| Où, quand, comment rechercher avec succès Reptiles & Amphibiens Rappel du B.A. BA du prospecteur efficace AMPHIBIENSOù ? · Dans les zones non prospectées : faites des observations utiles ! on le sait, qu’il y a de la Salamandre tachetée à Bouconne ! Mais ailleurs ? Visez les zones inexplorées ! · Dans ou près des milieux aquatiques en période de reproduction, que ce soit pour les espèces terrestres ou aquatiques : mares, fossés, prairies inondées, ornières en eau, ruisseaux, bras morts etc. ATTENTION : toujours garder à l’esprit la répartition (spatiale et altitudinale) et les préférences écologiques de chaque espèce. Vous ne trouverez pas de tout n’importe où : il serait vain de chercher des pontes de Rainette méridionale à 2500m dans un lac glaciaire du luchonnais ou du Sonneur à ventre jaune dans les feuillages. · Dans une grande gamme d’habitats terrestres hors période de reproduction pour les espèces terrestres (=la majorité de nos espèces) : haies, landes, bois, prairies, éboulis etc., selon les affinités écologiques. Mais privilégiez les zones riches en refuges (tas de bois, tas de pierres, broussailles, arbres morts etc.) : les amphibiens les apprécient ! Quand ? · De préférence au moment de la reproduction, dès les premiers redoux de l’hiver : décembre, janvier, février, et au printemps, bien sûr : mars, avril, mai… A un endroit donné, certaines espèces ont une activité reproductrice peu concentrée dans le temps (Alyte …), d’autres très concentrée dans le temps (Grenouille rousse). Certaines espèces peuvent avoir une seconde période d’accouplement au moment des premières pluies d’automne. ATTENTION : une même espèce ne se reproduit pas au même moment partout : la Grenouille rousse pond dès décembre à basse altitude, mais en juin seulement en haute montagne. · Le Triton palmé et le Triton marbré s’attardent volontiers dans l’eau. Vous pouvez rencontrer des adultes dans les mares jusqu’à la fin de l’été. Pour les autres espèces (exceptées les espèces aquatiques : Grenouilles vertes, Sonneur à ventre jaune) il faudra vous contenter des larves et des jeunes fraîchement métamorphosés. Gare aux erreurs d’identification ! Comment ? · De nuit, à la torche électrique, idéalement par temps doux et pluvieux. · A pied ou en voiture : les recherches sur la chaussée peuvent être très payantes. Mais c’est une technique dangereuse, à la fois pour les amphibiens et pour le chauffeur. · A la vue ou à l’oreille : achetez un CD audio ! · De jour, pas mal d’adultes restent visibles et certains poussent encore la chansonnette. Certaines mares aux eaux limpides permettent de voir beaucoup de choses à l’œil nu, mais quelques coups d’épuisette sont souvent nécessaires dans les pièces d’eau troubles ou très végétalisées. Soyez respectueux du milieu aquatique et n’abusez pas de cette méthode ! Evitez aussi de soulever pierres ou écorces. · En identifiant de façon fiable les espèces observées. Le « Guide des reptiles & amphibiens de Midi-Pyrénées » est fait pour ça ! · En notant régulièrement sur fiches ses observations. REPTILES Où ? · Dans les zones non prospectées : faites des observations utiles ! On le sait, qu’il y a de la Couleuvre d’Esculape à Bouconne ! Mais ailleurs ? Visez les zones inexplorées ! · Dans les endroits bénéficiant d’un bon ensoleillement et de bonnes cachettes : haies, lisières de bois, landes, murets de pierres, éboulis, murs de soutènement, ruines, talus routiers et ferroviaires … tous ces endroits ensoleillés avec des herbes hautes, des ronces et des orties où votre grand-mère vous disait : « Ne vas pas là, abruti(e), c’est plein de vipères ! ». ATTENTION : toujours garder à l’esprit la répartition (spatiale et altitudinale) et les préférences écologiques de chaque espèce. Vous ne trouverez pas de tout n’importe où : il serait vain de chercher de la Vipère péliade dans les Pyrénées ou de tenter de surprendre une Coronelle girondine chassant le gardon dans la Garonne. Quand ? · Pour les Lézards des murailles Podarcis muralis et Podarcis hispanica, tout le temps, dès qu’il fait un peu chaud. · Pour toutes les autres espèces, à partir de mars (voire mi-février pour la Vipère aspic), mais surtout à partir d’avril. Et jusqu’en novembre. En haute montagne, la donne est différente : au-dessus de 2000 m, à partir de juin selon l’enneigement. · Surtout pas par grosse chaleur, contrairement à ce qu’on croit. Les températures douces sont les plus propices. Mais pas par grand froid non plus, ni sous la pluie : faut pas exagérer ! · Plutôt de la seconde partie de la matinée à la première moitié de l’après-midi par ciel voilé et plutôt en début de matinée et fin d’après midi par franc soleil. · La plupart du temps de jour, mais aussi de nuit par temps chaud. Comment ? · En étant discret, en ayant des mouvements lents et le pas léger : les reptiles ont bonne vue et sont sensibles aux vibrations du sol. · En étant très attentif et très concentré : les reptiles sont très discrets, surtout les serpents. Vous n’apercevrez dans la plupart des cas qu’une petite partie seulement de leur corps. · En anticipant l’observation, en redoublant d’attention lorsque vous abordez une zone particulièrement propice : tas de pierres embroussaillé, pied de muret de soutènement avec plage d’herbes hautes, etc. · En identifiant de façon fiable les espèces observées. Le « Guide des reptiles & amphibiens de Midi-Pyrénées » est fait pour ça ! · En notant régulièrement sur fiches ses observations. EN RESUME Prospecter les zones non renseignées pour effectuer des observations intéressantes : observer certaines espèces là où elles n’avaient encore jamais été observées. Pour ce faire, procurer-vous les états d’avancement cartographiques des différents départements, où le territoire est divisé en rectangles avec présence / absence d’observation d’une espèce donnée. Il suffit alors de prospecter les rectangles vides. Noter ces observations sur fiches et les transmettre aux coordinateurs départementaux pour qu’elles soient utiles (elles deviennent donc des observations intéressantes et utiles). Apprenez-en plus sur la localisation des observations sur cartes. Rejoignez-nous et participez à l’atlas des reptiles et amphibiens de Midi-Pyrénées. Gilles Pottier, chargé de mission hérpétologie |