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2 août 2005 : Hat Yai
Après les îles Perhentians en Malaisie je suis retourné avec Corene sur l’île de Penang sur la côte ouest. Nous sommes restés quelques jours ensemble avant que je ne prenne la route pour le sud de la Thaïlande. Cette fois ci je décide de prendre le bateau pour revenir au royaume du sourire. De Penang un premier bateau m'amène sur l'île de Langkawi toujours en Malaisie. Puis de Langkawi après quelques jours de repos sous les cocotiers un autre bateau me dépose sur la côte ouest de la Thaïlande dans une toute petite ville nommée Satun. De là j’ai encore pris un bus jusqu’à la grande ville du sud : Hat Yai. Hat Yai n’est rien d’autre qu’une capitale commerciale et un carrefour ferroviaire dans le sud du pays. Elle doit entre autre sa prospérité au flot continu de touristes malais qui viennent profiter des prix bas pratiqués sur les marchés et se distraire dans ses restaurants et ses établissements nocturnes. Pourtant ce manque d’intérêt touristique m’y fait bizarrement rester quelques jours. Hat Yai est finalement un endroit idéal pour s’initier à la vie urbaine thaïlandaise sans tout le lot de touristes habituels. C'est exactement ce que je recherche. Me perdre dans l'authentique… Hat Yai est une ville manquant d’attractions culturelles mais parfaite pour s'engouffrer dans le quotidien des thaïs. Finalement j’y passerai de très bons moments avec des locaux et quelques expatriés australiens. L'endroit où l’on va n’est finalement pas essentiel, c'est la manière dont on voyage qui importe !!!
6 août 2005 : Ko Lanta
En route pour l'aventure… Je rejoins la province de Krabi pour gagner l’île sauvage de Ko Lanta. Ko Lanta est assez facilement accessible depuis le continent. C'est un archipel qui se compose de 52 îles dont 15 appartiennent au parc national marin de Ko Lanta. L’île principale, Ko lanta Yai, la plus grande aussi, est longue de 25 km. Bien que l’on y trouve déjà tous types de logement, l'île est restée relativement sauvage. Elle est peuplée en majorité de pêcheurs musulmans et des collines boisées y moutonnent jusqu’aux plages de sable. Parfait pour les amateurs de solitude et de farniente insouciant !
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10 aout 2005 : Ko Phi Phi
Splendide ! Située à 40 km au sud de Krabi, Ko Phi Phi (pronomcer pi pi) se compose de deux îles magnifiques appartenant toutes deux au parc national de Phi Phi-Hat Nopparat Thara. Véritable paradis tropical de plus en plus touristique, Ko Phi Phi c’est des falaises de calcaire vertigineuses s’élevant jusqu’à 370m est plongeant directement dans une mer aux eaux transparentes. Il y a aussi des petites plages de sables fins d'une blancheur souvent provocante. Partout des récifs où prospèrent une faune et une flore exceptionnelle sont accessibles à la nage depuis le rivage !!!
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Mais dès mon débarquement l'émotion me parvient des ruines encore visibles laissées ici par le terrible tsunami. Mes yeux se mouillent lorsque j'observe la mer d’Andaman… Là bas plus loin… Les îles Andaman Nicobar dans leur écrin de solitude merveilleuse pleurent aussi leurs disparus… Merci mon étoile…
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Sur Ko Phi Phi Ley, l île inhabitée, se trouve l’une des plus belles plages au monde : Ao Maya ou la baie de Maya. Inutile de vous dire que j’éprouvais le besoin d'y aller faire un tour. Spécialement après avoir vu le film « La Plage (The Beach) » qui a été tourné là-bas. Mais voilà en cette période de mousson l’eau de la mer est trop remuante pour laisser les bateaux accéder à la baie. Je me renseigne au petit port de Ban Ton Sai mais tout le monde m’informe qu’aucun bateau ne relie la baie, qu’aucune excursion n’est prévue en raison du temps et de l état de la mer. Je désespère et m'apprête à changer mes plans lorsque je tombe sur un pêcheur thaï. Celui-ci me demande si je veux aller sur Maya Bay. Il m’explique qu’il ne peut m’amener directement dans la baie mais qu’il connaît un passage secret où l'on doit marcher un peu pour atteindre la fameuse plage. Il est prêt à m’y emmener si je le souhaite pour quelques bahts. Je me montre très retissant particulièrement après avoir vu avec quel bateau il a l’intention de rallier l’île. Tout fier il me montre son « longtail boat » une petite embarcation en bois allongée qui a la spécificité de se propulser grâce à une longue tige en bois amovible se terminant par une hélice. Je me dis que ce type doit blaguer. “No no , i can go, no problem, me good driver, i go often”. D'un autre côté c’est peut être vrai... et ce type représente ma dernière chance de rejoindre l île. Après de longues hésitations j'accepte le deal, pas rassuré pour autant.
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Un "long tail boat" sur une plage de Ko Phi Phi
Deux minutes plus tard je boucle mon sac étanche dans lequel j’ai glissé mon appareil photo et notre bateau quitte le petit embarcadère. J'ai des fourmillements au ventre. Lorsque nous atteignons la pleine mer, c'est l'horreur. Notre embarcation s’enfonce dans le creux des vagues à tel point que l'horizon n’est plus visible. Puis le bateau ressurgit au sommet des rouleaux en manquant de justesse de se retourner. Je m’accroche tant bien que mal. L'eau jaillit de toute part et nous fouette le visage. Nous sommes déjà trempés. Pas une seconde de répit pour mon nouvel ami thaï. Concentré à observer les mouvements de l'eau Kwanjaï se tient debout et agrippe fermement d'une main la tige de bois reliée à l'hélice, de l'autre il contrôle non sans difficulté la direction de l’embarcation. Cela dure une éternité. Cette fois c’est trop tard nous sommes en travers, la vague va nous retourner. Kwanjaï remarque l’erreur et donne un violent coup de direction vers la gauche. Mais la vague nous atteint déjà. La pression de l’eau fait basculer le bateau et manque de briser la coque. Mais l'embarcation s’est redressée de justesse grâce au changement de direction in extremis de Kwanjaï. C’était moins une !Nous atteignons enfin l’île et pénétrons dans une sorte de baie enclavée. Malgré les falaises vertigineuses nous encerclant l’eau est encore agitée. Kwanjaï stoppe le bateau au milieu de la baie. Surpris, je lui demande ce qu’il fait et où se trouve le sentier à suivre pour atteindre la plage. Là il me montre du doigt une petite grotte dans laquelle se brisent des grosse vagues. « You swim there, go inside the cave and after going out you can find way to go to the beach ». Je le regarde perplexe. Une nouvelle fois je croix qu’il blague. Mais non ceci est bien le passage secret. Le seul moyen de rejoindre la plage.
Kwanjaï sur son embarcation
Impossible de faire demi-tour, je dois au moins tenter le coup. J’enfile un masque, mon sac étanche en bandoulière et me jette à l’eau. J'arrive à hauteur de la grotte déjà essoufflée par la nage dans l’eau agitée. L’eau est profonde, je n’ai pas pieds mais je constate que la grotte est à moitié submergée et que les vagues s'éclatent avec violence sur les rochers aux alentours. Je continue à m’approcher. Avec précaution je tente de me stabiliser dans l’eau en prenant appui sur des rochers, affaire difficile… Je parviens jusqu à l’entrée de la petite caverne. Je distingue la sortie du tunnel, mais l'eau est trop agitée, le courant m'entraîne entre les rochers, me déstabilise. A l'intérieur de la grotte des rouleaux d’eau s'éclatent avec fracas dans une mousse blanche. Tout cela ne me dit rien qui vaille. Comment faire pour passer la grotte avec ce courant sans se blesser ? Je décide donc d’abandonner l'affaire. C'est bien trop dangereux. Mais voila, à peine ai-je pensé cela qu’une énorme vague me projette à l’intérieur de la grotte. Je ne contrôle plus rien et me retrouve la tête sous l’eau à rouler bouler dans tous les sens heurtant les rochers, au fond de la grotte. C'est l’effet machine à laver ! Lorsque la vague se retire, je peux à nouveau prendre mon souffle et m’agrippe in extremis afin d’éviter que le courant ne me ramène en arrière. Je réalise les deux mètres qu’il me reste à faire juste à temps pour me protéger de la vague suivante. Me voila de l'autre côté, écorché au pied, au genoux et au coude. Mais rien de vraiment grave. Un peu boiteux, je suis le sentier sablonneux à travers la végétation. Cinq minutes plus tard j’arrive au paradis… Seul… !!!...
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Maya Bay est déserte !!!
La baie est d’une beauté inimaginable. Dans un cercle presque entier, des falaises abruptes couvertes de végétation plongent dans une mer turquoise. Et au beau milieu de tout cela, une plage de sable fin et blanc immaculé vous laisse sans voix !
Incroyable ! Incroyable la beauté ! Incroyable de me retrouver seul dans ce lieu où par temps normal des centaines de bateaux débarquent les touristes pour la journée ! Je me sens d'un coup si seul. Comme si je venais de découvrir une nouvelle terre. Sur la plage le vent fort soulève violement le sable. Impossible de rester longtemps. Mais je suis heureux. Je ne me pose même pas la question du retour et du passage dans la grotte. Le risque pris en valait bien la peine. Ah que j'aime l’aventure quand elle m’offre de telles récompenses !!!
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16 août 2005 : Ko Pha Ngan
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Me voilà dans le golf du Siam. Depuis Surat Thani sur le littoral, j'atteins l’île de Ko Pha Ngan en ferry après plus de trois heures de traversée. L’île est située à quelques kilomètres au nord de Ko Samui. Que dire de Ko Pha Ngan ? Un même cocktail tropical de plage de sable blanc, de récifs coralliens et de montagnes boisées. Mais Ko Pha Ngan se distingue par sa popularité auprès des voyageurs à petit budget qui viennent y mener une vie de bohème dans des huttes rustiques en bordure de superbes baies.
C'est ici aussi que se déroule la fameuse « Full Moon Party », la fête la plus dégantée de la thaïlande. A chaque pleine lune des jeunes voyageurs accompagnés de jeunes thaïs se rassemblent sur la plage de Hat Rin à Ko Pha Ngan pour une fête un peu trop arrosée qui ne se finira qu’aux premiers rayons de soleil !!!
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Full moon party sur Hat Rin beach à Ko Pha Ngan
20 août 2005 : Ko Samet
Ko Samet ! Voilà une très bonne surprise. En revenant sur Bangkok je retrouve Milan qui me propose de l’accompagner sur Ko Samet dont j’ignorais l’existence. Ko Samet se trouve dans le golf de Siam non loin de la frontière cambodgienne dans la région de Pattaya. La bonne surprise vient du fait que son statut de parc national l'ait préservé d'un aménagement trop agressif. Du coup, peu de touristes étrangers mais une eau bleue et limpide et du sable cristallin.
Ahhh… Juste ce qu’il me fallait avant d’attaquer le Japon…
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Milan, Ning et moi à Ko Samet
Trop dur !!!
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Suite de l'aventure : Japon