Note MHP: modéle de motion intersyndicale (proposé par Midi Pyrennées. Ce teste peut servir de base et/ou d'exemple pour rédiger une motion intrahospitalière ou intersyndicale régionale
MOTION INTER-SYNDICALE DES PRATICIENS HOSPITALIERS
Les praticiens hospitaliers( PH ) publics sont conscients de la nécessité dune grande réforme hospitalière.
Cependant ils tiennent à affirmer que lhôpital existe pour soigner la population et que cette responsabilité leur incombant au premier chef, ne peutt se réaliser que grâce à lensemble du personnel paramédical.
Ce nest pas en multipliant, les niveaux de responsabilité (DASS,DRASS,ARH,CA, conseil exécutif médico-administratif), le personnel administratif, les réglementations, les réunions,
que les soins seront mieux dispensés et moins onéreux.
Dans cet esprit, les réformes proposées par le ministre de la
santé , Mr Mattei, dans le cadre de « sa nouvelle gouvernance »,ne
peuvent être acceptées par les médecins des hôpitaux :
1/ parce quelles ont été décidées sans concertation avec la profession (seule la FHF qui ne représente de fait que les directeurs dhôpitaux, et les conférences de commissions médicales détablissement « CME » ont été consultés).
2 / parce que les nouvelles unités de gestion, regroupant plusieurs services ( pôles dactivité )seront dirigées par des médecins, choisis par le directeur après avis du président de CME et non pas élus par leurs pairs. Dès lors quel sera leur autorité ?
3/ parce quils ne peuvent admettre de ne plus être soumis au même statut, et être nommés sur un poste par le directeur de lhôpital ou par lARH, alors quils étaient nommés par le ministre, sur un poste précis de Praticien hospitalier. Dans ces conditions que deviendra leur indépendance professionnelle garante de qualité des soins, et ne risquent-ils pas dêtre mis au placard sils ne plaisent pas au directeur?
4/ par ce quils refusent de laisser tous les pouvoirs à une oligarchie médico-administrative ( conseil exécutif médico-administratif ) cooptée par la direction et un président de CME minoritaire dans ses choix.
Les praticiens hospitaliers qui nauront pas élu leurs représentants, nen seront que plus démotivés, alors quil est, au contraire, indispensable de leur redonner une vraie place dans la gestion de leur établissement. Comment alors recruter de jeunes PH qui nauront aucune possibilité de sexprimer ?
5/ parce quils ne peuvent admettre quaucun médecin nest une voie délibérative au conseil dadministration, alors que des praticiens libéraux siégeront avec voie délibérative.
6/ parce quils craignent que « les groupements de coopération sanitaire » avec le secteur privé , soient le début dune privatisation rampante ; lhôpital deviendrait une « usine à urgences » et ne maintiendrait dans les services que des « patients non rentables » à travers des unités de long et moyen séjour.
En conséquence, les médecins hospitaliers, toutes tendances syndicales confondues, tiennent à mettre en garde la population sur les dangers que font courir « la nouvelle gouvernance » concoctée par Mr Mattei , sans concertation avec les personnels soignants.
Ils sont persuadés que des niches de productivité sont à réaliser à travers la pléthore des cadres administratifs dont la prolifération est sans fin.
Ils sont prêts à accepter des réformes indispensables à condition quelles améliorent la qualité des soins, augmentent les personnels soignants, permettent au minimum le renouvellement du matériel médical actuel (ce qui nest plus le cas depuis plusieurs années), sans parler des matériels nouveaux.
Ils exigent le maintien du statut unique avec nomination ministérielle, et le maintien de lunité médicale de base « Unité fonctionnelle », confiée à un praticien hospitalier pouvant être regroupée dans des structures de gestion telles département ou pôles avec à leur tête des praticiens élus .
Ils naccepteront pas que leur place dans lhôpital soit réduite à la portion congrue, alors quil sont les responsables des soins dispensés aux malades qui leur sont confiés.