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1er juin 2005 : Penang



Encore un pays que je n’avais pas prévu de visiter. Mais voila, de Thaïlande, la Malaisie semble si proche… La Malaisie est une étroite bande de terre bordée d’eau à l’extrémité du continent asiatique.
De Bangkok une nuit de bus me conduit à Surat Thani, d’où un minibus doit m’amener jusqu’à la frontière. Un couple d’Indonésiens se font voler leur porte feuille avec tout leur argent dedans dans le bus de Bangkok. Du coup le départ vers la frontière se fait 6 heures plus tard le temps de régler le problème avec la compagnie de transport. Je m’arme de patience malgré la courte nuit passée. Un stand de rue a sortie la télé à l’occase de la finale de l’élection de “Miss Univers 2005” qui a lieu à Bangkok cette année. Je m’installe et suit l’événement. Le minibus fini par démarrer à 12h 30 ! Arrivé à 6h 30 ce matin il était temps !!! Purée !!! Je crois que sans les “Miss” pour me distraire un peu j’aurai pété un câble…


A la frontière que je passe sans problème après quelques fouilles, un autre minibus me conduit jusqu’à Georgetown sur l’île de Penang. Il est 21h lorsque je foule le sol de Penang. Ouf !
Des mes premier jours de visite la Malaisie m’apparaît bien comme une nation très moderne, plus développée que la Thaïlande. Des routes en bon états jalonnent le pays, de belles voitures japonaises circulent partout et des Buildings s’élèvent dans les villes industrialisées et bétonnées.

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Penang (en malais Pulau Pinang) est une île de 293 Km² sur la côte Nord-ouest de la Péninsule malaise. Georgetown est la ville principale de l’île. Un méga pont de 13,5 Km de long (3eme plus long d’Asie il me semble) relie l’île à Butter Worth sur le continent. Penang "la perle de l'orient". Située en plein détroit de Malacca, cette petite île est rapidement devenue une escale incontournable pour les navires entre l'Inde et la Chine.
Dès mon arrivée, Georgetown me montre toute la diversité ethnique de la Malaisie. Ne me demandez pas à quoi ressemble un citoyen malais ! Je ne saurai trop quoi répondre. Le riche passé colonial du pays et les vagues successives de nouveaux arrivants au cours de l’histoire on fait de la Malaisie un pays kaléidoscopique, fait d’images contradictoires et de multiples cultures… Des influences thaïs, birmanes, anglaises, portugaises, hollandaises, arabes et indonésiennes… des rues ou se croisent indiens musulmans ou hindous, chinois chrétiens, bouddhistes, ou je ne sais trop quoi, et malais musulmans. Ici comme partout en Malaisie on navigue entre modernité et attachement aux valeurs traditionnelles.
Et tout de suite ce qui saute à la vue c’est la parfaite entente des différentes enclaves culturelles. La Malaisie a su dépasser les divisions raciales et a développé une culture pluraliste et tolérante. Ainsi dans les rues de Georgetown,

les Malaisiennes, sagement vêtues d’une veste à manches longues, d’une jupe battant les chevilles et les cheveux cachés sous un foulard coloré,


côtoient les minettes chinoises en short et débardeur.

A propos de chinois, Penang est tellement peuplée de chinois qu’on se croirait réellement en Chine. Cette ancienne colonie britannique est quasiment devenue une ville chinoise. Les écriteaux et les échoppes chinoises envahissent chaque rue. Si l’on croise toujours en grands nombres indiens et malais, Penang semble bien à majorité chinoise.
Il fait bon de se balader dans la vieille ville de Georgetown pour admirer de belles maisons chinoises typiques avec leurs portes joliment travaillées ainsi que des temples chinois, birmans ou Siam. Dans les temples, les différences de cultures entre Malais, Chinois et Indiens au travers de leurs rites religieux apparaissent de manière beaucoup plus frappante.

A première vue, Georgetown et Penang paraissent peu attrayants, avec leurs tours d’habitations et ces zones industrielles qui poussent comme des champignons dans les faubourgs. Les paysages ne sont pas extraordinaires et même les plages qui faisaient avant la réputation de l’île, ont perdu leur tranquillité et leur charme dans tous ces complexes en béton.


La plupart des baroudeurs ne restent pas longtemps ici, et préfèrent continuer leur route. Seul le centre de Georgetown semble pourvu d’intérêt. En effet, il a du charme, et a gardé un certain cachet plus imprégné de traditions chinoises que Singapour ou Hong Kong. Dans les vieux quartiers, le temps semble s’être arrêté voici 50 ans

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Et il est très agréable de se balader à pieds ou en trishaw

à la découverte des ruelles tortueuses et des temples anciens vestiges du passé colonial omniprésent.
Tout le reste me parait dépourvu d’intérêt et peu réjouissant. Je décide donc de mettre les voiles...

Mais voila, parfois le destin en décide autrement. Le soir avant mon départ, je rencontre


Corene Seoh Tung, une jeune et charmante chinoise de 23 ans

dans un des pubs de Georgetown. Cette rencontre imprévue va finalement reporter mon départ de l’île. Corene m’emmène à la découverte de Penang et de sa vie ici. Je pénètre dans son monde, son quotidien... Et je finis par découvrir les faces cachées de l’île, les secrets de la vie sur "la perle de l’Orient" : le boulot de Corene, les amis, la communauté chinoise, les promenades en bord de mer, les treks dans la jungle, les nuits sur des plages désertes, les séances de cinéma, les combats de joysticks dans les grandes salles de jeux vidéos, un festival de "dragon boat", le shopping agréable, les "wine-shop", les vues de la ville et de ses lumières des collines avoisinantes, les massages et les spa luxueux, les hôtels de luxe des stations balnéaires, le bowling, les temples, les foodstalls et les hawkers, la cuisine variée et délicieuse.
Finalement après un moi passé sur l’île, Pulau Pinang, le nom résonne en moi telle une bonne bouteille que l’on débouche, et que l’on déguste exotiquement et qui vous monte agréablement à la tête.


23 juin 2005 : Ile de Pangkor



Je quitte l’île de Penang pour me diriger vers l'île de Pangkor; bien différente de Penang, Pangkor est nettement plus petite et bien plus calme. Elle se situe à l'écart de l'agitation des villes.

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Corene qui bénéficie d’un long week-end de congé m’accompagne.

Malgré de très belles plages, nous sommes loin des îles paradisiaques. Mon meilleur souvenir reste les escapades en mobylette autour de l’île

à la découverte de quelques villages de pécheurs isolés où la vie quotidienne reste très traditionnelle. A Pangkor on peut déguster d'innombrables variétés de poissons et de fruits de mer séchés qui laissent sur le marché des odeurs effroyables ! Si Pangkor n’est pas une île paradisiaque, ses collines couvertes de jungle et

ses plages agréables en font un "break" pour les voyageurs "pas pressés" comme moi sur la route vers Kuala Lumpur.


"Oh que tout est calme ici, si caaaaaaaaaaaalme. C’est pas le calao qui dira le contraire !"


27 juin 2005 : Kuala Selangor


Avant d’arriver à Kuala Lumpur, je m'arrête à Kuala Selangor, un village où l’on peut admirer des milliers de lucioles. C’est un spectacle magique que d’apercevoir toutes ces lumières luisantes envahirent les rives du fleuve dès la tombée de la nuit. Dans le silence de notre navigation sur la rivière, chaque arbre autour se pare de mystérieuses guirlandes d’insectes phosphorescents. Superbe !
Le lendemain lors d’une promenade dans les collines avoisinantes qui donnent sur le détroit de Malacca, je croise des singes gris dont les nouveaux nés sont d’un jaune éclatant !

 

 


01 juillet 2005 : Kuala Lumpur


Ca y est, j'aperçois la silhouette impressionnante des tours Péronnas, les tours jumelles de Kuala Lumpur qui atteignent 452 m de hauteur. Ces « twin towers » étaient à leurs constructions les plus hautes du monde (elles ont depuis été dépassées par la tour Taipei 101 sur l'île de Taiwan).

Ces tours symbolisent bien le modernisme et le dynamisme de la ville. Je descends de mon bus engouffré dans les bouchons. Me voilà dans la capitale de la Malaisie, Kuala Lumpur que tout le monde surnomme ici KL. Je pars m’installer dans le quartier chinois très animé de la ville. C’est le meilleur endroit pour trouver un logement pas trop cher. Malgré le vacarme et les embouteillages de la ville, KL m’apparaît comme une ville plus agréable que Bangkok. Une promenade à Kuala Lumpur me permet de remarquer que le passé de la ville est toujours présent : comme dans les bâtiments de style colonial britannique de la place centrale Merdeka où les lumières du marché de nuit de Petalling street. Partout le passé rencontre le présent et le futur de Kuala Lumpur. Ces rues bondées, ces tours de bureaux modernes et clinquantes, ces grands « shopping center » luxueux et bien fournis, ces trains souterrains et monorails aériens regardent fièrement vers l’avenir.

 

Kuala Lumpur est une ville multiethnique par excellence. Où que l’on soit sa population est aussi diverse qu’accueillante. Dans un va-et-vient inépuisable des buisness-men chinois au téléphone portable se pressent aux stations de métro, des commerçants indiens vous invitent dans leurs magasins d’étoffes, de graines, et bric à brac en tout genre, d’autres s’affèrent derrières les vitrines des restaurants de rue ou multiples spécialités du sous- continent abondent. Des familles malaises se rendent aux marchés multicolores, alors que l’appel des imams rappelle les fidèles dans les mosquées. Tranquillement des groupes de touristes australiens font leurs emplettes dans les nombreux centres commerciaux bourrés de boutiques de prêt-à-porter de toutes marques. D’autres, assis sur des tabourets à même la chaussée, comblent un petit creux en prenant sur le pouce une des multiples spécialités culinaires de la Malaisie.

 

Quantité de restaurants indiens jalonnent le quartier de « Little India » où l’on déguste « masala dosaï », rôti, tandoori chicken et autres délicieux mets indiens. Parmi les spécialités de la cuisine indienne de Malaisie il y a le « Murtabak », sorte de grosse galette à la viande, aux œufs et oignons particulièrement épicée, avec coriandre, gingembre, piment , ail … et le très populaire « rôti canaï » (prononcez tchanaille), crêpe frite dégustée avec du curry. Rien de mieux que « Little India » pour goûter à tout cela en écoutant la musique des films de Hollywood s échapper des différentes échoppes. L’endroit parfait également pour acheter encens ou statuettes hindoues. Au sud de Little India c’est China Town le quartier le plus grouillant et actif de la ville. Mes nuits sont d’ailleurs des plus difficiles en raison du vacarme des rues adjacentes ! C’est le royaume des marchés et des petits restos omniprésents. On y mange à toute heure des soupes et toutes sortes de nouilles agrémentées de légumes et de viande. D’autres spécialités sont délicieuses comme le Wan tou mee (nouilles, soja, légume, porc et crevette), le Kwang teow (nouilles plates frites avec des fruits de mer, œufs, sauce et pousses de soja), le Popiah (rouleau de printemps), le Dim sum (petites pâtes composés de viande ou de fruits de mer cuits à la vapeur dans une pâte de riz), le pow (petit pain rond tout blanc fourré de viande au curry), et le steamboat (énorme fondu chinoise à base de nouille et de fruit de mer).


A cette magnifique valse de nourriture bonne et variée s ajoute la cuisine malaise moins renommée mais qui réserve d agréable surprises. Très populaires les Satay sont des brochettes de viande marinées dans une préparation à base d épices et de cacahuètes avant d être grillées. Le Nasi Lemah est quant à lui du riz cuit dans du lait de coco servi pour le pti déj avec une sauce pimentée, des concombres, des anchois secs et des cacahuètes grillées. Et ce n est pas tout. Il ne faut pas oublier la cuisine Nyonya. Les Baba Nyonya sont en fait les descendants des immigrés chinois qui se sont mariés à de jeunes filles malaises. Le nyonya laksa est une soupe de nouille très épaisse cuite dans une sauce a base de lait de coco, pâte de crevettes, ail, oignons, gingembre frais, piment, citronnelle, plus une multitudes de racines et d’herbes inconnues par chez nous. Ajoutez concombres, crevettes, poulet, œuf dur et voila l’un des plats les plus extraordinaires de Malaisie ! En dessert rien de mieux que le Ais Kacang ou Air Batu Campur qui est tout simplement de la glace pilée, de la jelly, du sirop, du maïs doux et une poignée de haricots.


Kuala Lumpur, ville passionnante, m'
apparaît comme le prisme du kaléidoscope d’images contradictoires qu’est la Malaisie. D’un côté le paradis exotique, les valeurs traditionnelles, de l’autre le dynamisme fulgurant d’un bon élève du sud-est asiatique en pleine ébullition mais fragilisé par la récente crise asiatique. Jusqu’où pourra aller la Malaisie ? N’est-elle pas entrée un peu trop rapidement dans l’engrenage du modernisme et du développement économique ?


04 juillet 2005 : Malacca


Avant de m engouffrer dans la jungle malaise, je m offre quelques jours de découverte à Malacca. La ville de Malacca, située à 144 Km au sud de Kuala Lumpur, a été fondée en 1402 par un prince exilé de Sumatra. Simple petit village de pêcheurs à ses débuts, la ville se développa très rapidement et devint le centre nerveux du commerce de l’or, de la soie, du thé, du tabac et de bien d’autres produits provenant de pays voisins et même d’Europe et d’Afrique.
Colonisée en 1511 par les Portugais puis, en 1641, par les Hollandais, et enfin par les Anglais, Malacca a gardé de fortes empreintes de ces colonisations successives.
A Malacca, la rivière du même nom divise la ville en deux. Dans les vieux quartiers de la rive nord que l’on explore facilement à pied ou en cyclo-pousse, chaque rue, chaque monument raconte sa propre histoire. Le quartier chinois a su conserver un charme sans égal avec ces maisons anciennes, ces galeries d’art et d’antiquités, ces restaurants traditionnels.


10 juillet 2005 : Parc national de Taman Negara


Court retour sur Kuala Lumpur pour retrouver Corene avec qui je vais partir pour un voyage dans la jungle malaise et les îles Perhentians.
Un long, très long voyage en passant par les Cameron Highlands nous amène au fin fond de la jungle malaise dans le parc national de Taman Negara.
Après avoir grelottés de froid dans les montagnes des Cameron Highlands en raison d'une terrible averse de mousson nous voici suants dans la moiteur horrible d un train local avançant à deux à l’heure au fin fond de la forêt vierge. La voie ferrée est bordée de jungle dense et impénétrable depuis cinq heures. Il n'y a rien à l’horizon, on ne le distingue même pas. Déjà je me sens loin très loin du reste de la Malaisie, de sa côte ouest moderne et développée. Ici c’est un autre monde…
Après avoir remontés une rivière aux eaux brunâtres dans une longue pirogue à moteur, nous foulons enfin le sol rouge du parc de Taman Negara au centre de la Malaisie, au centre de la jungle …

 

Le lendemain, nous nous enfonçons dans la jungle et je prends conscience que le village le plus proche est à 90 Km... la seule voie de communication est le fleuve Tembelling sur lequel nous naviguons... à part le bruit du moteur, rien... de l'eau, des arbres, des oiseaux, des singes... toute trace de civilisation a disparu... pas de voiture, pas d'avion, pas de route, pas de maison... de temps à autre, un amarrage... rien d'autre... je me sens petit au milieu de tout ça, mais en même temps étrangement à ma place... expérience mystique et nouvelle pour moi... je m’y sens étrangement bien malgré l’étouffante chaleur et l’humidité ambiante.
La jungle est un milieu étrange. A part les chants des oiseaux hauts perchés dans les arbres et les lointains cris des singes, tout est calme autour de nous, pas l’ombre d’une vie.
Pourtant nous sommes encerclés, suivis, observés de toute part ! La vie grouille à chaque centimètre carré, sous chaque racine, sur chaque feuille, dans chaque arbre, sans que l’on s’en aperçoive !
Corene et moi passons d’arbres en arbres, suspendu à 70 m de hauteur sur un superbe chemin de canopée, fait de ponts encordés et de petites passerelles. L’espace d’un instant on redeviendrait singes ! Mais gare tout de même à ceux qui on le vertige !
Nous découvrons des insectes inconnus, des plantes carnivores, des fourmis géantes, des arbres urticants, des milles pattes poilus, et les traces d’un énorme python. Très très rassurant tout ça …


Nous finissons par arrivés dans un village d’Orang Asli, un peuple indigène vivant toujours dans la forêt. Avec le chef du village j’apprends à chasser à la sarbacane. Attention devant !!!
Le mode de vie de ces hommes m’impressionne. La jungle est un milieu si austère et difficile à vivre malgré la richesse des ressources naturelles. Les moustiques omniprésents et agressifs, la chaleur qui vous donne l’envie de prendre une douche toutes les heures, la moiteur infernale qui rend impossible le séchage en décourageraient plus d’un.
Corene se fait piquer à l’épaule par quelque chose. En l’espace de 5 minutes la blessure s’est mise à enfler de manière impressionnante. Nous nous inquiétons et allons voir le chef du village pour lui demander si cela est grave. Après avoir examiner la plaie il sourit et fit signe qu’il n y avait aucun problème. Il appliqua un peu de miel et le tour était joué. Le lendemain la piqûre avait complètement désenflé !


13 juillet 2005 : Perhentians Islands


Les îles Perhentians….Le paradis sur terre. Encore faut il y arriver sains et saufs ! Les deux principales îles des Perhentians ne sont accessibles qu’en bateaux. Et quand la mer en cette période de mousson est agitée, le trajet peut se transformer en véritable expédition navale. Je me souviens encore des bonds que nous faisions à chaque passage de vague manquant de passer par-dessus bord. Le bateau pourtant de taille moyenne grimpait sur les vagues puis s écrasait avec violence sur la surface de l’eau. Nous avions l’impression d’être dans une attraction foraine tellement nous étions trimbalés de haut en bas inlassablement. Impossible de tenir en place. Les éclaboussures qui nous mouillaient sans concession ajoutaient à l’inconfort du trajet. Ce n’est qu’une heure et demie plus tard, nauséeux comme jamais que nous foulons le paradis des îles Perhentians.


Tout y est : les eaux aux couleurs incroyables, la jungle, les plages désertes, le sable blanc fin comme du talc, les bruits mystérieux de la forêt la nuit, les coraux et les poissons multicolores à moins d'un mètre de profondeur ! …Enfin, le véritable pied…La nature à l'état brut.

Après de nombreux coups de pagaies Corene et moi déposons notre kayak de mer sur une plage merveilleusement déserte de Pualau Besar. La plage parfaite… un sable blanc et fin comme neige, l’eau si pure qu’on se croirait dans une piscine. Une large bande de sable bordée par les arbres d’une jungle impénétrable.
La plage parfaite à condition de ne pas faire la même rencontre que moi… Armé d’un masque, d’un tuba et de palmes, je pars à la découverte de la richesse sous marine des environs. Dans quelques mètres de profondeurs des poissons multicolores d’une rare beauté se laissent observer sans complexe. Le spectacle que m’offrent les coraux et les poissons est génial et je me laisse insouciamment emporter dans le monde marin. Lorsque tout à coup une ombre surgit furtivement du récif où je nageais. Un requin adulte d’environ 1m 40 dessinait un cercle à une petite distance de moi. Une apparition frissonnante qui fit monter mon taux d’adrénaline en un rien de temps. J’avais beau me dire qu’il ne s’agissait pas d’une espèce dangereuse, je fis demi tour illico presto vers le rivage en regardant anxieusement mes arrières. Arrivé sur la plage j’étais essoufflé, je venais de rencontrer mon premier requin. Un face à face plus impressionnant que je me l’étais imaginé. Ouf, je me sens mieux sur la terre ferme !!!!


 


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Suite de l'aventure : Thaïlande