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TPE : |
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I :
Vérification expérimentale : II
: Le cycle du carbone n'est plus en équilibre : |
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III
: Conséquences climatiques de l’augmentation de CO2
dans l’atmosphère |
L'effet de serre est un phénomène qui existe depuis que la Terre existe. Il est créé à 55% par la vapeur d'eau atmosphérique, il maintient la planète à 15°C en moyenne au lieu de -18°C. Sans lui il n'y aurait pas de vie sur Terre.
Ce qui est anormal est l'ensemble des modificalions actuelles. Le siècle dernier, la température a augmenté de 0,8 °C, alors qu'elle n'avait évoluée que de 3°C en 20000ans. Pourquoi cette soudaine montée de la température ?
Nous présenterons dans une première partie les expériences que nous avons menées pour étudier les relations d'une plante vis à vis du CO2 du milieu de culture puis nous enchaînerons sur les liens entre les forêts et la quantité de CO2 dans l’atmosphère. Nous vous présenterons ensuite les conséquences de cette augmentation de CO2.
I: Vérification expérimentale :
1) Comment obtenir du CO2 pour l’étudier ?
| Matériel : - Craie calcaire : carbonate de calcium CaCO3. - Acide chlorhydrique - Un tube à essai muni d’un bouchon relié à un tuyau. - Un tube à essai. - De l’eau de chaux |
Protocole : On verse de 400 mL d’une solution d’acide chlorhydrique à 0,5 mol.L-1 dans un erlenmeyer qui contient 10 g de craie en poudre. La réaction produit un gaz dont on veut connaître la nature. Pour ce, on a préalablement relié l'erlenmeyer à un tube coudé qui conduit le gaz issu de la réaction dans un tube à essai contenant de l’eau de chaux. |
Résultat : |
2) Quelles conséquences engendrent la présence de CO2 dans le milieu de vie d'une plante ?
| Matériel : -2 plantules de chlorophytum de même taille -erlenmeyer contenant 10cl d'eau et de l'air enrichi en CO2, muni d'un bouchon. -erlenmeyer contenant 10 cl d'eau et de l'air pauvre en CO2, muni d'un bouchon. |
Protocole : On place chaque plantule dans un erlenmeyer. Ces 2 récipients sont placé à la lumière mais pas en plein soleil. On mesure régulièrement la taille de ces plantules. |
Résultat : |
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Résultat : |
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II : Le cycle
du carbone n'est plus en équilibre :
1. Puits de carbone :
Les
végétaux chlorophylliens emmagasinent de grandes quantités
de carbone par photosynthèse. En effet, ces plantes vertes fabriquent
leur matière organique en pompant le CO2 atmosphérique
qu'elles transforment en matière organique végétale. Plus
il y a de végétaux actifs, plus le taux de CO2
atmosphérique décroît.
Les forêts captent directement le CO2 atmosphérique.
Le volume d'arbres est tel que les forêt peuvent contribuer au changement
du climat mondial en influençant le cycle du carbone.
Le phytoplancton marin utilise les ions bicarbonates CO3²-
ou hydrogénocarbonates HCO3-créés
par la dissolution du CO2 atmosphérique. Plus
il pompe dions pour réaliser sa photosynthèse, plus le CO2
atmosphérique a la possibilité de se dissoudre. Le volume du plancton
est encore supérieur à celui des forêts mais il est actuellement
diminué par les marées noires et autres pollutions.
Les masses végétales enfouies à l'abri de la décomposition
se transforment en hydrocarbures ou roches carbonées.
Le CO2 atmosphérique dissout sous
forme d'ions dans les mers va peu à peu précipiter chimiquement
pour former les roches calcaires = carbonatées ou biochimiquement
pour former les coquilles ou tests d'êtres vivants.
| 2. Sources de carbone : Les scientifiques ont d'abord pensé que l'augmentation actuelle de CO2 atmosphérique était dû à une recrudescence des phénomènes naturels : éruptions volcaniques, respiration des plantes, des animaux et des hommes, décomposition de la matière organique morte de plantes et d'animaux… Sous l'action de l'homme, le taux de CO2 dans l'atmosphère augmente régulièrement : 30 % au cours des deux derniers siècles. En France, au cours des 20 dernières années, 70 % à 90 % des émissions de dioxyde de carbone proviendraient de la combustion des carburants d'origine fossile. L'agriculture et la sylviculture contribueraient pour 12% des émissions de dioxyde de carbone. (Source Citepa 2000) |
![]() Durée de séjour de ces gaz dans l'atmosphère : Dioxyde de carbonique : 100 ans Méthane : 12 ans Protoxyde d'azote : 120 ans |
3. Le poids de la déforestation sur l'augmentation
du CO2 atmosphérique :
Les gaz rejetés par la nature avant l'arrivée de l'homme étaient
absorbés par la photosynthèse des plantes et la dissolution chimique
dans les océans. Aujourd'hui les forêts continentales et les océans
n'arrivent plus à consommer tout le CO2 que nous émettons,
nous les hommes.
La superficie des forêts tropicales diminue année
après année à cause de la déforestation par combustion.
Les arbres sont constitués de carbone, donc lors de la combustion, du
CO2 est dégagé. De plus ces
arbres disparus ne réalisent plus la photosynthèse, donc ne recyclent
plus le CO2 atmosphérique en matière organique.
Toutefois, cette situation pourrait évoluer à mesure que les forêts
tempérées et boréales atteignent leur maturité et
que s’amenuise leur rôle dans le stockage du carbone, sachant que les
forêts les plus actives en photosynthèse sont les forêts
constituées de jeunes arbres en pleine croissance.
III : Conséquences climatiques
de l’augmentation de CO2 dans l’atmosphère :
1. Le
rôle des modèles :
Comme la situation climatique à venir
ne peut être construite que par projections imaginaires à partir
des données présentes, les scientifiques construisent des modèles
climatiques, projections informatisées construites à partir des
données actuelles.
Un modèle climatique n’est rien d’autre qu’un logiciel très complexe,
dont le but est de reproduire aussi fidèlement que possible le comportement
du climat terrestre en intégrant tous les facteurs identifiés
pouvant intervenir. Il existe une quinzaine de modèle sur lesquels travaillent
2000 scientifiques physiciens, chimistes, biologistes, géologues,
océanographes, aérologues, glaciologues, énergéticiens,
démographes… En effet, il y a beaucoup de paramètres à
prendre en compte pour que le modèle soit le plus juste possible.
2.
interprétation des modèles :
Un point essentiel est que tous les modèles construits aboutissent à
des conclusion de même nature : l’homme modifie le climat dans
le sens d’un réchauffement global de la planète, avec une
influence de plus en plus forte si les émissions de CO2
continuent comme maintenant. La température moyenne
de la planète augmente. La fourchette des évaluations va de 1,5°C
à 6°C à l’horizon d’un siècle.
Les échanges d’eau entre la surface et l’atmosphère vont augmenter.
Cela peut s’expliquer assez simplement : une température chaude
crée plus de vapeur d’eau, donc l’évaporation augmentera. Comme
la vapeur d’eau ne s’accummule pas dans l’atmosphère, tout ce qui monte
doit redescendre, et donc une évaporation accrue engendra globalement
plus de précipitation (à l'inverse, quand le climat est plus froid,
il fait beaucoup plus sec). Cela signifiera qu’il va pleuvoir plus souvent,
ou bien plus fort (avec une augmentation du risque d’inondation dans ce dernier
cas).
Enfin, il y aura un réchauffement
plus prononcé la nuit, l'hiver,
aux pôles par opposition aux moyennes latitudes. L’effet
de serre découle du rayonnement terrestre qui ne disparaît pas
la nuit ou l’hiver. Cet effet est donc proportionnellement plus important quand
il n’y a pas de soleil : en effet, en l’absence de notre astre le jour,
l’effet direct du chauffage solaire n’existe plus (ou est bas en hiver) pendant
que l’effet indirect de chauffage du sol provenant de l’effet de serre décroît
moins vite. Donc l’effet relatif de son augmentation (de l’effet de serre) est
plus sensible quand il n’y a pas de soleil (en hiver et la nuit).
Un autre processus va dans le même sens : quand il
n’y a pas de soleil, l’air est plus froid, donc plus sec, et l’effet de serre
dû a la vapeur d’eau est plus faible. Donc l’effet de serre additionnel
dû à l’augmentation de CO2 dans l’air (qui
est réparti de manière homogène et indépendant de
la température) est proportionnellement plus élevé là
où la température est basse. Cela explique une partie de l’augmentation
de température plus marquée près des pôles.
Sur les continents, ce phénomène sera plus sensible car l’inertie thermique des grandes masses d’eau est très supérieure à celle du sol : un facteur 1,5 étant parfaitement possible entre l’augmentation globale et celle au-dessus des continents de l’hémisphère nord. Par exemple, pour 3°C d’augmentation de la température moyenne, qui est la prévision pour 2100, nous pourrions avoir près de 5°C d’augmentation moyenne au-dessus des continents.
L'effet de serre est normal, créé à 55% par la vapeur d'eau atmosphérique, il maintient la planète à 15°C en moyenne au lieu de -18°C. Sans lui il n'y aurait pas de vie sur Terre.
Par contre l'ensemble des
modificalions actuelles est
anormal. Ces modifications se produisent à l'échelle
des temps humaine donc trop rapide pour que le globe puisse réagir, ses
mécanismes géologiques étant efficaces à l'échelle
des temps géologiques.
Donc l’intensification des phénomènes de combustion d'énergie
fossile, accentué par la déforestation va engendrer une augmentation
accrue de la quantité de CO2 dans l’atmosphère.
Cette augmentation entraînera un effet de serre de plus en plus important.
Les impacts sur les plantes ont déjà été observées parmi
lesquelles :
- l'augmentation de la croissance de certains végétaux
- la précocité de la floraison ou de germination (avec ses conséquences
agricoles)
- l'extension géographique de pathogènes et ravageurs des cultures.
Le bouleversement des équilibres climatiques
a déjà commencé :
- augmentation de la température globale de la
Terre (2 à 4°C prévu pour la fin du siècle)
- une modification des régimes pluviométriques qui de viennent plus contrastés
d'où les vents violents, tempêtes ou cyclones de plus en plus fréquents
(d'ici la fin di siècle, la répartition saisonnière des pluies devrait
être modifiée en France métropolitaine, accroissant les sécheresses estivales
sur la moitié sud du pays).
- augmentation du niveau des mers dû à la dilatation thermique
de l'eau et à la fonte des pôles : cette
année la banquise a perd 37 000 km² de glace et 75 % du glacier du Kilimandjaro
a fondu ! (pour en savoir plus : voir cours
de Terminale S)
Enfin, voici le résumé d'un article du journal
Le Monde :
Tous les engagements en matière de réduction des émissions des gaz à effets
de serre n'ont pas été respectés par les pays signataires. Les américains, plus
grands pollueurs, sont les seuls n'ayant pas pris de résolution contre les gaz
à effet de serre. G.W.Bush à refusé de signer les accords de Kyoto, visant
la réduction de 5% des émissions de gaz à effet de serre. "Je n'accepte pas
un traité qui est néfaste à la bonne santé économique de l'Amérique" à déclaré
le président des États-Unis. Ce raisonnement n'est pas celui qui permettra de
sauver la planète. Lorsque les américains sont interrogés, ils sont également
contre car ils ne voient pas l'intérêt des énergies renouvelables, et un agriculteur
vante même les mérites de son tracteur consommant 200 litres de diesel/heure
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