieur Devauchelle jules, cultivateur. Cette automobile, était de marque de fabrique Vermorel, type n° 2251- 7 h p de puissance, 4 cylindres à essence, quatre personnes transportables, de carrosserie Torpédo capote relevable, pneumatique michelin 760/ 90, année de fabrication 1914, prix d achat 7000 francs, la voiture était requise ainsi que son propriétaire chauffeur (archives communales de bouchon) |
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| 1939-1944 : Installation par les Allemands dune batterie antiaérienne de 6 canons, à la libération 3 canons seront emportés par les allemands, 3 resteront sur place.Le premier prisonnier est un polonais, engagé dans les troupes Allemandes, il fut capturé dans la rue de Long | |||||
| Les habitants de Bouchon pour se protéger des bombardements, creusent dans le bas de la rue Long, des abris dans largile | |||||
| Le
30 08. 1944. Les allemands avant leurs départ, minent lécole , linstituteur
Monsieur -----, sort ses meubles. |
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| *Récit du départ
des Allemands à la libération, fin août 1944 par monsieur
Pierre Flandre |
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| On nous signale 2
incendies à Bouchon, lun, chez Mercier, actuellement Robert Wallet, au
calvaire, lautre chez Ancilla Petit, en face de chez Renouard, habitation qui ne fut
jamais reconstruite. écoutons le témoin: Il faut emmener la pompe à bras des pompiers de lEtoile. papa prend la camionnette. Je minstalle derrière, les pieds pendants, et avec laide dun autre jeune, nous tenons la fameuse par le timon, au lieu dit La Grippe, nous trouvons des chars anglais, en position, derrière la ferme, qui ripostent aux Allemands. En descendant sur Bouchon, les obus des uns et des autres sifflant au dessus de nos têtes, papa accélère ; nous lui crions de ralentir, car dans les nids de poules de cette époque, la route nétait pas goudronnée, notre engin de secours faisait des sauts de cabris, exercice pour lequel, il nétait prévu. Nous mettons en batterie, rue de Mouflers, la pompe de Bouchon étant installée, au calvaire. Il ny a pas grand chose à faire si ce nest de protéger les bâtiments voisins, d autant plus, que les balles sifflent dans le secteur et nous nous faisons tout petit, dans les entrées des portes. Au bout de quelques temps, un soldat Allemand arrive au coin du jardin Dumont, met un fusil mitrailleur en position, face à la rue de Mouflers, ceci pour protéger les artilleurs qui descendent de la rue de long, en bon ordre, en fil indienne, fusil à la main, toute lunité se dirige vers Mouflers en montant le long le la mare, appelée le flot. Pendant ce temps, des éléments avancés des troupes Anglaises étaient arrivés de Condé folie jusquau pont de la somme, mais celui-ci étant coupé, ils ont du faire demi-tour et revenir dans le village par une autre route. IL faut évoquer les dangers de cette époque, les munitions, mines, engins de toutes sortes qui traînaient partout. - un jeune homme, arrivé de Normandie, avec ses chevaux tirant un chariot réquisitionné par les allemands, avait garé son véhicule, rue des Argonnes à lEtoile. il voulut repartir après larrivée des Anglais et attelle ses chevaux, mais le chariot avait été piégé et il eut le bras arraché et la poitrine percée déclats. le docteur Caron lamputa du bras, mais il décède peu après. - La famille Lecul dit la casserole et le jeune Serge Pauchet âgé de 11 ans, revenaient de Villers sous Ailly à pied, au lieu dit le Bateau, sur le territoire de Bouchon, lun des enfants ramasse une grenade dans le fossé. Elle explose et le pauvre est tué sur le coup. |
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| 14.02.1945 Bouchon 'extrait du courrier
Picard Deux belles prises. Au cours dune opération de contrôle didentité à Bouchon, les gendarmes de Flixecourt, ont arrêté Marcel Tourtaut, 41 ans, né à la Ferté Bernard, qui faisait lobjet dun mandat darrêt du parquet du Mans, pour trahison, collaboration et intelligence avec lennemie. Il était accompagné dune demoiselle Fournier qui elle aussi était recherchée pour espionnage et activité avec la Gestapo. |
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