mhp: document de mauvaise qualité dans sa partie finale: avec nos excuses


Circulaire DGS/SD 5 C n° 2002-400 du 15 juillet 2002 modifiant la    circulaire DGS/SD 5 C n° 2001-542 du 8 novembre 2001 relative à la           prophylaxie des infections invasives à méningocoque

                           NOR : SANP0230382C  (Texte non paru au Journal officiel)

Date d'application : pour diffusion et mise en oeuvre immédiate.

Références :

Décret n° 99-362 du 6 mai 1999 fixant les modalités de transmission à l'autorité sanitaire de données individuelles concernant les maladies visées à l'article L. 11 du code de la santé publique et modifiant le code de la santé publique (deuxième partie : décrets en Conseil d'Etat) ;

Décret n° 2001-437 du 16 mai 2001 fixant les modalités de transmission à l'autorité sanitaire de données individuelles concernant les maladies visées à l'article L. 3113-1 du code de la santé publique et modifiant les articles R. 11-2, R. 11-3 du code de la santé publique

(deuxième partie : décrets en Conseil d'Etat) ;

Avis du Conseil supérieur d'hygiène publique de France du 10 mars 2000 sur la conduite immédiate à tenir en cas de suspicion clinique de purpura fulminans et sur la définition des cas de méningite à méningocoques et de méningococcémie dans l'entourage desquels une prophylaxie doit être envisagée et qui doivent être notifiés à l'autorité sanitaire ;

Circulaire DGS/SD 5 C n° 2001-543 du 9 novembre 2001 relative aux mesures de prophylaxie dans l'entourage d'un cas d'infection systémique à méningocoque de sérogroupe Y ou W 135 ;

Circulaire DGS/SD5C n° 2001-542 du 8 novembre 2001 relative à la prophylaxie des infections invasives à méningocoque ;

Avis du Conseil supérieur d'hygiène publique de France du 16 mai 2002.

Textes modifiés : fiches suivantes de la circulaire DGS/SD 5 C n° 2001-542 du 8 novembre 2001 relative à la prophylaxie des infections invasives à méningocoque :

Fiche n° 2 « Prise en charge d'un cas d'infection invasive à méningocoque » ;

Fiche n° 3 « Prophylaxie autour d'un cas d'infection invasive à méningocoque » ;

Fiche n° 4 « Conduite à tenir devant des cas groupés ou devant une épidémie d'infection invasive à méningocoque » ;

Fiche n° 5 « Remboursement des prophylaxies antiméningococciques ».

Annexes : avis du Conseil supérieur d'hygiène publique de France du 16 mai 2002 ;

Fiche de notification des infections invasives à méningocoque.

 

Le ministre chargé de la santé, de la famille et des personnes handicapées à Mesdames et Messieurs les préfets de région (direction régionale des affaires sanitaires et sociales [pour information]) ; Mesdames et Messieurs les directeurs des agences régionales et de l'hospitalisation (pour information) ; Mesdames et Messieurs les préfets de département

(direction départementale des affaires sanitaires et sociales [pour attribution])

                      SOMMAIRE

                         Présentation de la circulaire

Fiche n° 2 : prise en charge d'un cas d'infection invasive à méningocoque

2.1. Définition des cas d'infection invasive à méningocoque

2.2. Conduite immédiate à tenir en cas de suspicion clinique de purpura fulminans

2.3. Conduite à tenir vis-à-vis du malade à l'hôpital

2.4. Signalement et notification

Fiche n° 3 : prophylaxie autour d'un cas d'infection invasive à méningocoque

3.1. La chimioprophylaxie

3.2. La vaccination anti-méningococcique

3.3. Mesures inefficaces et inutiles

Fiche n° 4 : Conduite à tenir devant des cas groupés ou devant une épidémie d'infection invasive à méningocoque

4.1. Critères de définition des cas groupés ou d'une épidémie

4.2. Actions immédiates à mettre en place par la DDASS

4.3. Mise en place d'une cellule d'aide à la décision

4.4. Communication

Fiche n° 5 : remboursement des prophylaxies antiméningococciques

5.1. Vaccins antiméningococciques

5.2. Prise en charge de l'antibioprophylaxie

5.3. Remboursement des frais engagés par les DDASS

Annexe IV : avis du conseil supérieur d'hygiène publique de France, section des maladies transmissibles du 16 mai 2002

Annexe V : fiche de notification des infections invasives à méningocoque

La présente circulaire, élaborée après consultation du Conseil supérieur d'hygiène publique de France, a pour objet d'annuler et de remplacer les fiches 2, 3, 4 et 5 de la circulaire DGS/SD

5 C n° 542 du 8 mars 2001, par les fiches réactualisées ci-jointes, en prenant en compte notamment la réaction de polymérisation en chaîne (PCR) dans la définition de cas et les vaccins antiméningococciques C conjugués.

Par ailleurs, la définition de cas telle que précisée dans l'avis du Conseil supérieur d'hygiène publique de France ( CSHPF) du 10 mars 2000, a été de nouveau modifiée par le CSHPF dans un avis émis le 16 mai 2002 (annexe 4). L'aide apportée par la PCR au diagnostic d'une infection méningococcique, particulièrement dans le cas d'un échec de la culture, y a été intégrée. Dans ce contexte, une fiche de notification intermédiaire, incluant la nouvelle définition de cas, est présentée en annexe 5. La modification de cette fiche était prévue à l'occasion de la mise en oeuvre des mesures renforcées de protection de l'anonymat prévues par l'article L. 3113-1 du code de la santé publique et définies par les décrets du 6 mai 1999 et du 16 mai 2001. Ces mesures qui incluent l'anonymisation des données individuelles et concernent toutes les maladies à notification obligatoire, seront mises en place fin 2002. Cependant, l'augmentation importante des infections invasives à méningocoque en 2001 par rapport à 2000, notamment celles liées au sérogroupe C, justifie aujourd'hui la mise en oeuvre d'une surveillance renforcée. Elle doit permettre en particulier de dépister rapidement les situations pour lesquelles des investigations complémentaires sont nécessaires, pouvant éventuellement aboutir à la mise en oeuvre de mesures de prévention exceptionnelles. L'application de la nouvelle définition de cas, permettant une estimation plus précise de la situation épidémiologique constitue un outil du renforcement de cette surveillance. En conséquence, vous veillerez à l'utilisation immédiate de cette nouvelle fiche, sans attendre l'aboutissement de la procédure en cours d'anonymisation des données individuelles. Vous voudrez bien diffuser cette circulaire dans les plus brefs délais :   aux établissements de santé publics et privés ;

  aux conseils départementaux de l'ordre des médecins et des pharmaciens ;

  aux services de promotion de la santé en faveur des élèves ;

  au Conseil général, notamment aux services de protection maternelle et infantile, pour diffusion aux services d'accueil de l'enfance ;

     aux municipalités pour diffusion à leurs services d'hygiène et de santé et leurs      établissements d'accueil de l'enfance ;

     aux établissements d'accueil de l'enfance agréés par le ministère de la jeunesse et des      sports.

                        Le directeur général de la santé,

                               L. Abenhaim

 

                              FICHE N° 2

             Prise en charge d'un cas d'infection invasive à méningocoque

              2.1. Définition des cas d'infection invasive à méningocoque

Conformément à l'avis du CSHPF du 16 mai 2002 (annexe 4), est considéré comme cas d'infection invasive à méningocoque tout cas remplissant l'une au moins des conditions suivantes :

1. Isolement bactériologique de méningocoques à partir d'un site normalement stérile (sang, LCR, liquide articulaire, liquide pleural, liquide péricardique) ou à partir d'une lésion cutanée

purpurique.

2. Présence de diplocoques gram négatif à l'examen direct du LCR.

3. LCR évocateur de méningite bactérienne purulente (à l'exclusion de l'isolement d'une autre bactérie) et :   soit, présence d'éléments purpuriques cutanés quel que soit leur type ;   soit, présence d'antigène soluble méningococcique dans le LCR, le sang ou les urines ;   soit, PCR positive à partir du LCR ou du sérum.

4. Présence d'un purpura fulminans (purpura dont les éléments s'étendent rapidement en taille et en nombre, avec au moins un élément nécrotique ou ecchymotique de plus de trois millimètres de diamètre associé à un syndrome infectieux sévère, non attribué à une autre étiologie).

Tout cas répondant à ces critères doit être signalé sans délai et par tout moyen à l'autorité sanitaire afin de réaliser l'analyse des sujets contacts et que soit mise en oeuvre la prophylaxie dans l'entourage. Ces critères sont retenus pour la définition des cas dans la nouvelle fiche de notification (annexe 5) dont l'utilisation est immédiate.

En dehors des cas répondant à ces définitions, il n'y a pas lieu de réaliser une prophylaxie dans l'entourage d'un malade, y compris dans les infections pour lesquelles une souche de méningocoque a été isolée dans la gorge ou les bronches.

             2.2. Conduite immédiate à tenir en cas de suspicion clinique                             de purpura fulminans

Conformément à l'avis du CSHPF du 10 mars 2000 (cf. annexe 1), en dehors du milieu hospitalier, tout malade présentant des signes infectieux et à l'examen clinique, lorsqu'il a été totalement dénudé, un purpura comportant au moins un élément nécrotique ou ecchymotique de diamètre supérieur ou égal à 3 millimètres, doit immédiatement recevoir une première dose d'un traitement antibiotique approprié aux infections à méningocoques, administrée si possible par voie intraveineuse, sinon par voie intramusculaire, et quel que soit l'état hémodynamique du patient.

Le malade doit être transféré d'urgence à l'hôpital. L'intervention d'une équipe médicalisée expérimentée (SMUR) est justifiée sous réserve que son délai d'intervention soit inférieur à 20 minutes. Dans tous les cas, les urgences de l'hôpital doivent être alertées de l'arrivée d'un cas suspect de purpura fulminans, afin que son accueil puisse être préparé.

                2.3. Conduite à tenir vis-à-vis du malade à l'hôpital Les examens offrant le maximum de chance d'isoler la bactérie et d'identifier le sérogroupe doivent être effectués : ponction lombaire, hémoculture, recherche d'antigène soluble dans le LCR, le sang et les urines. En cas de décès avant la ponction lombaire, celle-ci doit être effectuée en post mortem pour pouvoir affirmer le diagnostic étiologique. Le sérogroupage de la souche doit être effectué sans exception dès l'isolement de la bactérie. La souche doit être systématiquement envoyée au Centre national de référence des méningocoques, dans les meilleurs délais.

A la suite de l'antibiothérapie à but curatif, il n'y a pas lieu de prescrire un traitement prophylactique complémentaire si le malade a été traité par une céphalosporine de troisième génération. Par contre, s'il est traité par une autre famille d'antibiotique, un traitement prophylactique complémentaire par rifampicine pendant 2 jours doit lui être administré dès qu'il est en état de le prendre per os.

                        2.4. Signalement et notification

                           2.4.1. Le signalement

                 (article R. 11-3 code de la santé publique modifié

                   par le décret n° 2001-437 du 16 mai 2001)

Afin que la DDASS évalue les mesures de prophylaxie à prévoir et organise leur mise en oeuvre, les infections invasives à méningocoques doivent être signalées sans délai au médecin inspecteur de santé publique (MISP) de la DDASS par le médecin qui constate le cas possible ou confirmé, par le responsable du laboratoire d'analyse de biologie médicale ou par celui du service de biologie.

Il revient à la DDASS d'organiser en interne la permanence du dispositif de signalement et de gestion.

                            2.4.2. La notification

                (article R. 11-2 du code de la santé publique modifié

                   par le décret n° 2001-437 du 16 mai 2001)

Afin d'assurer le suivi épidémiologique des infections invasives à méningocoque, une fiche de

notification dont le contenu est fixé par arrêté doit être transmise par le médecin qui constate

le cas possible ou confirmé, par le responsable du laboratoire d'analyse de biologie médicale

ou par celui du service de biologie à la DDASS.

supprimé pour essai voir PF problème sur Supplément

                               FICHE N° 3

            Prophylaxie autour d'un cas d'infection invasive à méningocoque

                           3.1. Chimioprophylaxie

                              3.1.1. Objectifs

La prévention des cas secondaires d'infection à méningocoque repose sur la

chimioprophylaxie des sujets contacts. L'objectif de la chimioprophylaxie administrée en

urgence est d'éliminer un éventuel portage nouvellement acquis chez les sujets susceptibles

d'avoir été exposés aux sécrétions oro-pharyngées du patient et de prévenir la diffusion par

des porteurs sains d'une souche pathogène dans la population.

Entre 1990 et 1999, le nombre de personnes recevant une chimioprophylaxie dans

l'entourage d'un cas a augmenté progressivement sans qu'aucune nouvelle donnée scientifique

ni recommandation nouvelle ne justifient cette tendance. Dans l'entourage familial d'un cas, la

médiane du nombre de personnes traitées a augmenté de 4 à 5 et la moyenne de 5

à 8 personnes ; dans la collectivité, la médiane a augmenté de 19 à 36 et la moyenne de 42

à 70 (données de la déclaration obligatoire 1990-1999). Malgré cette extension de la

chimioprophylaxie, la proportion de cas secondaires demeure stable depuis 1990, soit 1

à 2 % de l'ensemble des cas déclarés. Le nombre de plus en plus important de personnes

recevant un traitement antibiotique court à visée préventive risque d'entraîner l'apparition de

résistances des Neisseria meningitidis, mais aussi d'autres espèces bactériennes, comme le

pneumocoque ou les bacilles de la tuberculose. Il est donc nécessaire de bien définir les sujets

contacts pour lesquels une prophylaxie devra être mise en place (cf. 3.3).

         3.1.2. Conduite à tenir pour la mise en oeuvre d'une chimioprophylaxie

                              autour d'un cas

Le médecin de ville ou le médecin hospitalier, en liaison avec le médecin inspecteur de santé

publique de la DDASS, est chargé d'identifier les contacts familiaux du malade et de

proposer une chimioprophylaxie à l'ensemble des personnes de l'entourage familial du cas. Le

MISP de la DDASS est chargé, en liaison avec les services concernés (service de promotion

de la santé en faveur des élèves, Conseil général,...) :

     d'identifier les contacts extra-familiaux ;

     de coordonner la mise en place de la chimioprophylaxie dans la collectivité fréquentée

     par le cas si nécessaire ;

     de s'assurer que tout a été mis en oeuvre pour retrouver et informer les sujets contacts

     familiaux et extra-familiaux et que ces personnes ont accès aux soins ;

     de s'assurer que la souche isolée chez le malade a été envoyée au CNR ;

     de s'assurer, lors de la délivrance de la chimioprophylaxie, de l'information des

     personnes répondant à la définition des sujets contacts afin qu'elles consultent un

     médecin en cas de troubles évocateurs d'une infection ;

     de prévenir la direction générale de la santé quand :

a) Le malade est un ressortissant d'un pays étranger ;

b) Des sujets contacts sont partis dans un pays étranger ;

c) Des sujets contacts sont dispersés dans plusieurs départements.

                      3.1.3. Définition des sujets contacts

L'élément indispensable pour la transmission du méningocoque est l'existence d'un contact

direct avec les secrétions oro-pharyngées d'un sujet infecté.

Certains facteurs sont nécessaires à la transmission des méningocoques ou peuvent la

favoriser :

La proximité : on admet que la transmission orale des sécrétions oro-pharyngées nécessite

une distance de moins de 1 mètre entre une personne infectée et une personne réceptrice (du

fait de la faible survie du méningocoque dans l'air).

La durée du contact : lors d'un contact bouche à bouche, le temps de contact importe peu.

Lorsqu'il s'agit de contacts rapprochés (moins d'un mètre) sans contact buccal, la probabilité

de transmission des sécrétions oro-pharyngées augmente avec la fréquence et la durée du

contact.

L'irritation de la muqueuse oro-pharyngée du sujet infecté peut provoquer la toux et favoriser

la projection des particules salivaires contaminantes.

        Tableau n° 1. - Arbre de décision pour l'administration d'une prophylaxie

                autour d'un cas d'infection invasive à méningocoque

               SITUATIONS POUR

                  LESQUELLES

               une chimioprophylaxie

                 est recommandée

                                    SITUATIONS

                                   NÉCESSITANT

                                    une évaluation

                                   des conditions du

                                       contact*

                                                    SITUATIONS POUR

                                                      LESQUELLES

                                                   une chimioprophylaxie

                                                         n'est pas

                                                       recommandée

    Entourage

     proche

  Milieu familial

               Personnes vivant avec le

                       cas

                                    Réunion familiale

                                  impliquant des jeunes

                                       enfants *

                                                             

   Milieu extra

     familial

                      Flirt

                   Amis intimes

                                    Sport de combat

                                     Sport collectif

                                     impliquant des

                                   contacts physiques

                                   durables ou répétés

                                                      Sports ou activités

                                                    collectives sans contacts

                                                         physiques

                                                     Soirée et repas entre

                                                           amis

   Collectivité

    d'enfants

     Crèche

                 Tous les enfants et

               personnel de la section

                                          

                                                     Personnels et enfants

                                                     des sections n'ayant

                                                    aucune relation avec le

                                                           cas

  Halte-garderie

                 Tous les enfants et

               personnel de la section

                      du cas

                                          

                                                            

   Centre aéré

                   Amis intimes

               Enfants ayant partagé les

                  mêmes activités

                                          

                                                     Voisins de réfectoire

   Centres ou

    camps de

    vacances

               Sujets ayant dormi dans

                 la même chambre

                   Amis intimes

                                          

                                                      Toutes les autres

                                                    personnes du centre ou

                                                         du camp

  Milieu scolaire

     Ecole

  préélémentaire

                 Tous les enfants et

                personnel de la classe

                      du cas

               Les classes ayant eu des

                 activités partagées

                                          

                                                            

     Ecole

   élémentaire

                  Voisins de classe

                                          

                                                       Autres élèves et

                                                        professeurs

                                                    Enfants ayant partagé la

                                                      cour de récréation

                                                    Elèves de la classe de la

                                                          fratrie

                                                      Camarades de bus

                                                          scolaire

                                                     Voisins de réfectoire

     Collège

     Lycée

                  Voisins de classe

                                          

                                                       Autres élèves et

                                                        professeurs

                                                      Camarades de bus

                                                          scolaire

                                                     Voisins de réfectoire

    Université

                        

                                          

                                                       Les étudiants et

                                                        professeurs

    Internes

               Sujets ayant dormi dans

                 la même chambre

                   Amis intimes

                                          

                                                      Toutes les autres

                                                    personnes de l'i