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Savoir
localiser ses observations de reptiles et d’amphibiens sur
carte IGN 1 : 25 000 Matériel
requis : des grilles de lecture transparentes, des cartes IGN 1 : 25 000 et la
fiche de l’inventaire national reptiles & amphibiens. 3
principes de base à retenir
Vous
aurez sans doute remarqué que toutes les cartes IGN 1 : 25 000
(Top 25 ou classiques) sont traversées de lignes noires qui forment
des rectangles ( = mailles = cadrans) de 0.10 gr de côté dont les valeurs
(longitude et latitude) sont référées au méridien de Paris et sont lisibles
à l’extrémité de chaque trait en bordure de la carte (un nombre suivi
de « gr »). Laissez tomber l’éventuel maillage bleu, qui est
un maillage UTM, nous n’en avons pas besoin ici. Donc,
pas besoin d’un GPS ou d’un ordinateur ou d’une usine à gaz pour trouver
les coordonnées d’une observation en grades / méridien de Paris :
il suffit d’une paire d’yeux et d’une carte IGN 1 : 25 000. Les cartes IGN 1 : 25 000 classiques (« série bleue ») sont découpées pile-poil selon des rectangles de 0.10 gr lon. x 0.10 gr lat. et comportent 4 de ces rectangles (= « cadrans » de la fiche nationale). Ces 1 : 25 000 classiques sont issues de la division en deux parties (une partie « ouest » et une partie « est ») des anciennes « série orange » 1 : 50 000, lesquelles comportaient donc 8 cadrans (cf. fiche nationale). Logique. Donc, une carte IGN 1 : 25 000 « ouest » ne porte que les cadrans n° 1, n° 2, n° 5 et n° 6, et une carte IGN 1 : 25 000 « est » ne porte que les cadrans n° 3, n° 4, n° 7 et n° 8. Ceux qui sont perdus à ce stade là sont invités à prendre une vieille carte IGN 1 : 50 000, à numéroter ses cadrans et à la découper en deux verticalement au cutter ou avec une paire de ciseaux. Ils devraient comprendre. Sur
les bords droit et gauche de ces cartes, vous pouvez lire trois valeurs
de latitude (allant de 0.10 gr en 0.10 gr, donc) croissantes de bas
en haut (par exemple : 48.40 gr, 48.50 gr et 48.60 gr) et sur les
bords supérieur et inférieur, trois valeurs de longitude (allant aussi
de 0.10 gr en 0.10 gr, donc) croissantes de gauche à droite ou de droite
à gauche suivant que vous êtes dans une zone à l’Est ou à l’Ouest du
méridien de référence, ici le méridien de Paris (par exemple :
2.20 gr, 2.30 gr et 2.40 gr) (voir principe n° 3). Les
Top 25 ont des contours différents, mais elles comportent le même maillage
parfois rogné sur les bords. Pour savoir dans quelle maille 0.10 gr
x 0.10 gr vous êtes (n° de carte et n° de cadran) reportez-vous à la
carte maillée de Midi-Pyrénées.
La
longitude est croissante d’E en O à l’O du méridien de Paris, et croissante
au contraire d’O en E à l’E du méridien de Paris (qui passe près de
Mazamet dans le Tarn. C’est le méridien de Greenwich qui passe
dans les Hautes-Pyrénées à Ibos). Logique.
Par
convention, les coordonnées d’une observation sont les coordonnées
du coin inférieur gauche de la maille dans laquelle se situe l’obs.
Exemple : une observation effectuée à l’Ouest du méridien de Paris
dans la maille qui va de 2.20 gr à 2.30 gr en longitude et de 47.50
gr à 47.60 gr en latitude aura pour coordonnées : Ouest 2.30 gr
lon. ; 47.50 gr lat. (décigrade). Une fois qu’on a compris ça, on a tout compris : il ne reste plus qu’à localiser son observation dans la maille la plus petite possible pour accroître son degré de précision, en se servant des fameuses grilles transparentes. (Voir ci-dessous). Maille de base directement lisible sur carte IGN 1 :
25 000 : 0.10 gr x 0.10 gr. Précision
du décigrade (dgr) : c’est la maille unitaire de l’actuel inventaire
reptiles & amphibiens de Midi-Pyrénées, et ce sera aussi la maille
unitaire du futur atlas régional qui sera élaboré à partir de cet inventaire.
Elle correspond à un rectangle de 7 km x 10 km environ. Pas besoin
des grilles transparentes, elle se lit directement sur carte. Il
vous suffit de donner les coordonnées du coin inférieur gauche (directement
lisibles sur carte donc) du rectangle dans lequel se situe votre obs.
sur la carte (exemple : 2.30 gr, 47.50 gr pour l’observation donnée
en exemple dans le Principe n° 3). Gros inconvénient : suffisant pour l’atlas régional, mais pas assez précis pour les atlas départementaux dont les mailles unitaires sont plus petites. A éviter sauf fainéantise extrême et faible motivation. Maille
de base 0.10 gr 0.10 gr divisée en 4 sous-mailles de 0.05 gr x 0.05
gr. =
maille d’une précision du demi-décigrade (1/2 dgr). C’est le grand rectangle
(non subdivisé) de la grille de lecture transparente. Exemple :
2.35 gr, 47.50 gr. C’est
mieux, et ça correspond à la maille adoptée par la plupart des atlas
départementaux, mais ce n’est pas l’idéal. Maille
de base 0.10 gr x 0.10 gr divisée en 100 sous-mailles de 0.01 gr x 0.01
gr. =
maille d’une précision du centigrade (cgr). Ce sont chacun des 20 rectangles
qui subdivisent le grand rectangle de la grille. Exemple : 2.37
gr, 47.52 gr. C’est
très satisfaisant. Cette
même maille précision du centigrade subdivisée en 100 sous-mailles de
0.001 gr x 0.001 gr. =
maille précision du milligrade (mgr). Elle se lit grâce aux mini-grilles
transparentes, en les superposant à la maille précédente. Exemple :
2.378 gr, 47.521 gr. C’est
la maille utilisée pour les observations ponctuelles et qu’on peut localiser
précisément (ex : sur un pont, à un carrefour de sentiers, au sommet
d’un pic etc.). L’inventaire
des reptiles & des amphibiens de Midi-Pyrénées : une
vaste enquête ouverte à tous les naturalistes Participer
à cet inventaire, c’est effectuer des prospections de terrain qui vont
enfin permettre de connaître le degré de rareté et la répartition précise
de nos différentes espèces de reptiles et d’amphibiens, et de répondre
à des questions qu’on se pose depuis trop longtemps : statut du
Seps strié dans le Gers, de la Couleuvre de Montpellier dans le nord-est
de l’Ariège (si elle y existe) etc. etc. Il y a de vraies explorations
à mener et de vraies découvertes à faire, et c’est une des expériences
les plus passionnantes qui puisse être proposée à des personnes vraiment
intéressées par les reptiles et les amphibiens. Les résultats de cette
enquête permettront de protéger plus efficacement les milieux dans lesquelles
vivent toutes nos espèces, puisqu’on saura désormais où se trouvent
les espèces rares et menacées, et les zones les plus riches en reptiles
et amphibiens. Pour
que vos observations puissent être cartographiées, elles doivent être
transmises aux coordinateurs départementaux sous forme standardisée,
avec des coordonnées géographiques précises. C’est très facile (voir
ci-dessus). Pour participer, contactez-nous. · En
Midi-Pyrénées, on utilise les grilles S (sud) pour le sud de la région
et les grilles CS (centre sud) pour le centre et le nord de la région
(déformation du globe et des mailles). · Il
existe des grilles permettant de lire les coordonnées en grades / méridien
de Paris sur les anciennes cartes IGN 1 : 50 000. · On
peut lire les coordonnées en grades / méridien de Paris sur les cartes
IGN 1 : 100 000 car leur maillage apparent (rectangles horizontaux)
correspond aux contours des anciennes 1 : 50 000. Vous pouvez subdiviser
à la main (avec une règle graduée, c’est mieux) ces rectangles pour
obtenir les cadrans, et ainsi de suite. Et vous bricoler une grille
transparente. Les zones de prospection prioritaire en Midi-Pyrénées. · des
zones sous-prospectées hébergeant a priori des espèces communes · des
zones sous-prospectées hébergeant des espèces remarquables. Zones sous-prospectées hébergeant des
espèces communes : Ce
sont des zones en général majoritairement cultivées et paysagèrement
peu attractives où les naturalistes ne passent pas leurs week-ends.
Conséquence : aucune donnée de Lézard des murailles, de Triton
palmé ou de Crapaud commun. Elles sont facilement repérables sur les
cartographies départementales. Ces
zones sont pourtant extrêmement importantes, dans la mesure où elles
peuvent témoigner mieux que d’autres de l’impact de certaines pratiques
(agricoles, entre autres) sur les faunes locales. Dans 10 ans ou 20
ans, le Crapaud commun et la Couleuvre verte-et-jaune y auront peut-être
disparu. Mais comment prouver qu’ils y existaient avant, si personne
ne s’y est jamais promené ? Vous
l’aurez compris, ce sont des zones à enjeu tout autant scientifique
qu’idéologique. Zones sous-prospectées hébergeant des
espèces remarquables : Elles
hébergent, potentiellement ou de façon avérée, des espèces plus ou moins
localisées en Midi-Pyrénées, à valeur patrimoniale forte pour la région,
voire pour la planète : espèces en limite d’aire de répartition
(avec parfois des isolats relictuels) et espèces endémiques (en l’occurrence
pyrénéennes). Le « Guide des reptiles et amphibiens de Midi-Pyrénées »
(Nature Midi-Pyrénées, G. Pottier, 2003) signale quasi-systématiquement
pour chaque espèce les zones où elle est connue et les zones où elle
est à rechercher. Référez-vous y !!! Vous
êtes donc invités à effectuer des recherches de terrain dans les zones
suivantes (du nord au sud) pour y rechercher les espèces
suivantes (qui n’y existent donc pas forcément !) : ·
Nord de l’Aveyron : Carladès (piémont aveyronnais des monts du
Cantal : Mur-de-Barrez, Thérondels), Viadène et Aubrac : Vipère
péliade Vipera berus et Lézard agile d’Europe occidentale Lacerta
agilis agilis. ·
Extrême nord-est du Lot (Ségala lotois, qui atteint presque 800 m d’altitude
: Labastide-du-Haut-Mont, Lamativie, Calviac, Sousceyrac) : Lézard vivipare
Zootoca vivipara et Coronelle lisse Coronella austriaca
(ça serait la première mention lotoise de cette couleuvre !). ·
Est du Lot : Sonneur à ventre jaune Bombina variegata,
Rainette arboricole Hyla arborea. ·
Autres causses aveyronnais (Comtal, Sévérac, Noir etc.) : Lézard ocellé Lacerta
lepida, Coronelle girondine Coronella girondica et Coronelle
lisse Coronella austriaca. ·
Sud du Massif Central : Montagne Noire, Sidobre et Monts de Lacaune,
en altitude : Lézard vivipare Zootoca vivipara et Coronelle
lisse Coronella austriaca. ·
Lauragais : Pélobate cultripède Pelobates cultripes,
Seps strié Chalcides striatus, Lézard hispanique Podarcis
hispanica, Tarente de Maurétanie Tarentola mauritanica (villages),
Couleuvre de Montpellier Malpolon monspessulanus (partie extrême
orientale : Vaudreuille …) et Coronelle girondine Coronella
girondica. ·
Extrême Nord-Est de l’Ariège (Malegoude,
Cazals-des-Baylès, Moulin-Neuf…) : Pélobate cultripède Pelobates
cultripes, Seps strié Chalcides striatus, Lézard hispanique
Podarcis hispanica, Tarente de Maurétanie Tarentola mauritanica
(villages, pourquoi pas ?), Couleuvre de Montpellier Malpolon
monspessulanus (partie extrême orientale) et Coronelle girondine
Coronella girondica. ·
Gers : outre la Cistude Emys orbicularis (partout,
en fait) : -
coteaux de Gascogne : Seps
strié Chalcides striatus et Coronelle girondine Coronella
girondica -
Zones humides et/ou forestières
de l’Armagnac et hêtraies-chênaies fraîches en continuité avec
le Magnoac (s’il en existe) : Lézard vivipare Zootoca vivipara,
Grenouille rousse Rana temporaria. ·
Plantaurel et Petites Pyrénées (chaînons
calcaires s’étendant en gros de Lavelanet en Ariège à Aurignac en Haute-Garonne) :
Seps strié Chalcides striatus, Lézard hispanique Podarcis
hispanica, et Coronelle girondine Coronella girondica. · Pyrénées : -
Euprocte des Pyrénées Euproctus
asper -
Lézards des Pyrénées : -
Iberolacerta bonnali
dans la carto Haute-Garonne -
Iberolacerta aranica dans
la carto Haute-Garonne et est par ailleurs trouvable sur toute la partie
de la chaîne ariégeoise située du pic de Crabère au Valier. Il serait
donc intéressant de mener plutôt des prospections à l’est du Valier. -
Iberolacerta aurelioi,
quand à lui, doit être recherché du massif du Mont Rouch au massif du
pic de Tristagne. Ces
espèces de haute altitude (généralement au dessus de 2000 m) vivent
dans un univers particulier : la moyenne et la haute montagne,
qui requiert une certaine condition physique, un certain équipement
minimum et une certaine prudence (notamment une bonne anticipation des
changements météorologiques). Attention.
Potentiel
H-Ariège dans une zone allant du col de Puymorens au haut-Quérigut.
Tongs localement envisageables. Etages montagnard et subalpin. Photographie
indispensable. ATTENTION :
s’agissant d’espèces rares voire d’existence douteuse, et parfois d’identification
délicate, l’homologation se fera sur indice fiable (mue, document
photographique ou sonore…). Pensez à votre appareil photo ! Pour
en savoir plus, contacter le groupe « Reptiles & amphibiens » de l’association. Gilles
Pottier, chargé d’études hérpétologie |