A l'occasion de
la Fête de la science d'octobre 2005,
les élèves de 2°3 ont été à la Cité des Sciences

De la cité des enfants à l'atelier de géologie par Naila YOUDJOU
Manège inertiel par Sandrine GUILMIN, Audray LE COZ et Lucas RISPAIL
Du fonctionnement des poumons aux polyèdres puis à la population mondiale par Remi Bonetti, Lorena CORTISSOZ et Aurélie RICHARD
Du système solaire au marché mondial par Maeva BISSON et Liliane CISSOKO
De la cité des enfants à l'atelier de géologie :
. En arrivant j'étais étonnée par l'immensité de cet endroit, tout était si grand qu'on avait peur de se perdre…
En premier, j'ai visité avec quelques amies, la cité des enfants, c'était en quelque sorte une façon de se rappeler notre enfance ! C'était très beau, il y avait un atelier sur les accidents de voitures, il y avait une voiture où l'on voyait des personnes, on pouvait voir l'effet de l'accident sur eux. Il y avait aussi des exercices sur les dangers à la maison comme le feu, les produits ménagers, les médicaments : certains objets peuvent être très dangereux pour les enfants, car ils touchent et goûtent à tout et les conséquences peuvent être graves.
Ensuite je suis allée voir l'aquarium, il y avait à l'intérieur un paysage semblable à celui de l'océan avec de roches, du sable des algues. Il y avait plusieurs sortes de poissons, certains étaient très beaux tandis que d'autres extrêmement moches comme le Pagellus acarme très gros avec des yeux globuleux ! Il y avait aussi des oursins de toutes sortes, des étoiles de mer orange et rouge, il y en avait une très particulière car elle était bleue, il y avait aussi des crabes et des murènes… Sur le mur voisin, un poster montrait la durée de vie des déchets qu'on jette sans s'en faire...
J'ai aussi visité l'atelier technique où j'ai vu une fontaine turbulente : c'est un système ou la simplicité et la perfection initial engendrent le chaos. La fontaine était très jolie : c'était des pots qui tournent grâce à l'eau versée à l'intérieur, une goutte dans chaque pot les faisait tourner constamment. Dans le même atelier, il y avait une exposition de voitures anciennes, elles étaient très belles, on avait le droit de montrer dans quelques unes et c'est un très bon souvenir.
Il y avait aussi un immense atelier sur la lumière, j'y ai découvert l'importance de la lumière pour le monde : elle aide à réchauffer la planète. L'œil nu ne peut pas voir toutes les ondes lumineuses, il existe des objets spéciaux pour cela. Il y avait un endroit où il y avait beaucoup de miroirs, c'était une sphère je crois, ça faisait peur parce qu'on se voyait en millions de fois et quand on regardait en bas, on avait l'impression qu'on allait tomber dans le vide.
Mon préféré est l'atelier de géologie à partir d'aliments :
=> On prend un bocal qu'on remplit d'eau, on met ensuite une couche de haricots rouges, une de riz , une de haricots blancs et une de lentilles : les aliments modélisent les strates de sédiments au fond de l'océan.
=> Les sédiments s'entassent en couches superposées. Si des montagnes se forment, les couches sont compressées, elles se plissent en hauteur dans les roches, comme l'ont montré des bonbons longs (langues) mis les uns sur les autres jusqu'à ce qu'ils forment des strates (il faut qu'il y ait différentes couleurs).
=> On prend une crêpe, on y étale du nuttela, du miel et on y pose une pierre. Quand on a penché la crêpe, le miel a coulé vite, le nuttela plus lentement que le miel et la pierre non mais si on laisse la pierre penchée, celle-ci bougera dans très longtemps : c'est la différence entre l'échelle des temps biologique et l'échelle des temps géologique.
=> On met des carrés de sucre en carré puis on les asperge d'eau pour modéliser la pluie : l'eau enlève le sucre en premier aux limites des morceaux. Dans la nature, c'est ainsi que les failles s'aggrandissent.
=> Quand on compresse horizontalement un pot de yaourt plein, on voit une faille naître à sa surface, c'est exactement le même phénomène que dans la nature : quand les roches se cassent, ça crée des failles perpendiculairement à la compression.
Cet atelier est en effet mon atelier préféré car j'ai appris que la géologie peut être une chose très simple si on sait la comprendre sans se contenter des apparences.

Manège inertiel :
Dans tous ces ateliers celui que nous avons préféré se trouve dans la partie mathématique. Ce manège très particulier s'intitule le manège inertiel. Ce manège reproduit ce que nous vivons chaque jours sans nous en rendre compte. En effet, bien que la terre tourne autour du soleil et sur elle-même, nous n'avons nullement le sentiment de tourner. Pourtant nous sommes soumis à une force produite par cette rotation. On doit cette découverte au mathématicien français Coriolis par le seul calcul.

Gaspard-Gustave Coriolis (21 mai 1792 - 19 septembre 1843)
Mathématicien et ingénieur français enterré dans le cimetière de Montparnasse, il est le fils de Jean-Baptiste-Elzéar Coriolis et Marie-Sophie de Maillet. Il a grandi à la cour de Louis XVI. En 1808, il se présenta au concours de l'école polytechnique où il finit second. Un bon classement de sortie lui permit d'intégrer le Corps des Ponts et Chaussées. Après la mort de son père, il accepta un poste d'enseignement à l'École polytechnique en 1816. En 1832, il prit place à l'académie des sciences.
Le manège inertiel est un espace clos qui tourne sur lui-même à 5 kilomètre/heure, une personne se trouvant à l'extérieur dicte les consignes à suivre. Lorsque l'appareil est en marche, il fallait suivre un circuit tracé en pointillets au sol (photo ci- dessus) et lancer des balles en mousses. Nous avons pu constater que nous ne marchions pas droit et que les balles étaient déviées vers la droite. Si une personne extérieure à l'expérimentation du manège inertiel, observait cette scène, elle verrait le lanceur tourner avec le manège et la balle aller droit.
Cela nous a plus car nous avions la sensation de perte d'équilibre, qui nous a montré que si la terre tournait plus vite nous aurions la sensation constante de ne pas pouvoir tenir debout. De plus nous avons apprécié car le manège inertiel est une représentation miniaturisée de l'environnement dans lequel nous vivons, c'est-à-dire notre planète Terre.

Du fonctionnement des poumons aux polyèdres puis à la population mondiale :

ça fonctionne comme ça des poumons ?
La cage thoracique se dilate sous l'action des muscles intercostaux et les poumons suivent collés par les plèvres !

enfin de la géométrie qui me plait !

Octaèdre à 8 faces

Pyramide de tétraèdres à 4 faces

Icosaèdre à 20 faces triangulaires :

un ballon de foot c'est un icosaèdre tronqué
L'atelier qui nous a le plus plu est celui de "La Population Mondiale... et moi? " On avait le choix entre différentes langues, avec un passeport offert. Son but était faire prendre conscience aux gens de la quantité d'êtres humains sur terre et du risque que, au bout d'un moment, les ressources naturelles ne soient plus suffisantes.
- En 1750, 1 nouveau né sur 4 mourait en France dans sa première année. Aujourd'hui il n'en meurt plus qu'un sur 200. Mais dans les pays pauvres un nouveau né sur 15 meurt encore avant d'atteindre un an, un enfant sur onze avant ses cinq ans contre un sur cent quarante trois dans les pays riches.
- 40 % des naissances dans le monde ne sont pas enregistrées.
- En 2005, un milliard et demi de femmes sont en âge de procréer, aussi des enfants naissent chaque seconde, soit 350 000 nourrissons chaque jour.
- Chaque femme pourrait avoir 15 enfants si on considère la possibilité de 2,5 naissances au cours de leur vie de fertilité en moyenne, mais, de tout temps, le nombre moyen d'enfants par femme n'a jamais dépassé 7. Il était de 5 ou 6 en 1990.
- 2,5 enfants par femme fait plus que remplacer les générations : la population pourrait croître jusqu'à atteindre 17 milliards en 2100.
Les recensements, effectués maintenant dans presque tous les pays du monde, permettent de connaître le nombre d'habitants de notre planète... à quelque 200 millions près. Mais, dans le monde entier, 40% des naissances ne sont pas enregistrées. En renseignant sur les âges, les professions, les conditions de logement et de transport... ils offrent une photographie instantanée et exhaustive d'une population. En France, le premier a eu lieu en 1801. Celui de 2004 s'étale sur 5 ans et recense une fraction d'entre nous chaque année. Combien serons-nous demain ? Pourquoi ? Comment me situer parmi les 6,5 milliards d'humains qui peuplent aujourd'hui la planète ? Cette initiation à la démographie traite aussi du vieillissement des populations et des migrations
En me dirigeant vers cet atelier, mes yeux ont été attirés par le compteur qui indique les variations du nombre de personnes vivant dans le monde, en direct : chaque seconde il y a 2 personnes de plus sur Terre. Le 15 octobre, jour de la sortie, à 10h30, le compteur indiquait 6 473 760 000 habitants. Puis j'ai pris un "passpop", passeport magnétique à insérer dans les consoles pour que les données démographiques se basent sur ma date de naissance. Ainsi, j'ai pu découvrir que 129millions de personnes étaient nées la même année que moi, en 1990 et que 92% sont encore vivants. Il n'y a pas les mêmes chances de survie partout, Cette même année, nous étions déjà 5,3milliards sur Terre et que la population est actuellement x 1,5.
Un compteur de population mondiale

Chaque seconde, il y a deux êtres humains de plus sur terre
Plus étonnant encore, il me reste un minimum de 58,6ans à vivre, la mortalité allant encore baisser. Par rapport au reste de la population, je suis plutôt jeune, 72% est plus âgé que moi. Mais je n'ai pas consulté uniquement des infos me concernant. La population a été multiplié par 6 en 2siècles, et nous pourrions être 10milliards en 2100. Aussi, en 2050, les plus de 65ans seront 10 fois plus qu'en 1950 et la répartition de la population sera différente, le poids démographique de l'Europe aura encore diminué tandis qu'un homme sur 5 sera africain. J'ai trouvé très interessant de connaître le passé et l'avenir démographique du monde, et amusant de me comparer au reste de la population. Mais je dois avouer que tous ces chiffres sont bouleversants et me donnent le vertige !

Système solaire :
J'ai appris que les galaxies ont des points communs : ce sont toutes d'immenses groupements d'étoiles et de planètes, qui peuvent contenir jusqu'à 100 milliards d'étoiles. Les astronautes les classent suivant leurs formes : les spirales, les irrégulières et les elliptiques.
Nous avons vus, Liliane et moi, que les étoiles sont des gigantesques boules de gaz qui sont 100fois plus grandes que la Terre mais 1000fois plus massive. Elles tournent rapidement et elles produisent une énorme quantité de lumière créée par leur matière qui est comprimée dans le cœur des étoiles.La chaleur peut atteindre plusieurs millions de degrés.
chaque seconde ,dans le cœur du soleil , des millions de tonnes d'hydrogène se changent en millions de tonnes d'hélium. Une partie de l'hydrogène se transforme en énergie qui s'échappe de la surface du soleil sous forme de lumière ; c'est avec cette lumière que le soleil nous éclaire.
L'ensemble des étoiles, du soleil, des planètes captives s'appelle le système solaire (la représentation du système solaire était la décoration du niveau ).Pour mieux déterminer les distances dans le système solaire il y avait une séance de 30minutes avec une hôtesse que expliquait la 3ème loi de Kepler qui dit que si pour une des planètes on connaît sa distance au soleil et la durée de sa révolution on peut déduire la distance de toutes les autre planètes par rapport au soleil, en mesurant la durée de leur révolution.
Ensuite nous sommes allées voir un atelier qui montrait les étapes d'une éclipse solaire : il y avait une manette a tourner qui montrait le processus de l'éclipse. La couronne du soleil n'apparaît que lors des éclipses.
Après, Maeva a testé une balance qui nous disait notre poids sur Mars, Vénus, la Lune et la Terre. Je ne vous dis pas la différence !
Dans la partie dédiée à la Terre, il y avait des maquettes représentant la croûte terrestre, sa structure , un fossé d'effondrement et ses failles. Les continents terrestres actuels ne formaient qu'un seul continent "la Pangée" il y a 4 milliards d'années : il y avait une maquette où l'on pouvait à l'aide d'une manivelle déplacer les continents pour voir comment et jusqu'où ils se sont déplacés. Par exemple, 2 plaques continentales s'écartent et créent l'agrandissement du fond de l'océan Atlantique : 3,5cm est la distance annuelle que prennent l'Amérique et l'Afrique de nos jours.
Avec le peu de temps qui nous restaient, nous sommes allées à l'extérieur où il y avait un marché du monde. De plus j'ai vu des femmes africaines qui était en train de préparer un plat traditionnel, avec des instruments de cuisine qui étaient eux aussi traditionnelles .Il n'y a qu'une chose que j'aurais voulut faire et que je n'ai pas faite, c'est faire l'oiseau comme dans le rêve d'Icare : dans le hall, un visiteur était allongé dans une sorte de sac ailé attaché au plafond, ce qui était impressionnant.
C'était une sortie agréable et enrichissante du point de vue social et culturel.