54 poilus n'ont jamais revu la commune. Près de la moitié sont
décèdés dans les douze premiers mois qui suivirent le déclenchement d'un conflit que
beaucoup s'imaginèrent ne durer que quelques semaines. Parmi les habitants de la commune
morts au Champ d'Honneur, citons le cas de Gaston Coudeyras du 152éme R.I,
tué à la suite d'une terrible méprise de l'artillerie Française comme en témoigne un
message adressé par le capitaine Blondel au colonel Meilhan.
- le tir de barrage du 75 est tombé en plein la 3éme compagnie malgré
nos fusées.
Une compagnie de boches se rendait, sans cet accident qui nous a coûté, deux sous
officiers et plusieurs hommes de la section qui attaquaient.
Le journal de marche du régiment confirme les faits.
"Malheureusement un tir de 75 intempestif tombe en pleine 3éme Cie dans le bois,
y jetant le désordre provoquant la fuite de plusieurs boches qui ne demandaient qu'à se
rendre. La méprise provient du 3éme groupe du 232éme R.A.C qui travaillait
pour le 320éme et à qui, la veille, le colonel du 320éme avait donné
l'ordre d'établir son barrage en lisière du bois du Châtelet. Cegroupe ignorant que le
152éme passait devant le 320éme pour attaquer établit son barrage
comme convenu à une demande de tir faite par un auteur inconnu.
De même une méprise du chef de la section de chars (section gauche) fait que
plusieurs hommes de la 1ere C.M, "pris pour des boches sont mitraillés à
bout portant nos chars d'assaut (5h50)"
Sources: A.R.H Fil d'Ariane - "Saint - Fargeau - Ponthierry -
Au fil du temps -1989 |