Communiqué de presse

Journée d’action du 16 décembre

 

 

       Le SNPH-CHU, membre de l’INPH s’associe activement à la journée d’action intersyndicale du 16 décembre.

       Dans le grave contexte de pénurie médicale et paramédicale, les praticiens hospitaliers de CHU se sont beaucoup préoccupés de faire fonctionner au mieux le service public hospitalier, sans compter leur temps. Ils demandent que les accords portant sur l’aménagement du temps de travail soient enfin reconnus de manière équitable sur l’ensemble du territoire.

       Malgré une multitude de réunions et d’entrevues au cours desquelles le SNPH-CHU a formulé des propositions concrètes, les Pouvoirs Publics présentent un texte législatif dans le cadre d’Hôpital 2007 aux antipodes des réalités de terrain et des missions du service public. Les praticiens hospitaliers des CHU auront tout à perdre de cette nouvelle organisation axée sur une résurgence du mandarinat universitaire. Comment accepter que les praticiens hospitaliers de CHU, dérogatoires de l’Ordonnance de 1958, voient leur nomination soumise à l’accord du Doyen de la Faculté.

       Le SNPH-CHU s’inquiète de la mise en place de la tarification à l’activité (T2A) dans les CHU. Il demande qu’une place spécifique soit reconnue au sein de la T2A à l’enseignement au lit du malade, au compagnonnage qu’exercent au quotidien les praticiens hospitaliers. Cette activité, consommatrice de temps et de moyens risque de faire encore une fois les frais de cette mesure nouvelle.

Le SNPH-CHU craint que  de la disparition des unités fonctionnelles, lieu de prise en charge au plus près du patient, ne vienne entamer ce territoire d’indépendance indispensable à un dialogue singulier de qualité avec le malade.

       Le SNPH-CHU rappelle son attachement au statut unique de praticien hospitalier, modulable en fonction de valences contractualisées volontairement tel que les valences d’enseignement et de recherche dans les CHU. Il insiste pour que l’indispensable réforme hospitalière accorde toute sa place, en particulier dans les organes de décision, aux praticiens hospitaliers de CHU. A ce titre, le SNPH-CHU souhaite que la Commission Médicale Consultative (CME) conserve ses prérogatives et évolue vers une véritable parité entre hospitaliers et hospitalo-universitaires.

       Le SNPH-CHU attend toujours que le Ministre tienne ses promesses en proposant  une révision de l’Ordonnance de 1958 sans laquelle aucune réforme ne sera possible.

 

                                   Le 14/12/03

                                   Le Président du SNPH-CHU

                                   Docteur Jean-Michel Badet