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Michel ARENAZ : DSS
Jean-Michel AZANOVSKY : DGS/SD5A
Anne-Carole BENSADON : DHOS
Yonnick BEZIE : FEHAP
Isabelle CATTANEO : Conférence des Présidents de CME de PSPH
Alexandra FOURCADE : DHOS
Emmanuel GOMEZ : CNAMTS
Françoise JUNGFER : DHOS/SDE
Jean-Noël MARZO : Conseil national de lordre des pharmaciens
Jean POUILLARD : Conseil national de lordre des médecins
Dominique RAVINET : CNAMTS
Michelle RICATTE : CNAMTS
Christine RIEU : DHOS/SDE/E2
Valérie SALOMON : DHOS/E2
Jean-Louis SCHMUTZ : Conférence des Présidents de CME de CHU
Jean-Paul STAHL : Président de la Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF)
Véronique SUC : FHP
Jean-Louis VIDANA : DHOS
Excusés :
Gilles BEAUCAIRE : Président du CTNIILS
Edouard BICHIER : Conférence des Présidents de CME de CH
Delphine CARON : FNCLCC
Bernard GARRIGUES : Conférence des Présidents de CME de CH
Didier GUILLEMOT : Expert
Michel MARTY : CNAMTS
Pascal PFISTER : CNAMTS
Marie-Claude SAUX : Présidente de la Société française de pharmacie clinique (SFPC)
Plusieurs des personnes excusées ont envoyé des messages électroniques ou appelé pour demander différentes modifications au projet de trame daccord cadre envoyé aux participants avant la séance. Ces propositions ont fait lobjet de discussion en séances et ont, le plus souvent, été prises en compte dans cette nouvelle rédaction.
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Cet accord cadre porte spécifiquement sur les antibiotiques. Lamélioration de la prescription des antibiotiques, en ville comme à lhôpital, et plus généralement des autres médicaments anti-infectieux (antifongiques et antiviraux) constitue un enjeu majeur. Différents dispositifs existent déjà pour atteindre cet objectif. Les antibiotiques font lobjet dun plan ministériel pour préserver leur efficacité et le plan national de lutte contre les infections nosocomiales souligne lintérêt de la promotion du bon usage des antibiotiques à lhôpital. Le contrat de bon usage des médicaments et produits et prestations mentionné à larticle L.162-22-7 du code de la sécurité sociale vise notamment un objectif damélioration de la prescription des médicaments. En outre, lAFSSAPS a publié en septembre 2004 les fiches de transparence « médicaments infectieux et pathologie communautaires ». LANAES, dès 1996, avait publié des recommandations sur le bon usage des antibiotiques à lhôpital. Enfin, le référentiel daccréditation de lANAES dans sa version 1 et le référentiel de certification de la Haute Autorité de Santé comportent une référence spécifique sur le bon usage des antibiotiques.
Toutes ces dispositions concourent à la promotion dun meilleur usage des médicaments anti-infectieux dans un souci damélioration de la qualité des soins, à laide doutils cohérents et complémentaires. Les médicaments antifongiques et antiviraux ne sont pas concernés par cet accord.
La France est en effet lun des pays dEurope où la consommation dantibiotiques à lhôpital est la plus importante avec 3,9 Doses Définies Journalières (DDJ) pour 1000 habitants, ce qui correspond à près de 10% des ventes totales dantibiotiques (ville et hôpital). Sur les 90% des dépenses de ville, 7,9% correspondent à des prescriptions hospitalières. La consommation globale dantibiotiques, très élevée en France est probablement un facteur qui concourt aux taux élevés de résistance bactérienne aux antibiotiques constatés en ville comme à lhôpital.
Compte tenu de lenjeu de santé publique que représente le bon usage des antibiotiques, lamélioration des pratiques dans ce domaine constitue une priorité.
2. Champ :
Acteurs : ensemble des praticiens (cliniciens, biologistes, pharmaciens, odontologistes), Commission Médicale dEtablissement, Commission du Médicament et des Dispositifs Médicaux Stériles (COMEDIMS), Commission des Antibiotiques quand elle existe, Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN), Pharmacie à Usage Intérieur (PUI), Unités opérationnelles dhygiène hospitalière.
Thème : bon usage des antibiotiques en établissement de santé
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Des recommandations concernant la prescription des antibiotiques pour lantibiothérapie et lantibioprophylaxie sont émises.
Un suivi annuel des consommation dantibiotiques pour létablissement et par secteur dactivité est assuré.
· Pour les établissements soumis à la version 2
Le bon usage des antibiotiques, dont lantibioprophylaxie, est organisé.
Le bon usage des antibiotiques requiert une réflexion collective au sein de létablissement (dans le cadre notamment de la commission du médicament et des dispositifs médicaux stériles). Il vise lefficacité pour le patient, la prévention des résistances et lefficience. Il repose sur le respect des recommandations professionnelles, la formation, le conseil thérapeutique, le suivi des bactéries multirésistantes, la confrontation entre la consommation dantibiotiques et les données bactériologiques
Extrait de létude des traitements antibiotiques à partir de
lenquête de prévalence 2001, annexe 2 pages 31,32,33, guide de lenquêteur
· Mise en place dun protocole de bon usage des antibiotiques
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· Consommation dantibiotiques en volume pour 1000 journées dhospitalisation en différenciant médecine/ chirurgie / obstétrique/ réanimation/ soins de suite et de réadaptation /soins de longue durée
La quantité d'antibiotiques prescrits dans une structure de
soins est un des indicateurs de la politique de prescription. Cet indicateur est
complété par un indicateur en euros de façon à modéliser, la nature des molécules prescrites .
· Consommation dantibiotiques en euros pour 1000 journées dhospitalisation en différenciant médecine/ chirurgie / obstétrique/ réanimation/ soins de suite et de réadaptation /soins de longue durée
Nombre de Doses Définies Journalières par an et pour 1000 journées dhospitalisation
Afin
de corréler simplement les modifications de prescription avec le type de patients pris en
charge, chaque établissement concerné sera son propre témoin.
Lintéressement se fonde sur les dépenses évitées par lassurance maladie que sont :
- les dépenses évitées du fait dun changement de pratiques concernant les prescriptions de sortie et les prescriptions en consultations externes ;
- les dépenses évitées du fait dun changement de pratiques intra hospitalières qui conduirait à une diminution de consommation des antibiotiques observée au niveau national, et à une baisse des tarifs nationaux des Groupes Homogènes de Séjours.
Dautres dépenses peuvent être évitées par lassurance maladie du fait dun changement de pratiques en matière de prescription des antibiotiques. Elles sont citées ici pour mémoire dans la mesure où elles ne sont pas mesurables et ne peuvent donc servir de base à un intéressement des établissements. Il sagit :
- des dépenses liées au changement de GHS si une complication liée à un mésusage des antibiotiques amène à un changement de classement du malade ;
- des dépenses liées au paiement dun supplément pour séjours longs si une complication liée à un mésusage des antibiotiques amène à un dépassement de la borne de durée de séjour pour un GHS donné ;
- des dépenses liées à lapparition de résistances bactériennes en ville et à lhôpital quand ces résistances entraînent un alourdissement évitable du case mix.
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· Dépenses évitées du fait dun changement de pratiques concernant les prescriptions de sortie et les prescriptions en consultations externes
Pour un établissement donné ayant signé un accord :
sélection des feuilles de maladie avec mention du nom de létablissement et une prescription de sortie ou de consultation externe comportant des antibiotiques.
calcul de lécart de coûts de prescription en euros entre lannée (n) et lannée (n+1)
Pour la période sur laquelle est calculé cet écart, se reporter au paragraphe « chronologie de laccord ».
· Dépenses évitées du fait dun changement de pratiques intra hospitalières qui conduirait à une diminution de consommation des antibiotiques observée au niveau national et à une baisse des tarifs nationaux des Groupes Homogènes de Séjours.
Cet accord prévoit que les tarifs des GHS puissent être revus en fonction de limpact des évolutions de pratiques sur les consommations dantibiotiques. La prise en compte de cette diminution de consommation pour le calcul des tarifs ne pourra intervenir quà hauteur de 50% au maximum des dépenses évitées et à partir de 3 ans à compter de la signature de laccord-cadre.
9. Conditions et modalités de reversement aux établissements dune partie des dépenses évitées
Suivi du référentiel présenté au point 4 du présent accord
Possibilité de contrôle externe des modalités mises en uvre pour permette le suivi du référentiel et la production des indicateurs
Evaluation des dépenses évitées par lassurance maladie qui sont mesurables et intéressement de létablissement à hauteur de 50%
Ce taux de 50% demandé par les professionnels et les
fédérations représentatives des établissements tient notamment compte du fait que le
reversement seffectue sur les seules dépenses évitées par lassurance
maladie qui sont mesurables, ce qui conduit, pour des raisons techniques, à minorer le
reversement potentiel aux établissements, doù la volonté de se caler sur le taux
plafond.
Modalités de reversement : Les Agences régionales de lhospitalisation effectuent le reversement aux établissements de santé signataires dun accord local conformément à celui-ci en cohérence avec les dispositions prévues dans laccord-cadre national.
10.
Actions
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11.
Engagement des signataires
Le
ministre des solidarités, de la santé et de la famille, le secrétaire dEtat à
lAssurance maladie, lUnion nationale des caisses dassurance maladie et
les fédérations nationales représentatives des établissements de santé signataires de
laccord-cadre national, saccordent
sur la nécessité daméliorer lutilisation des antibiotiques à
lhôpital. Ils rappellent la finalité première de santé publique de cet accord
qui est lamélioration des pratiques en matière de prescription
dantibiotiques ce qui devrait se traduire par une réduction de lutilisation
inappropriée des antibiotiques. Ils sengagent à faciliter les actions
dinformation relatives à cet accord dans un souci de cohérence et à mobiliser les
différents acteurs concernés de façon à atteindre les objectifs envisagés .
12.
Evaluation du dispositif
Une instance de suivi, composée notamment des signataires de laccord, évaluera les modalités concrètes de mise en uvre de ces accords. Elle procèdera notamment à une analyse quantitative et qualitative annuelle sur la base des données régionales (nombre détablissements signataires dun accord par statut, économies réalisées) qui seront transmises et effectuera un bilan national annuel à partir du traitement de ces données.
Les résultats seront communiqués le plus largement possible.
13. Durée de laccord ; calendrier de mise
en oeuvre
Dès la signature de laccord-cadre national, les accords locaux peuvent être à leur tour signés de façon à permettre la mise en uvre concrète de ce dispositif. Laccord cadre national est conclu pour une durée de 3 ans et pourra faire lobjet dajustement en fonction des résultats des évaluations annuelles par voie davenant au présent accord.
Calendrier de mise en uvre :
1ère phase, pour les accords donnant lieu à un intéressement dès 2006 :
Signature de laccord cadre national : avril 2005
Signature des accords locaux : avril 2005 à septembre 2005
Sensibilisation des praticiens : avril 2005 à septembre 2005
Mise en uvre effective : septembre 2005 à décembre 2005
Intéressement en 2006
Pour lintéressement en 2007, mise en uvre de janvier 2006 à décembre 2006
2ème phase, pour les accords donnant lieu à un intéressement à partir de 2007 :
Signature au fil de leau daccords locaux dès la signature de laccord-cadre national
Mise en uvre effective : janvier 2006 à décembre 2006
Intéressement en 2007
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14. Résiliation
Cet accord peut être résilié par décision dune des parties en cas de :
- non-respect grave et répété des engagements de laccord du fait dune des parties
- modification législative ou réglementaire affectant substantiellement les dispositions de cet accord
La résiliation seffectue par lettre recommandée avec avis de réception à tous les signataires de laccord. Elle prend effet à léchéance dun préavis de 2 mois.