Un petit peu d'histoire ... une grande histoire


Pleyben est une paroisse primitive de l'ancien diocèse de Cornouaille dont l'origine remonterait au VI ième siècle (Pleys Yben) . Le nom de Pleyben se retrouve sous d'autres formes (Pleizben, Pleiben), mais, dans les anciennes chartes étymologiques, rien ne permet de conclure avec certitude de l'origine de la paroisse et de l'époque de sa fondation.

L'hypothèse la plus plausible est que Pleyben ait une origine monastique. En effet, plusieurs noms de lieux-dits ou de villages évoquent les relations avec des moines voir leur implantation : Le Moustoir (du breton " ar moster " ou " ar vouster " : monastère), Le Cloître Pleyben, Ster ar Manach (" rivière du moine "), Stang an Abbat (" vallée de l'Abbé "), Lanvézennec. Par ailleurs, l'abbaye du Relecq située à Plounéour Ménez possédait des droits en Pleyben ... et les Templiers auraient joué un rôle important : le village de l' Ilisven (" l'église blanche ") serait une ancienne aumonerie et au village de Keranclanff (aujourd'hui nommé Kerlann) aurait existé une maladerie ou léproserie. Pleyben était autrefois l'une des plus vastes paroisses du diocèse. En effet, elle comprenait les territoires actuels de Brasparts (et sa trêve de Saint Rivoal), le Cloître Pleyben (et ses trêves de Lannédern et Lennon), Saint Ségal ainsi que ses anciennes chapelles de Pont de Buis et Port Launay, et la rive droite de Châteaulin (partie nord).
Pleyben était divisée elle-même en " trêves " ou " cordelées " regroupant les villages. A l'origine, il y en avait 9 ramenées à 7. Elles ont perdues, sauf deux, leurs anciennes appellations et sont désormais désignées par le nom de la chapelle qui s'y trouvait.



Les habitants de Pleyben, dont le nombre a dépassé 6000, étaient fiers et indépendants. Ils tenaient à l'honneur de marquer en toute chose une écrasante supériorité sur leurs voisins. Cette tournure d'esprit particulière explique les dimensions quasi-royales de la principale place de Pleyben. Cette attitude s'explique par la richesse d'une terre particulièrement fertile.

Ce n'est qu'au XVII ième siècle que Pleyben apparaît réellement dans l'histoire, notamment par le biais d'une famille très puissante, une des plus illustres de la chevalerie bretonne : la seigneurie de Tréziguidy. Elle a participé aux Croisades, donné à Rennes un Evêque. Un de ses membres a participé aux côtés de Beaumanoir au " glorieux combat des Trentes " lors de la guerre de succession de Bretagne. L'ancien manoir de Tréziguidy se situe à mi-route entre Châteaulin et Pleyben, et domine l'Aulne. Il fût rebâti au XVII ième siècle. Il n'en reste maintenant qu'une petite maison à l'angle gauche de la cour.

Par la suite, Pleyben s'est progressivement acheminé vers son périmètre actuel, son évolution entrecoupée de nombreux événements assurant la trame d'un passé glorieux, mais n'entamant pas réellement l'orgueil de ses habitants qui est remarquablement traduit par la magnificence de son enclos paroissial.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 











Accueil | Histoire | Tourisme | Economie | Patrimoine
Actualites | Contacts | Agenda | Marchés publics | Infos légales