Commençons par la fin :

En Mars 2008 ...LA victoire du principe de précaution

 

et maintenant, le dossier :

Dossier Des Amis du Nau

Nature Architecture Urbanisme

Depuis la réalisation de ce dossier en octobre 2006, de nombreuses informations nouvelles sont apparues sur le net, en particulier à travers l’organisation NEXT-UP qui réalise un important travail et dont le site est très complet. Un court film alerte sur les risques sanitaires et le syndrome des micro-ondes.

Les problèmes liés à l’implantation sur les églises s’amplifient.

Un récent projet de loi propose d’interdire les implantations à 100m des écoles, tout en divisant par 100 la puissance d’émission admise.

 

LES ANTENNES DE L’EGLISE ST NICOLAS

Notre Association à pour vocation d’informer le plus complètement possible ses adhérent et le public sur tous sujets relatifs à l’environnement et la qualité de vie au Pouliguen. C’est dans cet esprit qu’a été réalisé ce dossier car certains aspects des problèmes posés par ces installations ne sont pas connus de tous. Notre Association ne prétend pas détenir une vérité : ce dossier est seulement la mise en forme d’informations diverses réunies par nos adhérents. Un dossier du même ordre sur la ZAC vient d’être pris en compte par Mme Ollin, Ministre de l’écologie et du développement durable ainsi que par Mr le Préfet.

Faisons confiance aux opérateurs pour défendre les aspects positifs de leurs installations, nul doute qu’ils soient nombreux. Par contre, le public doit avoir la plus large information possible pour être en mesure de se forger une opinion.  Dans ce domaine comme dans celui des éoliennes ou encore dans celui du chemin de fer au 19ème siècle et d'une manière générale face à la mise en oeuvre de toute nouvelle technologie  il y a des avantages et des inconvénients, donc une prise de risques qu’il convient de maîtriser.

LES FAITS AU POULIGUEN

Le 11 octobre 2006 notre Association était contactée par plusieurs Pouliguennais, certains étant adhérents de l’Association, et d’autres ne l’étant pas. Tous étaient choqués de découvrir que des dispositifs techniques venaient d’être installés tout autour du clocher de l’église. Ils n’avaient connaissance d’aucun panneau d’arrêté de travaux, d’aucun débat de Conseil Municipal ni d’aucune concertation ou information.

Nous rendant sur les lieux, nous avons pu prendre des photos et constater qu’il semble s’agir d’antennes de station de téléphonie cellulaire.

 

    

 

 

Le 13 octobre ces antennes étaient peintes en «camouflage », ce qui apporte une certaine amélioration à l’impact visuel.

 

   

 

 

VUE SATELLITE

Une zone d’habitat dense comportant entre autre 2 écoles dans la zone des 100 mètres de distance aux antennes.

 

 

 

Le 14 octobre 2006, la presse locale publiait un article : article de Presse Océan

Le 20 octobre 2006, l’Écho de la presqu’île publiait un important article. qui a fait beaucoup de bruit.

Dés le soir même, circulait dans des commerces un tract que beaucoup ont cru émaner de l’évêché.

En fait, plusieurs témoins disent avoir vu le Maire le distribuer lui-même.

 

 

 

LES CONSEQUENCES POTENTIELLES DE CES ANTENNES

L’installation ne serait qu’un « essai d’intégration », pourtant le risque n’est pas seulement lié à l’impact Architectural, et les conséquences d’une telle décision pourraient être nombreuses.

 

CONSEQUENCES POTENTIELLES AU PLAN SANITAIRE

 

L’ONG NEXT-UP explique sur son site les risques sanitaires qu’elle appelle « le syndrome des micro-ondes ».

 

L’OMS, l’Europe et les états dont la France ont fixé des limites strictes à l’exposition humaine aux radiations électromagnétiques.

En France, ces limites sont fixées par la circulaire  Ministérielle du 16 Octobre 2001 et le décret du 3 Mai 2002.

Le seuil est fixé à 41 Volts par mètre (V/m) pour le GSM 900 MHz,  58 V/m pour le 1800 MHz. ( 61 Volt par mètre pour les fréquences UMTS de 22OO MHz.)

La circulaire prévoit en outre que les locaux sensibles devront être éloignés d’au moins 100m, et note qu’en de nombreux cas elle a été portée à 300m.

Pourtant de nombreux pays ont fixé des limites 10 fois plus basses.

Salzbourg :  0,6 volts/ m.

Luxembourg :     3 volts / m.

Suisse :         4   volts / m.

Toscane:       6  volts / m.

Russie :         6  volts / m.

(Pour l’exemple, un porteur de pacemaker ne doit pas subir plus de 3 V/m, et il en est de même pour tout matériel électronique médical : défibrillateurs, implants cochléaires, etc..)

 

 

 

NATURE DES RISQUES SANITAIRES POSSIBLES

 

De nombreuses études sont toujours en cours. Elles font état de risques potentiels de tumeurs au cerveau et autres cancers ainsi que de modifications de l’ADN, d’affaiblissement de la barrière hémato encéphalique, d’altération du réseau micro tubulaire, etc.. survenant avec des niveaux de champs radio électrique bien inférieurs à ceux admis par la réglementation Française. Il existerait aussi des risques de trouble psychiques (difficulté d’attention, irritabilité, difficulté de mémorisation, perte de sommeil, etc…).

En particulier, William Stewart, du National Radiological Protection Board britannique (NRPB), a publié deux rapports : en 2005, il dit que, sans doute, les risques ont été sous-estimés . Il s’appuie sur des recherches internationales dont on ne parle pas en France. Ce sont principalement quatre études.

 

·  Le TNO, l’équivalent hollandais du CNRS, a étudié les effets d’expositions courtes à des champs de radiation de 0,7 volts par mètre, inférieurs à ceux que subissent les riverains d’antennes relais : certaines personnes exposées ont connu des maux de tête, nausées, difficultés à se concentrer…Une « nouvelle pathologie » est reconnue en Grande-Bretagne et en Suède, mais pas en France : l'électro-hypersensibilité ou EHS.

 

·  Une étude de l’Institut suédois de médecine environnementale Karolinska a par ailleurs montré qu’au-delà de dix ans d’utilisation du téléphone mobile, le risque de développer un neurinome de l’acoustique — une tumeur du nerf auditif  — est multiplié par quatre.

 

·  Il cite le programme de recherche européen Reflex qui a analysé sur des cellules animales et humaines les effets des champs électromagnétiques à des valeurs inférieures à la réglementation actuelle. Résultat : ces champs électromagnétiques provoquent une altération de l’ADN. Laquelle favorise ensuite le processus de cancérogenèse.

 

·  A partir de l’analyse des dossiers médicaux de patients sur une dizaine d’années, des médecins Allemands ont noté une augmentation sensible des cas de cancer dans un périmètre de 400 m autour d’une antenne relais. Cet appel de Fribourg a été signé par 1200 médecins Allemands.

Des comités scientifiques tentent d’alerter les autorités et le public : voici un exemple de rapport.

Pour la petite histoire, nous avons même trouvé une théorie qui impute la raréfaction des moineaux anglais aux rayonnements des relais de téléphonie : « le moineau de Londres, abandonne l'élevage de sa progéniture dans un champ électrique de 4 V/m. Les mêmes effets des champs électriques à hautes fréquences sont connus sur le bétail à partir de champs électriques de 0,6 V/m. »

 

 

Le propos de notre Association n’est pas de dramatiser en nous étendant sur ces risques potentiels, mais nous avons été étonnés de découvrir à cette occasion l’ampleur de la polémique mondiale sur ce sujet.

 

Pourtant le discours des autorités rappelle beaucoup celui sur l’amiante : « aucun danger n’a été prouvé dans les limites fixées »

Nous en concluons que la science ne sait pas tout et que le principe de précaution s’impose.

 

Force est de constater que c’est  bien parce qu’il existe des risque sanitaire potentiels que  tous les états ont  imposé des restriction.

Mal heureusement, ces restrictions ne constituent pas une garantie contre les risques (les limites normatives varient dans un rapport de 1 à 10 selon les pays).

 

Voici la position de « Droit Pratique » :

« Le principe de précaution, pourtant inscrit dans la Constitution, ne semble pas vraiment être mis en œuvre sur ce sujet par les gouvernants. La France ne s'aligne pas sur les normes les plus protectrices en vigueur dans d'autres pays européens, les études demandées par l'Agence française de sécurité sanitaire (AFSSE), organisme officiel, semblent sujettes à caution de la part des scientifiques eux-mêmes… Il faut dire que les enjeux économiques ne vont pas dans le même sens que les enjeux de santé publique. »

 

Et celle de « QUE CHOISIR » N°442 de novembre 2006 :

« Les inspecteurs de l’IGE et de l’IGAS ont dressé un réquisitoire impitoyable qui discrédite l’ensemble des travaux d’expertise de l’AFSSET (Agence Française de sécurité sanitaire de l’Environnement et du Travail )».

Dossier NEXT-UP relatif a l’AFFSET

 

NEXT-UP rapporte sa mise en cause de la crédibilité du Directeur Scientifique de l’OMS.

 

Lettre ouverte de Robin des toits à l’AFOM : le cas s’aggrave.

LES ASSUREURS ONT PRIS LEURS PRECAUTIONS

Le métier des compagnies d'assurance est d'assurer seulement les risques imprévisibles : aucun opérateur n’accepterait de montrer son assurance responsabilité civile..et pour cause : les assurances rechignent à les couvrir. Si des actions massives de demande en réparations étaient produites à l’encontre des opérateurs, que se passerait –il ?

·         « Sont exclus de l'assurance, tous les dommages causés directement ou indirectement, résultant de ou liés de quelque manière que ce soit aux champs électromagnétiques (CEM)… »(AGF resp. civile entr. AD1005FR06.02 division C, exclusion, &: i, j, k).

·        Le film de Joaquina Ferreira « sommes nous tous des cobayes ? » précise que les assureurs refusent dorénavant d’assurer les opérateurs de téléphonie mobile. (lien en fin de document)

 

CONSEQUENCES POTENTIELLES AU PLAN LEGAL

·        L’ église du Pouliguen se trouve en zone protégée ZPPAUP et l’Architecte des Bâtiments de France doit nécessairement donner son avis. Il nous confirme avoir été consulté par le Maire et affirme donner son avis.  Le Maire en revanche affirme que c’est Orange qui va consulter l’ABF et qu’ « on laissera faire les choses». Alors, quel  est cet avis de l’ABF ?

·        Il existe d’autres procédures légales qui devront être suivies.

·        "l'antenne est implantée à des fins commerciales, alors que la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat prévoit que les communes propriétaires des églises ne peuvent les affecter qu'à l'exercice du culte. »

·         Non respect de la recommandation de la circulaire Ministérielle du 16 Octobre 2001 préconisant qu’il n’y ait pas d’établissement sensible dans un rayon de 100 mètres. (bâtiments sensibles = crèches, écoles, maisons de retraite, hôpital). la même recommandation reconnaît que de nombreuses installations ont été repoussées à 300m de ces sites.

·        Forte fragilité du projet qui est susceptible de recours.

·         Selon la lettre ouverte de Robin des Toits à l’AFOM : « Quiconque signe avec un opérateur un contrat pour implantation d’antennes sans que ce contrat comporte un engagement de respecter un seuil maximal de 3 V/m participe de fait à une violation de la loi. Quiconque signe un même type de contrat sans que celui-ci comporte un engagement de respecter un seuil maximal de 0,6 V/m participe de fait à une mise en danger de la santé d’autrui. »

·         

 

 

CONSEQUENCES POTENTIELLES AU PLAN ARCHITECTURAL

La peinture « camouflage » a apporté une sensible amélioration car l’œil n’est plus directement attiré par la couleurs des antennes.

Malgré cela, les proportions voulues par l’Architecte créateur ne sont plus respectées. L’impact visuel reste existant et nettement préjudiciable.

Exemples d’implantations sur des églises.

 

 

 

CONSEQUENCES POTENTIELLES AU PLAN MORAL

 

o       NON RESPECT possible de la sensibilité d’une partie de la population.

Des catholiques ont déjà assigné les opérateurs utilisant les clochers. Voici les résultats en Angleterre.

Selon Maître Richard Forget, Avocat :

« Des personnes se présentant comme des fidèles catholiques ont assigné mercredi 8 et jeudi 9 juin en justice les opérateurs de téléphonie mobile et cinq communes pour l'utilisation de clochers comme support d'antennes-relais.

"Ces fidèles, soutenus par l'association Robin des Toits, opposée à l'implantation anarchique d'antennes-relais, estiment que la concession d'un clocher à un opérateur de téléphonie mobile trouble le culte", a expliqué Me Richard Forget.

Le trouble pour les fidèles tient selon lui à deux choses: "l'antenne est implantée à des fins commerciales, alors que la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat prévoit que les communes propriétaires des églises ne peuvent les affecter qu'à l'exercice du culte. En outre, une antenne peut permettre notamment de faire passer de la pornographie via l'Internet haut-débit".

 

Quelles seraient les réactions si ces antennes avaient été installées sur un Minaret ?

 
     

o       NON RESPECT du symbole du cœur de ville

Il y a 37000 églises en France et il n’y a aucune raison pour que St Nicolas fasse partie des 700 églises qui hébergent des antennes.

 

o       NON RESPECT DU PRINCIPE DE PRECAUTION 

quand aux risques sanitaires potentiels.

 

o       ABSENCE DE CONCERTATION

-                     - avec la population

-                     - avec les élus - Pas de délibération en Conseil Municipal - Un élu nous dit découvrir ces antennes en même temps que nous. Les élus sont-ils informés des risques potentiels ?

 

Ceci laisse toutes questions sans réponses, entre autres  :

-         Quelle est la nature et la durée de l’engagement communal?
-
         Quel est le bénéfice chiffré pour la commune ?
-      Y aura t’il d’autres opérateurs ?, d’autres installations ? Que décidera la commune si d’autres opérateurs réclament une mutualisation du site ?

-         Y aura-t’il des contrôles réguliers ? Seront-ils contradictoires ? Qui en supportera les coûts ?

 

 

o       « PRIVATISATION » d’un bien public

Cet épisode s’apparente à un nouvel exemple de bien public mis au service d’intérêts privés.

 

LE FUTUR POSSIBLE DE CES PREMIERES ANTENNES

Il serait illusoire d’imaginer que ces installations en resteraient là.

Les opérateurs pourraient rajouter d’autres antennes, ou bien d’autres opérateurs pourraient demander à y placer les leurs : les cas de mutualisation de sites sont fréquent et font partie des accord qui lient les opérateurs.

Voici un exemple d’habitants déçus de constater que l’opérateur a « déchiré le contrat » en rejetant la charte et en installant ensuite de nouvelles antennes: « On ne peut plus avoir confiance  »

 

 

POURTANT, AILLEURS, ON DEMONTE LES ANTENNES

Certains Maires n’hésitent pas à dénoncer les contrats avec les opérateurs. Quelques exemples :

A Six Fours, un jugement sur le principe de précaution.

Grâce et Aix en provence. Ici, ce sont les élus qui font déplacer les antennes.

A Toulouse, un scénario qu’il conviendrait d’éviter au Pouliguen.

SFR contraint de couper une antenne dans le Pas de Calais

Dans l’Yonne

A Concarneau

A St Cyr l’École

A Paris (au moins ils ont une charte, et elle limite l’exposition du public à 2V/m)

Nous arrêtons ici les exemples : il y en a trop.

 

ACTIONS DE NOTRE ASSOCIATION

 

L’Action de notre Association consiste en la collecte d’information la plus exhaustive possible dans tous les domaines, leur mise en forme et leur transmission aux adhérents et au Public.

 

-                     Le 13 octobre nous remettions en Mairie une courtoise demande d’entrevue aux fins d’obtenir plus d’informations : nous n’avons jamais obtenu de réponse.

-                     Nous communiquions à l’Architecte des Bâtiments de France copie de cette demande ainsi que des documents photographiques. Il nous répondait le 25 octobre : « «Je vous informe que Monsieur le Maire a récemment pris contact avec moi-même pour me présenter cet avant projet et les essais de simulation. Je lui transmets mon avis avec les orientations architecturales qui seront en ce qui me concerne à respecter ».

-                     Nous sommes dans une phase active de contacts inter Associations.

 

En raison de l’importance des renseignements qui nous ont déjà été apportés sur le plan local comme national, et en raison de l’implication possible de la santé des habitants, Il nous apparaît que :

·        Ces antennes apporteront une facilité aux utilisateurs ainsi qu’un revenu à la commune, mais pas dans n’importe quelles conditions.

·        Un large débat incluant la population est nécessaire. Les habitants doivent être en mesure d’accepter ces installations en connaissance de cause.

·        Une charte (débattue et négociée) comme il en existe dans de nombreuses communes nous semble nécessaire. Pourquoi les Pouliguennais sans charte seraient ils condamnés à subir un niveau d’exposition aux radiations 30 fois supérieur aux Parisiens ?

·        Le choix d’un emplacement plus judicieux est à considérer (pas d’école dans les 100m). Ne peut on choisir un autre site sans population à 300m ? Il existe des antennes imitant parfaitement les arbres…(au frais de l’opérateur) on pourrait en profiter pour ajouter de vrais arbres à proximité.

 

 

 

Références et liens
Risque sanitaire :

TF1-LCI : Antennes-relais, les études ne franchissent pas nos frontières

Le Monde : débat avec Janine Le Calvez

Le film de Joaquina Ferreira avec voix de Rufus « Téléphonie Mobiles, sommes nous tous des cobayes ? » 52 minutes pour un bon survol du dossier.

Bel exemple de courrier Associatif aux élus (attendre le chargement du PDF)

Un article très mesuré du Monde Diplomatique.

 

Jurisprudence: rejet du recours de Bouygues contre un arrêté interdisant des implantations d'antennes à 300m de zones sensibles 

Selon le site, cette jurisprudence autorise tous les maires de France à voter des arrêtés réglementant l'implantation d'antennes-relais dans leur commune au nom du principe de précaution.

 

AFFSSET Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail :

Son rapport sur téléphonie Mobile et santé 2005

Selon CIARTEME, « Les raisons données par le Pr Zmirou à sa démission du poste de directeur scientifique de l'AFSSE rendent le rapport de cette dernière sur la téléphonie mobile et la santé, déjà critiqué par un fondateur de l'AFSSE André Aschieri, plus que fragilisé. Il en va de même pour la crédibilité des experts. »

Selon que choisir N°442 de novembre 2006, l’ensemble de leurs rapports est discrédité.

ANFR (Agence Nationale des Fréquences)

Publie la circulaire Ministérielle du 16 Octobre 2001 qui fixe les niveaux de puissance et les distances de sécurité.

Cette circulaire « recommande que certains bâtiments, considérés comme sensibles et situés à moins de 100 mètres d’une station de base macro cellulaire, ne soient pas atteints directement par le faisceau de l’antenne.. »

Elle précise que : « Récemment, plusieurs décisions ont été prises localement pour exiger l’éloignement des stations de base à distance des habitations (300 mètres le plus souvent), notamment à la demande d’associations locales. »

 

l'A.R.T. (l'Autorité de Régulation des Télécommunications)

L’avis de l’ART « l’Autorité s’interroge sur la mise en oeuvre pratique des dispositions de l'article 5 concernant les établissements scolaires, les crèches et les établissements de soin situés dans un rayon de cent mètres de l’équipement ou de l’installation radioélectrique. En effet, l’établissement d’une liste de ces sites qui n’est pas disponible aujourd’hui, ne peut être laissé exclusivement à la charge des opérateurs… »

Cet avis indique que pour les lieux sensibles  « la référence à des niveaux inférieurs en certains lieux remet en question la crédibilité des valeurs limites … »

 

L’ASSOCIATION ROBIN DES TOITS

L’interview qui a valu a son Président de risquer 600.000 Euros de condamnation quand les opérateurs l’ont assigné en diffamation. Heureusement, il a gagné son procès. Dorénavant, « Le jugement établit la bonne foi du Prévenu: * il n'est donc pas diffamatoire d'émettre des doutes sur la compatibilité de la téléphonie mobile avec la Santé Publique aujourd'hui. * il n'est pas diffamatoire de remettre en cause l'indépendance des bureaux de contrôle qui mesurent la puissance des antennes-relais. »

(Un spécialiste nous confirme que ces relais sont télécommandés depuis les siéges d’opérateurs).