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6 mars 2005 : Ho Chi Minh ville
Good morning Vietnam ! On n’entend plus les hélicoptères. Le pays vit en paix, mais la longue histoire des guerres continue indiscutablement à hanter les esprits. Le régime communiste avait fermé la porte aux touristes et aux investisseurs étrangers pendant près de 2 décennies. Aujourd’hui il accueille de nouveau les visiteurs. Le libéralisme économique et la politique d’ouverture actuelle du Vietnam permet de voyager plus aisément et a déjà créé dans le pays des changements radicaux. Voila donc un pays en pleine transformation qui vient de s’ouvrir et qui possède une civilisation unique et riche ainsi que des paysages spectaculaires. Le Vietnam semble posséder tout ce qu’il faut pour surprendre le voyageur !
La surprise commence par ma rencontre avec ‘’ Miss Saigon ‘’. La plus grande ville du Vietnam avec plus de 5,5 millions d’habitants. Depuis qu’elle est tombée aux mains des forces du Nord Vietnam en 1975, la Miss a changé de nom. Officiellement elle s’appelle aujourd’hui Ho Chi Minh ville en l’honneur du père de la nation Ho Chi Minh fondateur du parti communiste vietnamien. C’est lui que de nombreux admirateurs vietnamiens appellent l’oncle Ho qui va constituer avec le Viet Minh une résistance armée contre les français jusqu’à la victoire de Dien Bien Phu en 1954 et libérer ainsi le pays du colonialisme français. Puis il conduira les affaires du Nord Vietnam jusqu’à sa mort en 1969. Monsieur Ho Chi Minh, c’est un peu l’Atatürk des vietnamiens. Comme c’est le cas d’Atatürk en Turquie, on trouve partout au Vietnam des pancartes, des symboles, des statues à l’honneur de l’Oncle Ho. Dans de nombreux foyers vietnamiens on peut apercevoir un portrait accroché au mur ou une petite statuette exposée sur un meuble.
Aujourd’hui je retrouve mes parents à l’aéroport d’Ho Chi Minh. Que c’est bon de revoir les êtres chers et d’entendre à nouveau le bon vieil accent alsacien. ‘’Ha yo den, Hoppla’’ ! Ils me rejoignent pour un voyage d’un mois du Sud au Nord du Vietnam. C’est Maman qui guidera. Elle a préparé ce voyage depuis septembre 2004. Autant dire qu’elle nous a confectionné un bon petit programme.
Débarquer de Strasbourg à Saigon. Merci le choc. Des -8 degrés de la capitale alsacienne au 29 degrés de la cité vietnamienne bouillonnante baignée dans le vacarme et la pollution, l’adaptation n’est pas toute simple...L’image de Saigon qui me restera gravée, c’est la circulation complètement folle des deux roues. Les rues, les avenues sont noires de scooters et autres engins polluants à deux roues. Le trafic est intense et se résume à un chassé croisé de centaines de mobylettes pétaradantes dont la façon de rouler est assez dingue.
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Le code de la route est ici complètement inexistant !!! Les vietnamiens ont sans doute du hésiter à choisir entre une conduite à gauche ou à droite. C’est pourquoi dans le doute, ils roulent à droite, au milieu mais aussi à gauche sur la voie opposée quand il n’y a plus de place ! Quand ils dépassent ou change de voie, les vietnamiens ne se soucient guère de se qui vient de derrière. Non ici on s’engage sans prêter attention, les autres se chargent de vous éviter en klaxonnant à volonté. En gros chacun roule pour soi même faisant simplement confiance aux autres pour éviter les accrochages. Ça parait étrange comme façon de conduire (moi je la trouve relativement suicidaire) mais il semble que les vietnamiens l’on bien assimilée.
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L’un de mes grands souvenirs d’Ho Chi Minh ville sera notre première tentative de traverser la chaussée. Et oui traverser la route à Ho Chi Minh n’est pour le débutant pas chose aisée. Il faut oublier la façon européenne de traverser la rue. Attendre qu’il n’y ai personne à gauche ni à droite pour s’engager est tout simplement inutile. Car à Saigon comme dans la plupart des villes Vietnamiennes, il y a toujours quelque chose à droite ou à gauche. Vous risquez donc de rester scotché un bon moment sur les pavés du trottoir à attendre la mousson! Un peu à la façon de conduire des Viets, il faut ici se lancer sur la chaussée en plein trafic laissant la multitude de mobylettes vous éviter. Personne ne dira rien, c’est normal de traverser en pleine circulation, et on vous évitera tranquillement sans énervement. En gros vous mettez votre vie entre leurs mains. Ça fait bizarre au début, mais on finit par s’y habituer.
Nous voilà donc en plein cœur d’Ho Chi Minh, Maman, Papa et moi hésitant à traverser une grande avenue tout près du palais de la réunification. Nous ne sommes pas très rassurés voyant débouler de toute part des vietnamiens en scooter et en vespa, le visage masqué par un bandana, telles des hordes de bandits. On se croirait dans « Mad Max ». Des Toyota, des Lada, des Moskvitch et des Volga vrombissent joyeusement de partout. C’est partit on se lance sur la voie. Longue chevelure au vent et fins escarpins aux pieds une jeune employée de bureau se faufile en « Honda Dream ». Une famille à 5 sur une moto semble être bien habituée à ce mode de transport. Ça klaxonne en cœur et en joie. Une vieille dame en « Ao Dai », ces longues tuniques traditionnelles de soie fendues sur les cotés et portées sur un pantalon, s’accroche à l’arrière d’une moto taxi.
Ou la la le trafic s’intensifie brusquement, la circulation se resserre sur nous. Les véhicules nous frôlent de plus en plus. Au dernier moment ça change de file pour nous éviter. Plus que quelques mètres… Une procession de femmes élégamment assises sur leur vespa, coiffées des fameux chapeaux coniques (les « Non Bai Tho"), portant des gants en soie montant jusqu’au coude et la tête enveloppée dans une espèce de serviette pour se protéger du soleil zigzaguent entre les véhicules. La femme vietnamienne semble vouloir protéger sa peau contre le brunissement du soleil. Ici au Vietnam on vénère la peau blanche qui est un critère de beauté. C est pourquoi à longueur de journée nous croisons des femmes habillées en manche longue, et ne quittant jamais leur large chapeau conique. Un cyclo-pousse nous regarde passer en nous saluant d’un sourire.
Ça y est nous y sommes. Nous voilà de l’autre coté de l’avenue !!!
7 mars 2005 : Ho Chi Minh ville
Visite du palais de la réunification, du musée de la guerre, et en soirée le marché démesuré de Ban Thanh ainsi que la cathédrale Notre Dame (Architecture française)
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.................................................Le marché de Ban Thanh
8 mars 2005 : Tunnels de Cu-Chi
A une trentaine de kilomètres d’Ho Chi Minh se trouvent les tunnels de Cu-Chi, vestige de la guerre du Vietnam. Un immense réseau de galeries souterraines creusées pour se défendre lors du complot avec les américains permit au Viêt-Cong de contrôler une grande partie de la campagne avoisinant Saigon. Une visite surprenante qui vous fait découvrir cette ensemble de galeries très très étroites qui comprenaient des entrepôts, des fabriques d’armes, des hôpitaux, des cuisines et des centres de commandement.
Les forces américaines pour parer à la menace du contrôle Viêt-Cong sur une zone aussi proche de la capitale sud-vietnamienne vont tout tenter pour détruire ce réseau. Les américains utiliseront bombes, gaz, défoliant, napalm, essence, et chiens bergers allemands. Mais le Viêt-Cong continuait à survivre tels des taupes dans leurs tunnels. Même lorsque les américains déclarèrent Cu-Chi comme « zone de tir à volonté », les GI s pouvaient tirer sur tout ce qui bougeait, les pilotes pouvaient déverser leur surplus de bombes et de napalm avant de rentrer à la base, le Viêt-Cong résista ! A la fin des années 60 lorsque les américains donnèrent l’ordre à leur B52 d’en finir avec la région de Cu-Chi, il était déjà trop tard, ils avaient déjà perdu la guerre.
La visite de ces abris souterrains rend compte de la résistance, de la ténacité et de la combativité incroyable dont a fait preuve les Viêt-Cong malgré les conditions de vie extrêmement pénible dans ces tunnels et les terribles pertes.....................................
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..........................................Des galeries vraiment très étroites
9 mars 2005 : Delta du Mékong
Loin du bruit et de l’agitation d’Ho Chi Minh ville, loin du musée de la guerre, nous voici sur une espèce de longue barque en bois naviguant en silence sur les innombrables canaux encadrant l’embouchure du Mékong.
Le Mékong offre un spectacle grandiose.
Le fleuve étend ses neuf bras dans un mouvement mi-aquatique mi-terrestre.
Le Mékong étant l’un des fleuves les plus grands du monde, il n’est pas surprenant que son delta soit l’un des plus vaste. Ultra plat sa végétation est luxuriante. Le delta a en fait été formé par les limons du fleuve et ne cesse de gagner du terrain sur la mer par le processus de sédimentation. Du fait de sa fertilité, le sol du delta constitue le ”le grenier à riz” du Vietnam. Ses terres produisent suffisamment de riz pour sa propre consommation et également pour l’exportation. En 1986 lorsque les contraintes liées à la collectivisation des terres sont supprimées, le Vietnam devient le deuxième exportateur de riz après la Thaïlande.Ici on ne marche pas, on vogue.
Dans les environs de la ville de Mytho nous embarquons sur une pirogue puis nous empruntons des dédales de petits canaux. Nous découvrons de part et d’autre des rives, la luxuriance des mangroves, des cocotiers, des bananiers, des manguiers et des orangers.
Le delta du Mékong incarne à s’y m’éprendre, la quintessence de l’eden.
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Plus tard, nous visitons une fabrique de bonbons à base de noix de coco qui pousse ici abondamment. On fait bouillir dans un grand chaudron la noix de coco râpée qui fond tout doucement, une fois qu’elle a la consistance d’une pâte épaisse, on l’étale sur une table et on la coupe en petits rectangles. Une fois refroidis, les bonbons sont enveloppés dans un papier spécial puis emballés. Ça colle beaucoup aux dents mais c’est délicieux !
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Une petite pause dans une ferme d’apiculteur est le bon moyen de goûter un thé au miel bien sur mais aussi de se retrouver étrangement avec un python sur les épaules !!! Brave bête !
C’est aussi l’occasion de découvrir l’incroyable diversité des fruits exotiques du pays. On dégustera par exemple le “fruit du dragon”, l’anone, la banana verte qui est bien mûre et généralement meilleure que la jaune, le durian de la taille d’un ballon de foot et qui a le goût du paradis mais l’odeur de l’enfer (un peu comme le munster quoi !). Ce fruit a une telle odeur désagréable qu’il a été interdit sur plusieurs compagnies aériennes asiatique. On croquera également dans le jaquier, le longan, et bien sur la noix de coco, la papaya, le lychee et le pomelo et bien sûr l’ananas.
10 mars 2005 Cantho
En arrivant dans la ville de Cantho, Papa et moi ne résistons pas à goûter aux spécialités à base de serpents. Faut dire que l’on peut trouver sur la carte des restaurants vietnamiens un peu de tout et n’importe quoi. Les chiens figurent parfois au menu, tout comme le muntjac, la chauve souris, la grenouille, le cerf, l’hippocampe, et les ailerons de requin. La chair de serpent ressemble un peu au calamar en plus tendre et n’a pas beaucoup de goût. Finalement c’est plus exotique que bon !!! Mais les Vietnamiens y attribuent des vertus médicinales et aphrodisiaques. Il est d’ailleurs très facile de se procurer une bouteille de vin de riz dans lequel macère un cobra ou une autre espèce de serpents.
A Cantho nous découvrons de nombreux marchés flottants. Mais ils sont tout à fait particuliers et bien différents de ceux que l’on peut voir en Thaïlande. Par exemple , il n’y a pas de petites embarcations en bois se faufilant dans d’étroits canaux. A Cantho comme dans tout le delta les marchés flottants sont installés aux endroits où le fleuve est large. Il n’y a presque pas de bateaux à rames. La plupart sont des bateaux à moteur qui transportent de grandes quantités de marchandises. Les habitants ne viennent pas faire les courses. Ce sont les commerçants et les marchands qui achètent ou font des échanges avec les producteurs des marchandises dont ils ont besoin ou qu’ils iront revendre en ville.
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10 mars 2005 Chau Doc
A 10 mn de la frontière Cambodgienne se trouve l’agréable ville de Chau Doc qui compte d’importantes communautés Chinoise, Cham et Khmer. A 6 Kms de Chau Doc s’élève un petit piton rocheux de 260m d’altitude : le mont Sam. Il s’agit d’un lieu de pèlerinage chinois piqué de nombreux temples et pagodes et constellé de petits oratoires creusés dans la roche. L’ascension du Mont Sam devrait déboucher sur un joli panorama, mais ce soir là l’air était trop laiteux pour apercevoir le Cambodge.
En contrebas à perte de vue un horizon de rizières à ras de terre décline tous les tons de vert en une partition humide d’une infinie douceur. Seuls reliefs sur cette pelouse de jade de solides maisons sur pilotis hérissées de grands filets, auxquelles on accède par de redoutables ponts suspendus. C’est également dans la région de Chau Doc que l’on pratique la pisciculture. Une activité qui représente environ 15 % de la production de poissons au Vietnam. On élève le poisson jusqu’à la taille de vente (env. 1kg) et on le nourrit avec une espèce de pâte de céréales, de légumes et d’abats de poisson. Il est tout à fait étonnant de naviguer entre ces maisons flottantes en équilibre sur des bidons vides. Ces maisons qui se déplacent sur l’eau sont à la fois un logis et un gagne pain. En effet sous chaque maison flottante se trouvent des grandes nasses dans lesquelles sont élevés des poissons qui se nourrissent de restes de cuisine. Une pêche à portée de main ! Voila un système ingénieux !
12 mars 2005 : Mui Ne
Fermez les yeux… Ouvrez les ! Nous voici allongez dans le sable sous les palmiers que la brise fait doucement balancer. Nous sommes sur la cote sud du littoral du Vietnam sur la paisible plage de Mui Ne. Où sont les rizières, les mobylettes et les montagnes couvertes de végétations ?
Fermez les yeux… Ouvrez ! Nous sommes cette fois en plein milieu d’immenses dunes de sable blancs digne du grand désert africain. Le vent violent nous projette le sable dans les yeux. Tout autour le paysage est des plus arides et secs. Un endroit d’une grande beauté. Mais sommes nous toujours au Vietnam ? Des dunes de sable au Vietnam ? Je n’ai pourtant pas abusé du Ruou Can, le fameux alcool de riz. Nous sommes bien au Vietnam, dans la province de Binh Thuan, la plus aride du Vietnam proche de Mui Ne. On est bien loin de l’image typique et du cliché traditionnel que l’on a des paysages Vietnamiens. Voila plutôt une belle et étonnante surprise ! Sur ces dunes que le vent sculpte inlassablement, des gamins viennent vous prêter leur planchette en plastique pour quelques dongs, afin de surfer ou glisser sur le sable ! Fun assuré !
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14 mars 2005 : Dalat
Fermez les yeux… ouvrez les ! Nous voici à plus de 1400 m d’altitude après une bonne journée recroquevillés dans un bus vietnamien. Nous sommes à présent dans les hauts plateaux du centre du Vietnam. Là encore des paysages bien différents. La diversité des paysages du Vietnam que je ne soupçonnais pas du tout ne cesse de m’étonner agréablement ! Et bien sachez le donc, le Vietnam est bien loin d’être uniquement un pays de jungle et de rizières…
Ici à Dalat, c’est un climat tempéré, des paysages de montagnes douces, d’innombrables cours d’eau, lacs et cascades. C’est ici au sein de cette nature agréable dans la ville de Dalat surnommé autrefois ’le Petit Paris’ du Vietnam que beaucoup de Vietnamiens viennent passer leur lune de miel.
Les environs de Dalat réservent de belles surprises et sont fort intéressants pour qui veut découvrir la vie campagnarde. Tout, absolument tout, pousse sur ces plateaux fertiles.
Vroumm vroumm ! René un de ces fameux guide en moto épris de liberté allume sa vieille moto russe. Ces motos guides sont surnommées les ‘’easy-riders’’ et sont réputées pour leur bon service. Nous avons demandé à René de nous montrer les alentours de Dalat. Je m’agrippe donc à notre nouveau guide tandis que Papa et maman tentent de suivre l’allure imposé par notre ‘’easy-rider’’ sur leur petit scooter.
Voila une belle façon de découvrir librement et de prendre contact avec la population locale dans les cultures de thé, de café, dans les plantations de roses, d’oignons, dans les vergers exotiques, dans les ateliers de confection de pâte à riz, les élevages de vers à soie et les entreprises de tissage. Sans oublier la visite de pagodas et d' innombrables cascades.
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15 mars 2005 : Paradise beach bungalows, environs de Nha Trang.
Vous nous en voudrez pas mais nous faisons une petite halte dans cet endroit magnifique pour nous baigner dans la mer de Chine méridionale.Que demander de plus !!! A environ 50 km au nord de Nha Trang se trouve une magnifique plage en arc de cercle au sable blanc comme la craie et l’eau azur. Le village avoisinant possède encore une activité de pêche des plus traditionnelle.
Ah, la mer, la plage, le soleil….
19 mars 2005 : Hoi An.
Inutile d’essayer de rester plusieurs jours à Hoi An, on y reste quoi qu’il arrive. Voilà sans doute la ville la plus séduisante du Vietnam. Au centre du pays, à 30 Kms au sud de Danang, la petite ville portuaire de Hoi An est pittoresque. Connue sous le nom de Faifo elle fut du XVIIème au XIXème siècle l’un des principaux ports internationaux d’Asie du Sud Est.
Il s’agissait d’une étape incontournable pour les marchands hollandais, portugais, chinois, et japonais. Aujourd'hui Hoi An respire encore ce parfum d’histoire et son patrimoine est très bien conservé. Classée au patrimoine de l’Unesco, c’est un véritable bonheur que d’arpenter les rues de la vieille ville qui (merci la bonne idée) sont interdites aux engins motorisés.
Peu touchées par la guerre du Vietnam, les ruelles d’Hoi An sont encadrées par de nombreux bâtiments en bois antérieurs au XIXème siècle qui donne un charme suranné à la ville. C’est un véritable plaisir de flâner dans les rues calmes (chose rare au Vietnam !...) entre les maisons musées, les boutiques d’artisanats, les galeries d’art, les pagodas, les temples viets et chinois et les ponts sur les canaux.
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Et si la balade vous ennuie, vous pouvez louer une bicyclette et aller vous baigner dans la mer toute proche.
Ou alors allez faire du shopping dans les innombrables boutiques de tailleurs. En effet Hoi An compte comme spécialité la confection sur mesure. Un paradis pour les amateurs de shopping.
Plus de 200 boutiques de confection exposent toutes sortes de tissus et vous réalisez une nouvelle garde robe sur mesure pour à peine plus que le prix de l’étoffe. Et tout cela est réalisé en quelques heures ! Vous entrez dans la boutique, indiquez à l’aide d’une photo de magazine de mode ce que vous souhaitez, choisissez le tissu (soie, coton, laine, fibres synthétiques…), subissez une séance de mesures dans les règles de l’art et le tour et joué. Revenez quelques heures plus tard pour essayer vos nouveaux habits. C’est si simple, rapide, bien fait et peu cher (10 dollars pour un pantalon, 6 pour une robe, 50 pour un ensemble costard avec une chemise !!!). Attention il vous faudra sans doute acheter une valise supplémentaire pour caser tous vos achats car vous ne pourrez pas résister à acheter, acheter, acheter…… !!!
Je sens que je viens d’en envoyer plus d’un au Vietnam !!!
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Suite de l'aventure : Vietnam Nord