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''IGOUMENITSA, IGOUMENITSA'' crie le matelot. 4h30 du mat, nous débarquons au pays de zeus
Coucher du soleil sur l'AdriatiqueD'ailleurs en parlant de Zeus il y a une île bénite des dieux : CORFOU, la première grande surprise de mon aventure. L' île la plus au nord prés de l'Albanie est magnifique. Une île très verte, très boisée et montagneuse. L'eau de la mer ionienne y est partout claire. En plus elle a su se préserver du tourisme ! Du coup pleins d'agreables decouvertes. Des criques, des plages, des couchers de soleil splendides, des tavernes très bons rapports" qualite /prix" et beaucoup de nuits à la belle étoile, les pieds dans le sable.
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Coucher de soleil sur la plage de Pélékas
Tom et moi dans les criques de Paléokastritja
Enfin Corfou c'est aussi KERKIRA la capitale de l'île, avec le charme de Naples sans la saleté ni les voyous !
Baie d'Agna
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Les 3 aventuriers dans la ville de Corfou
Jeudi 22 Juillet :
Je suis à nouveau sur le continent. Je laisse Tom et Maud à Igoumenista. Un peu de nostalgie me traverse. Mais les soirées grecques sont longues et la Retsina coule à flot au son du Bouzouki.
Vendredi 23 Juillet :
IONNINA en Grèce où le thermomètre affiche 38C. C'est une importante ville au nord de la Grèce dans une région superbe entourée de montagnes.
Cette grande ville commerçante que les grecs prononcent 'Yannena' a garde un peu de son charme avec ses minarets, sa citadelle, et les quartiers anciens ou les échoppes rappellent les souks. Ici règne encore une atmosphre d'orient.
Dimanche 25 juillet:
L' orage cesse sur IOANNINA. Le soleil tombant, fait son apparition et donne une couleur flamboyante aux montagnes MITSIKELI. les derniers bateaux- taxi partent du quai pour l île voisine. Le lac PAMVOTIS reflète les derniers rayons de soleil et les grèbes huppées s' empressent de faire leurs dernières plongées. Je marche nonchalamment d' échoppes en échoppes. Les tavernes commencent à se remplir. Une dernière mythos (la bière grecque) et je vais me coucher. Demain je m' en vais pour le massif du PINDE.
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La vieille ville de Ionnina
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Paysages du lac de Pamvotis
Route entre Ioannina et les Météores :
Le bus enchaîne les virages. Faut dire que ça monte ! La route est belle et les Saints orthodoxes veillent sur les conducteurs. de nombreux petits oratoires dans lesquels se trouvent une icône et des lampes à huile que les bergers et les habitants allument au passage. Je m'arrête à Metsovo un joli petit bourg de montagne perché à 1116m d'altitude dans un décor boisé et montagneux qui rappelle l ‘Autriche. Je pensais trouver le calme et la solitude, mais très vite je m' aperçois qu'il se passe quelque chose ici.
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Moi dans une ruelle de Metsovo
Sur la place principale, devant les boutiques de souvenirs , des vieux sont assis en costume traditionnel: culottes serrées en tissu ou en laine, tsarouques aux pieds, blouse recouverte d'une grande cape noire, sorte de béret sur la tête et à la main une grande houlette sculptée, taillée dans le bois d'arbousier qui passe pour ne jamais casser. Cette fameuse canne à la tête recourbée qui sert toujours aux bergers à rattraper les brebis qui s'égarent. L'air est a la fête, les mains se serrent, ça s'embrasse. Là, des cavaliers au galop traversent à vive allure les ruelles en pente du village. Je finis par comprendre. Nous sommes le 26 juillet.C'est la Sainte Paraskevi et tout le village fête sa patronne. La messe se termine. C'est alors qu'un pope, micro a la main appelle les gens à la danse. Sous le grand chêne, en face de l'église, petits, grands, agés, hommes et femmes entament une danse en cercle.En rythme, chacun exécute les mêmes gestes. L'ensemble est harmonieux. Les femmes chantonnent, le bouzouki se lâche le rythme s'accélère, les mains se serrent et commencent alors des petits sautillements...
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Les Habitants de Metsovo en costume traditionnel
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Artisanats de Metsovo
Tout le monde est rassemblé. Les maisons typiquement balkaniques en pierres et aux grands balcons en bois (on est loin des maisons blanches aux toits bleus des Cyclades) ont toutes été désertées, les tavernes sont vides; elles serviront plus tard aux danseurs affames leurs vins chauds et puissant et leurs grillades.
Maisons balkaniques de Metsovo
La fête ne se termine qu’en fin d’après midi, lorsque les réserves d’ouzo ont été épuisées. Le ciel se couvre alors et des trombes d'eau s'abattent sur la région. les habitants auraient ils mal honoré leur sainte patronne ? Quoi qu'il en soit les hôtels sont chers ici et il n y a pas de possibilités de camping. J'attrape à la hâte le dernier bus pour Kalambaka et les météores.
Mardi 27 juillet :
Trempé, je suis trempé. La pluie n'a cessé de tomber cette nuit. et ça continue !!!!je suis a Kastraki un petit village niche dans le magnifique site des météores.
Je dois attendre 15h que le soleil fasse son retour pour voir à quoi ressemble l'un des sites les plus spectaculaires de Grèce. Des mystérieuses formations de roches noires auxquelles s'accrochent des monastères qui s'élèvent majestueusement au dessus de la plaine de Thessalie. le paysage de ces colonnes de grés formées par l'érosion d une hauteur moyenne de 300m mérite à lui seul le détour. Mais elles sont en prime surmontées de monastère bizantins aussi beaux de l'extérieur que de l'intérieur. La visite vaut vraiment le détour.
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Les Météores
Route des météores à la Macédoine :
Jeudi 29 juillet :
Train de Kalambaka à Thessalonique. Je rencontre deux baroudeurs, Mike un anglais et Laurent un frenchi. Nous faisons équipe pour trouver un hôtel à Thessalonique. Nous arrivons à négocier une chambre double pour trois personnes. Thessalonique est la deuxième plus grande ville de Grèce. Très peu de touristes s'arrêtent ici. Une bonne raison donc pour y rester un peu et y découvrir de bonnes surprises! La ville mérite l'arrêt. C'est sur que la première image de la ville en sortant de la gare n'est pas très réjouissante, avec ces larges avenues au trafic intense, ces immeubles sans charme, et cette pollution ambiante. Patience, patience. Je vais fourrer mon nez du coté du grand marché. Des couleurs, des senteurs, des fruits gorgés de soleil magnifiquement entreposés, des légumes frais, des boucheries où l'on découpe la viande dans la rue, des stands d'épices et de friandises... Comme à Ioannina ça sent bon l'Orient. La Turquie n'est pas loin, mais chut, ça il ne faut pas le dire. D'ailleurs éviter de dire Salonique en parlant de la ville à un grec. C'est le nom donner par les turcs et souvent ça ravive de mauvais souvenirs !!! Ensuite je remonte vers la vieille ville en passant d'interminables boulevards où se succèdent des boutiques de fringues en tout genre. La vieille ville et son enceinte fortifiée s'atteignent après quelques bons efforts de mollets laissés dans les escaliers et ruelles en pentes au trafic beaucoup plus limité. De là, j'apprécie le charme des anciennes maisons, le calme et une vue qui s'élargie sur l'impressionnante métropole. Enfin il y a le bord de mer. Un bord de mer très large et ses nombreux cafés et bars à la mode.
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Mike, Laurent et moi dans une rue de Théssalonique
Avenue en pente à Théssalonique
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Suite de l'aventure : Macédoine