![]() |
par Julie DAVIOT, Pauline PROTHERY et Laetitia VILLETORTE élèves de Première S Thème: Environnement et progrès Matières: SVT et mathématiques En résumé : le diaporama de soutenance à l'oral. |
Problématique :
Le réchauffement climatique est une notion dont on entend parler désormais au
quotidien. En effet la population prend de plus en plus conscience du problème
que cause ce phénomène. Mais qu'est ce que le réchauffement climatique ? Il
s'agit d'un phénomène d'augmentation à l'échelle mondiale et sur plusieurs années
de la température moyenne des océans et de l'atmosphère. Ce terme est appliqué
au réchauffement climatique observé depuis 25 ans auquel on attribue une origine
humaine. Après avoir pris connaissance de cette définition, nous nous demandons
naturellement : à quoi est du le réchauffement de l'atmosphère ?
Les médias prétendent que l'effet de serre en est responsable. Nous en arrivons alors à étudier ce phénomène qui est un processus naturel de réchauffement de l'atmosphère. La nature et la concentration des gaz qui constituent les différentes couches de l'atmosphère d'une planète contribuent à déterminer la température qui règne à sa surface. En créant les conditions de température nécessaires, l'effet de serre a permis le développement de la vie sur Terre. C'est un phénomène naturel et bénéfique car il garantit le maintien d'une température moyenne de 15ºC. Sans lui, la température moyenne de la surface de la Terre avoisinerait -18ºC, interdisant toute forme de vie. Mais alors si l'effet de serre est nécessaire au bon développement de la vie sur terre, pourquoi est elle impliquée dans le réchauffement climatique qui, dans les proportions actuelles, devient nocif pour la planète ?
Depuis 150 ans, les gaz à effet de serre sont en concentration croissante dans notre atmosphère. Cette évolution semble être en partie responsable du réchauffement que subit actuellement notre planète. Les activités humaines augmentent la concentration de ces gaz notamment celle du dioxyde de carbone. L'industrie, le chauffage, l'automobile, la déforestation et les incendies de forêt émettent du gaz carbonique. Chaque année, nous produisons près de 20 milliards de tonnes de dioxyde de carbone. Au total, l'activité humaine entraîne un excédant de 7 GT (giga tonnes) de carbone par an.![]() |
Depuis 1957, début de l'ère industrielle, des mesures systématiques de
la quantité de CO2 dans l'atmosphère ont pris place
en divers endroits du globe, le plus connu d'entre eux est Mauna Loa, sur
l'île d'Hawaï. On choisit ces endroits isolés pour être sûr de ne pas être
perturbé par une importante source d'émission de CO2
telle qu'une ville, une région fortement industrialisée... Depuis le début
de ces mesures, les relevés ont montré que le CO2
atmosphérique était en constante augmentation. Cette évolution est mesurée en partie par million, en abrégé ppm ou ppmv, soit le nombre de molécules du gaz mesuré dans un million de molécules atmosphériques. |
![]() |
Au cours de cette transformation de neige en glace,
qui dure quelques siècles en général, l'air qui entoure les flocons de
neige se retrouve emprisonné dans la glace, sous forme de petites bulles.
Ces bulles datent donc de l'époque où la neige est tombée, à quelques
siècles près. La calotte glaciaire de l'Antarctique se compose de glace
qui est de plus en plus vieille au fur et à mesure que l'on creuse plus
profond. Dans chaque carotte, on trouve un peu d'air sous forme de microbulles
de même âge que la glace.
|
![]() |
Ainsi, on peut avoir une représentation très précise de ce qui s'est passé pendant les 100.000 dernières années, puis une idée encore très exploitable de ce qui s'est passé sur les 700.000ans antérieurs. |
|
Les variations naturelles de la température moyenne au
quaternaire sont parallèles à celles du CO2 atmosphérique:
les variations mesurées pour le CO2, comprises
entre 180 et 280ppm ont été accompagnées de variations de température
moyenne du globe d'environ 5°C. Or depuis le début du Vingtième
siècle, l'activité humaine a déjà fait progresser le CO2
de 280 à 370ppm!
|
![]() |
Question de problématique :
Le cycle climatique actuel se différencie des cycles passés à cause de
l'industrialisation, mais est-ce que tout le CO2 excédentaire
produit par l'homme participe à l'effet de serre?
Hypothèse :
Tout le CO2 émis par l'Homme entre 1990 et 2001 s'est
retrouvé dans l'atmosphère.
Validation expérimentale
A l'aide des valeurs mesurées, nous allons vérifier
si cette hypothèse est vraissemblable.
a) Protocole :
Grâce à Marc Jamous travaillant au LSCE
de Saclay, laboratoire de recherche qui est spécialisé dans la recherche pour
le climat et l'environnement, nous obtenons les valeurs concernant la période
1990-2001.
Nous pourrions faire la même chose pour d'autres périodes et même, le mieux,
pour la période 1750-2006 correspondant à toute la période industrielle, mais
nous faisons avec ce que nous avons...
![]() |
Le CO2 a une masse
molaire de 44gr/mol
|
![]() |
|
Année
|
Émissions humaines (millions de tonnes
de CO2/an)
|
Émissions humaines en ppmv/an si tout
le CO2 émis par l'homme restait dans l'atmosphère
|
ppmv théorique calculé
|
ppmv mesuré par les capteurs
|
|
1990
|
28747
|
3.69
|
-
|
354.20
|
|
1991
|
29407
|
3.77
|
357.97
|
355.62
|
|
1992
|
28600
|
3.67
|
361.64
|
356.36
|
|
1993
|
28563
|
3.66
|
365.30
|
357.10
|
|
1994
|
29040
|
3.72
|
369.02
|
358.86
|
|
1995
|
29517
|
3.79
|
372.81
|
360.90
|
|
1996
|
29993
|
3.85
|
376.66
|
362.58
|
|
1997
|
30543
|
3.92
|
380.58
|
363.84
|
|
1998
|
30360
|
3.89
|
384.47
|
366.58
|
|
1999
|
30287
|
3.88
|
388.35
|
368.30
|
|
2000
|
30763
|
3.94
|
392.29
|
369.47
|
|
2001
|
31167
|
4.00
|
396.29
|
371.04
|
|
2002
|
31827
|
4.08
|
400.37
|
373.08
|
|
2003
|
33073
|
4.24
|
404.61
|
375.61
|
|
2004
|
34613
|
4.44
|
409.05
|
377.43
|
|
2005
|
35347
|
4.53
|
413.58
|
379.97
|
|
2006
|
36117
|
4.63
|
418.21
|
381.93
|
|
Les deux courbes partent du même point, car nous étudions ce qui se passe entre 1990 et 2006. Comme notre année de base est 1990, notre modèle part de la valeur observée cette année-là. Nous voyons rapidement que notre modèle est faux par rapport à l'observation, il ne nous permet donc pas de prévoir le futur. |
![]() |
|
Après recherche, nous découvrons qu'une
part importante est absorbée par la nature (végétation, sols et océans)
dans ce que l'on appelle les puits naturels. Nous obtenons un modèle assez
proche de l'observation si nous estimons que seulement 45% du CO2
émis par l'Homme se retrouve dans l'atmosphère et que donc 55% est absorbé
par les puits naturels:
|
![]() |
|
Évolution des émissions fossiles entre 2000 et 2100
selon cinq types de scénarios d'émissions,
avec, en dessous, évolution de la concentration atmosphérique en CO2 (source : 4ème rapport du GIEC, février 2007) |
![]() |
|
Attention, les émissions sont exprimées en milliards
de tonnes de carbone par an, alors que tous nos calculs se sont faits
en millions de tonnes de CO2 par an.
|
![]() |
Les effets des puits naturels sur le cycle du carbone
Les puits naturels sont des réservoirs qui participent activement à deux
types d'échanges entre eux : les échanges biologiques et les échanges physico-chimiques.
La dynamique globale d'échange de carbone entre les réservoirs crée un
cycle du carbone. Les échanges physico-chimiques se produisent entre les 4 enveloppes
terrestres (biosphère, lithosphère, hydrosphère et atmosphère).
Les végétaux chlorophylliens et certaines bactéries peuvent transformer le carbone
minéral du CO2 en carbone organique du glucose grâce
à des mécanismes de photosynthèse en utilisant l'énergie solaire. La biosphère
peut également transformer le carbone organique en carbone minéral : la respiration
et la fermentation produisent du CO2 recueilli par l'atmosphère.
Le carbone contenu dans l'atmosphère sous forme de CO2
se dissout lentement dans l'hydrosphère (océans, mers, nappes phréatiques).
Il y réagit avec le calcium pour former du carbonate de calcium CaCO3
qui précipite et se dépose au fond des océans. Les roches sédimentaires calcaires
ainsi créées sont intégrées dans la lithosphère (croûte + partie superficielle
du manteau supérieur).
La lithosphère relâche du carbone selon deux processus : le volcanisme qui libère
brutalement une quantité importante de carbone sous forme de CO2,
et l'érosion qui libère constamment le carbone contenu dans les roches.
Les feux de forêts (combustion de matière organique) et le chauffage urbain
par combustion de matière organique fossile (pétrole, gaz, charbon) participent
activement à l'apport de CO2 dans le réservoir atmosphérique.
Modification du cycle du carbone par l'industrialisation
Un réchauffement anormalement élevé du climat est très net depuis 1975. L'augmentation
de la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, créée
par les activités anthropiques (industries, chauffage urbain, transports), en
est la cause la plus probable puisque les simulations qui ne prennent pas en
compte l'augmentation de la concentration des gaz à effet de serre liées aux
activités humaines ne parviennent pas à reproduire correctement le climat observé
durant les 100 dernières années. Un habitant de pays développé rejette jusqu'à
20 tonnes de CO2 par an. Un habitant de pays peu industrialisé
rejette moins de 2 tonnes de CO2 par an. Cette production
de dioxyde de carbone excède la capacité d'absorption de la nature. La quantité
de carbone émise annuellement par l'économie mondiale représente environ le
double de ce que les écosystèmes (océans, sols, végétation) sont capables d'absorber,
le cycle naturel en équilibre étant proche de la saturation, ses
capacités déjà occupées par le recyclage normal
des émissions volcaniques et érosives. En s'accumulant dans l'atmosphère,
le surplus provoque une intensification de l'effet de serre naturel, donc un
réchauffement de la surface de la planète.
Conclusion
Le climat est naturellement variable comme en témoigne l'irrégularité des saisons d'une année sur l'autre. Cette variabilité est normale, et tient aux éruptions volcaniques, au rayonnement solaire et à d'autres composantes du système climatique. De plus, notre climat aussi a ses extrêmes (comme les inondations, sécheresses, grêle, tornades et ouragans) qui peuvent devenir dévastateurs.|
Cependant, le réchauffement observé ces dernières années
est anormalement élevé. Il est du aux gaz à effet de serre d'origine humaine
et plus particulièrement au CO2. Il existe une
nette corrélation entre le taux de CO2 et la température
moyenne terrestre car les courbes de concentration de CO2
atmosphérique et de variation de la température moyenne à la surface
du globe sont synchronisées. Au cours des 425 000 dernières années,
des périodes froides ont coïncidé avec des périodes pendant lesquelles
la concentration de CO2 dans l'atmosphère était inférieure.
|
![]() |
On peut dire que l'homme est responsable du réchauffement climatique observé ces dernières années puisqu'il est à l'origine de l'excédant de CO2 que la nature ne peut réguler grâce aux puits naturels. Notre hypothèse est donc validée.

Le cycle du carbone est un processus lent et même si on arrêtait immédiatement de rejeter des gaz à effet de serre, il faudrait plusieurs centaines d'années avant que l'océan, le sol et les végétaux puissent absorber le dioxyde de carbone excédentaire. Pour stopper le réchauffement, il faudrait pouvoir éliminer le CO2 déjà rejeté dans l'atmosphère depuis plus de deux siècles ce qui est impossible, il faut donc se contenter de limiter son augmentation croissante, ce qui serait déjà bien!
Pour faire face au réchauffement de la planète, le protocole de Kyoto propose de renforcer ou mettre en place des politiques nationales de réduction des émissions. En effet aujourd'hui, on tente de privilégier les énergies renouvelables qui pourraient nous permettre de limiter notre dépendance envers la combustion du pétrole et de ses dérivés. Les États signataires du protocole de Kyoto se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 5 % par rapport aux niveaux de 1990 durant la période 2008-2012.![]() |
Malgré les pressions, les pays en développement, même les plus émetteurs de CO2 (Inde, Chine...) ne sont astreints à aucun objectif de réduction afin que leur développement ne soit pas remis en cause. Les États-Unis ont refusé de ratifier le protocole de Kyoto. Les émissions américaines représentent pourtant 25 % des émissions mondiales. Les experts s'accordent sur le fait que les objectifs du protocole sont totalement insuffisants pour enrayer le processus de réchauffement. |
|
L'énergie produite par les éoliennes, les capteurs solaires,
les barrages et plus récemment les hydroliennes, sont les sources
d'énergie renouvelables les plus répandues, ne contribuant pas à
l'effet de serre. L'énergie nucléaire peut aussi être utilisée comme alternative
aux combustibles fossiles.
|
|
Il existe également des carburants
d'origine végétale qui produisent peu ou pas de dioxyde de carbone
puisque les plantes dont ils sont issus en ont absorbé l'équivalent
par photosynthèse au cours de leur croissance. Le remplacement du pétrole
par le gaz naturel ou l'hydrogène est actuellement à l'essai dans plusieurs
pays.
Enfin, pour faire diminuer le taux de dioxyde de carbone atmosphérique, l'idéal
serait de pouvoir stimuler les puits naturels de carbone. La prévention de la
déforestation, l'augmentation des surfaces forestières et la fertilisation de
surfaces océaniques pourraient permettre d'augmenter le stockage naturel du
carbone.
A présent, il est de la responsabilité de chacun d'entre nous
de modifier nos attitudes pour réagir face à l'augmentation de l'effet de serre
: faire des économies d'énergie dans les actes de la vie quotidienne, en particulier
utiliser des modes de transports qui ne rejettent pas, ou le moins possible,
de gaz à effet de serre. Les gestes au quotidien capables de faire bouger les
choses sont nombreux et souvent anodins mais il ne faut pas sous-estimer leur
efficacité qui peut être énorme si chacun y met du sien. La survie de notre
planète et de tous ses habitants en dépend.
Bibliographie :
Science et vie hors série sur le réchauffement climatique
GEO : le réchauffement climatique
Livre de terminale SspéSVT, Belin
http://www.taraexpeditions.org
http://www.mission-polaire.ac-versailles.fr
http://www.meteo.fr/
http://www.effet-de-serre.gouv.fr/
http://www.inra.fr
http://www.science.gouv.fr
http://www.actu-environnement.com