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La
CPH refuse de signer le protocole d'accord sur le
rachat des jours épargnés au CET
Travailler plus, mais gagner moins.
Contrairement à tous les autres Intersyndicats, la
Confédération des Praticiens des Hôpitaux (CPH) a refusé
de signer le protocole d'accord qui fixe à 300 bruts
le rachat d'un jour de CET pour 50 % des jours épargnés.
Ces conditions
sont d'abord insuffisantes (c'est le prix de rachat de
2003!) et surtout bien inférieures à nos revendications
minimum, qui se situaient à la valeur réelle d'un jour
épargné, calculée à chaque échelon sur 208 jours de travail
annuels avec un plancher de 300 , c'est-à-dire à un
niveau variant de 300 à 418 en fin de carrière,
avec défiscalisation des sommes perçues.
Cet accord qui maintient sans aucune valorisation des conditions qui étaient celles dil ya 5 ans est un refus de prendre en compte la pénibilité du travail des PH. Aucune des promesses présidentielles de valorisation du travail supplémentaire et de défiscalisation ne sapplique ! Ces mesures se limitent au stock des jours CET et rien, une nouvelle fois, nest prévu pour lavenir, alors que la revalorisation du flux devait déjà être à lordre du jour.
Comme
de plus, aucune garantie ni aucun engagement
nétaient pris concernant la revalorisation de la
permanence des soins et lamélioration de
lattractivité de carrière, la CPH ne pouvait donc
que dénoncer ce protocole.
Elle regrette lempressement avec lequel les
autres intersyndicats, ont signé un
accord qui cherche à moindre coût à gagner la paix
sociale et à démontrer que « tout va bien
à lhôpital public » !
La CPH reste au
contraire particulièrement vigilante et
combative pour la défense de l'hôpital public, les
différentes mesures annoncées de renforcement du management
administratif, de rééquilibrage public-privé et de
réorganisations territoriales, le tout à brêve
échéance, représentant de réelles menaces pour la perennité
de notre système public de santé.
Dr
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