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34 variations autour de la peinture uvre de la classe de |
Les auteurs en herbe sont par ordre aphabétique :
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Je
rêve, ou peut-être pas ? Rachel AIGREFEUILLE
Rêve (Odilon REDON) |
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Scène de chasse (art pariétal) |
Cours
animal ! Cours ! Thomas AUGIER |
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Encore une triste journée qui commence. Je reste là, songeuse. J’ai le regard vide, je ne pense à rien, je ne suis rien. Comme tous les matins, avant d’aller travailler, je suis assise sur ma banquette, dans mon bistrot. J’ai le sentiment de rater ma vie, de ne pas savoir en profiter. J’en suis mélancolique, j’en ai assez, je n’en peux plus. Je vais me faire porter malade et je resterai ici, avec ma prune à l’eau-de-vie et ma cigarette. Ca me dégrade mais je m’en fiche. De toute façon, qu’est-ce qui pourrait m’arriver de pire ? Thomas BACONNET
La prune
(Edouard MANET)
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![]() Le déjeuner des canotiers (Edouard MANET) |
Elle
est seule. Seule au milieu de cette foule qui déjeune. Seule, le
regard trouble, incernable, comme perdue dans ses pensées les plus
profondes, les plus intimes... Elle reste comme figée, le verre
d’eau à portée des lèvres, et toujours cet air pensif,
absent, qui contraste avec, autour d’elle, ces gens qui tous s’agitent
et parlent, faisant du bruit à n’en plus finir. Peut-être
que cette immobile jeune femme se cache derrière son verre afin
d’observer à son aise le jeune homme au chapeau melon... Gaëlle BURON |
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Que
m’arrive-t-il ? Où vais-je ? pourquoi m’a-t-il fait ça ?
Je n’en sais rien, je ne comprends pas. Mais maintenant, que vais-je devenir ?
Ma vie, du moins ce qu’il en reste, a-t-elle encore un sens ? Je
n’en sais rien. Où est-il en ce moment, tu le sais toi ? Peut-être
pourras-tu me le dire ? Non, tu ne peux pas, personne ne peut. Alexandre CAPEDOCE L'absinthe (Edgard DEGAS) |
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S'étaient-ils donnés
rendez-vous ? Marie DARMIGNY
Rendez-vous de chats (Edouard MANET) |
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" Je les hais toutes,
ces vieilles vipères. Jessica DOREAU
Portraits à la campagne (Caillebotte) |
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Je
m’ennuie. Alexis DUMONT
Le déjeuner des canotiers (Edouard MANET) |
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Un
bateau erre sur l’eau calme de la mer : un pêcheur égaré
par la tempête,réitérant ses tumultes fugaces, uvrait
afin de nourrir sa famille. Mais soudain, le prédateur des profondeurs
fit surface et l’attaqua. En accostant sur cette île déserte,
puisqu’il était seul, il trouva refuge dans cette maison. Dallèle ELFELLAHI
Le refuge (Philippe JACQUET) |
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Georges
de La Tour a peint une femme assise sur une chaise qui médite,
son menton reposant sur sa main gauche. Elle a de longs cheveux noirs,
retombant sur ses épaules, nous font à peine remarquer son
visage que l’on voit de profil. Son corsage large et blanc au fin plissé
est à moitié défait, nous découvrons donc
ses épaules nues. Thomas FRABOULET
La Madeleine à la veilleuse (Georges DE LA TOUR) |
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On peut observer dans ce tableau deux principaux personnages ; j’imagine un jeune couple et ses trois enfants en très bas âge. Cette jeune famille se trouve dans une pièce large, conviviale et chaleureuse. Les parents sont près de la sortie de la pièce, l’un d’eux boit du vin dans un verre ; l’autre en revanche compare deux feuilles. Les personnages vaquent à leurs occupations tout en restant ensemble. Jérôme GARAT
La Terre promise (René MAGRITTE) |
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Je me trouve dans une pièce sombre où l’on ne voit que des murs sans décor. Je me sens seule. Je suis assise. Je ne veux plus voir ce triste monde, ne plus entendre ses cruels habitants. J’ai le coeur gros avec l’impression qu’il grossit davantage. Mais à part lui le reste de mon corps ne bouge pas. Ah ! si ! sauf mes mains qui sèchent mécaniquement mes larmes sur mes joues. Je crois que d’un côté je suis un peu honteuse de ma réaction. Mais je me sens tellement détruite de l’intérieur, comme rongée, trahie. Estelle GAUTIER
Portrait d'Yvonne Landsberg (Pierre Matisse) |
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Cela
faisait environ une année que je ne l’avais pas vu. Il était
parti sans raison, me laissant une lettre confuse m’expliquant qu’il n’avait
pas le choix. Depuis ce jour, ma vie ne fut remplie que d’attente et de
tristesse. Lucie GRIFFAULT
La gare saint-Lazare (Claude Monet) |
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C’était
un beau jour de printemps. Au milieu de cette immense mer d’or, elle était
là, songeuse, gracieuse, magnifique. Le vent soufflait dans sa
robe de mousseline bleu ciel et donnait l’impression de la voir voler
au-dessus de ces champs de fleurs jaunes. Les rubans de sa coiffe virevoltaient
dans tous les sens et sa chevelure, d’ordinaire parfaitement coiffée,
volait autour de son doux visage de porcelaine, protégé
du soleil par une ombrelle qu’elle tenait de sa délicate main blanche.
Les fleurs, à ses pieds, volaient et dansaient au rythme du vent.
Le ciel était tacheté de petits nuages blancs. Elle avait
l’air heureuse au milieu de ces fleurs. Elle avait l’air libre. Du moins
dans son esprit, car en réalité sa mère la surveillait
un peu plus loin, les mains dans le dos, droite, le regard noir et sévère.
Et moi, je la regardais, caché. Je la regardais être heureuse
sans pouvoir l’approcher, lui parler. Elle regardait au loin, pensive... Sandrine JOURNEAU
La promenade (Claude Monet) |
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Ah !
mais quelle est cette lumière qui m’aveugle ? Sarah KHANOUF |
![]() Métamorphoses de Narcisse (Salvador Dali) |
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ça
crisse sous lui. Il n’y fait pas attention. Il est bien, là. Il
est bien. Jean-Charles LAIR
La sieste (Vincent Van Gogh) |
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Situé
tout en haut d’un énorme rocher, c’était un endroit calme
et paisible, aussi poétique qu’agréable. Quentin LE GALLO
Le château des Pyrénées (René Magritte) |
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Comment
en suis-je arrivé ici ? Jean-Rémy MARCHAND
Brigands fusillant leurs prisonniers (Francisco Goya) |
| A petits
pas vers la pureté qui est tienne ; petite clairière, Tu nous offres le sombre et le clair de la lumière Le jour on te parle, tu nous écoutes. La Nuit, à notre tour, tu chantes, on se tait. On écoute. Avec un seul doute : Que le silence règne. Gabrielle MARION-POLL
Le bois sacré (Arnold Böcklin) |
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![]() Le grand Saint-Michel (Raphaël) |
Mais
que peut-il bien se passer dans sa tête, alors qu’il est menacé
de la chose la plus horrible, la plus terrifiante, la plus abominable :
la mort ? Philippe MARTINUZZI |
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Que
suis-je donc en train de faire ? Mais pourquoi faire cela ?
Bunchoeun MEAM
La couseuse (Diego Velasquez) |
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Froufrous rouges, chapeaux blancs, habits simples
ou costumes chamarrés ? Anaïs MIRABAUD
La diseuse de bonne aventure (Georges de La Tour) |
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Je me promenais en fin d’après-midi
avec deux amis, au bord de l’eau. Lisa NICOLAS
Le cri (Edward Munch) |
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Le temps est abstrait, il nous file entre les doigts tels des grains de sable fin. La fin est plus proche après chaque jour qui passe. Passe et repasse l’aiguille dans son cadran pour une durée longue et indéterminée. Indéterminée et éternel est le temps, mais aussi destructeur. Destructeur pire que les machines à tuer que nous créons, il ne laisse ni répit ni prisonnier. Prisonniers du temps, tels des explorateurs recherchant à percer un mystère. Mystère, tel est notre fardeau : nous ne savons rien mais tentons de maîtriser le temps qui s’échappe trop vite. Rapide ou lent, le temps semble se déplacer au gré du vent. Thomas POTENTIER
Les montres molles (Salvador Dali) |
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Voici l’âme
de cet homme. Ou peut-être apprécie-t-il ce feu si rougeoyant
qui lui lèche la peau, aime-t-il ce luxe et ce pouvoir qu’est celui
d’ôter la vie ? Lucie PREVOT
Le feu (Arcimboldo ) |
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Elle
paraissait seule au milieu de cette foule, bien que la jeune fille, qui
la maintenait auprès d’elle, semblait désirer la protéger.
Toutes les personnes qui l’entouraient s’affairaient de toutes parts dans
une agitation provoquée sans doute par l’humeur peu clémente
du ciel et des nuages. Ces personnes vaquaient chacune à une occupation,
les conversations allant bon train à propos du bijoutier ou le
laisser aller à la rêverie ; incertaines de pouvoir
se rendre à temps au lieu voulu dans le tumulte habituel des fins
d’après-midi. Pour un homme, ce tumulte demeurait propice aux regards
glissés délicatement à l’intention d’une femme. Domohina RAZAFINJATO Les parapluies (Auguste Renoir) |
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Je
suis arrivé à temps. Mickaël RODRIGUES
Le sacrifice d'Abraham (Rembrandt van Rijn) |
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Peu d’entre nous ont survécu à ce naufrage. Certains d’entre nous sont déjà morts ; nous conservons leurs corps près de nous alors qu’une partie de notre embarcation est laissée à l’abandon. D’autres gardent espoir en brandissant inutilement des morceaux de tissu, ou en priant le Seigneur de nous épargner, d’autres se lamentent sur les cadavres de nos amis disparus, ou sont terrorisés face à la vague menaçante qui s’apprête à nous engloutir. Quant à moi, accablé par la fatalité, j’ai perdu tout espoir parce que je sais que nous sommes déjà morts. Arnaud ROUCHETTE
Le radeau de la Méduse (Théodore Géricault) |
Silencieuse face au soleil couchant
Devant ce magnifique paysage
La beauté naturelle est éternelle
Rien ne me procure plus de plaisir Pauline SIEGFRIED |
Le crépuscule (Claude Monet ) |
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Aujourd’hui mon papa ma encore tapée, c’est pour ça que le en bas de mon œil est tout violet. Un jour ma maman à pris un bout de bois et a tapé mon nez. Alors maintenant mon nez il est de travers. La nuit quand je vais au dodo ma maman me donne une petite fille. Cette petite fille elle est moche non pas moche, mais bizarre la petite fille. Elle a les deux oeils qui sont bleus et ses cheveux à elle ils vont tous dans le même sens et ils sont noirs. Mais ce que je sais pas c’est pourquoi elle a pas le même nombre de doigts à ses mains. Est ce que son papa à elle aussi il l’avait tapée ? Marc SIFFERT Portrait de Maya (Pablo Picasso) |
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Le soleil se lève,
la vie s’éveille et reprend. Camille VERLHAC
Naissance d'une divinité (Salvador Dali) |
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Une maison, un château ou un paradis. Avec ce beau ciel bleu et ce paysage vert, ce ne peut être que le paradis. Elle est au centre, celle de qui on ne distingue pas le visage mais celle de qui on distingue les sentiments. Elle est belle, heureuse, amoureuse et ravie. Ravie de voir ce paysage et d’entendre le bruit de l’eau qui coule, de le voir et le sentir avec son amour et sa vie. Elle qui peut être la maîtresse de ce paradis, moi je le voudrais, comme dans un rêve. Arpita VERMA
Château (Canaletto) |
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Au fond du petit parc qui bordait la maison, je me promenais, accompagnée d’une de mes très bonnes amies. C’était une magnifique journée d’été et nous avions décidé de déjeuner ensemble, profitant de ce temps admirable qui laisserait bientôt place à la fraîcheur et à la tristesse des jours d’automne. Abandonnant sac et ombrelle, nous profitions de l’ombre dispensée par les grands arbres du parc pour faire quelques pas en parlant, respirant le parfum enivrant des hortensias et des capucines. Elisabeth VOISIN
Le déjeuner (Claude Monet) |
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C’est
ma première leçon, je suis âgé pourtant. Marie WALBRECQ
Le cours de danse (Edgard Degas) |