La
liste des renseignements que le vendeur doit fournir à l’acheteur
s’allonge continuellement. Les informations à fournir
sont de nature juridique et technique.
Sur
le plan juridique le vendeur doit par exemple indiquer à
l’acheteur s’il existe des servitudes, actives ou passives
(de passage, de vue, d’écoulement des eaux, etc.),
des hypothèques ou des privilèges (au profit d’une
banque pour garantir un crédit par exemple) ou d’autres
charges (un pacte de préférence ou un contrat d’affichage
publicitaire par exemple).
Au
plan technique citons quelques exemples parmi les plus importants.
Le vendeur d’appartement en copropriété doit
fournir la superficie exacte du logement (loi Carrez). La carnet
d’entretien, désormais obligatoire dans les immeubles
en copropriété, doit être communiqué
au futur acquéreur. Est-il à jour ?
Le
vendeur de logement doit, dans certains cas fournir des informations
sur la présence éventuelle de termites (insectes dévorant
le bois), ou de plomb (la présence de métal dans les
peintures anciennes ou les canalisations peut entraîner une
grave maladie la saturnisme) ou bien encore d’amiante (dont
la présence peut provoquer de graves affections respiratoires).
Le vendeur de terrain à bâtir devra préciser
si le bornage a été effectué par un géomètre-expert
et fournir des informations fiables et durables concernant les règles
d’urbanisme applicables au terrain et les possibilités
de construction. Dans beaucoup de cas l’environnement de l’immeuble
aura son importance : existe-t-il des risques naturels prévisibles
dans la région (inondation, mouvements de terrain, etc.).
Une servitude de ligne à haute tension a-t-elle été
créée par le préfet ? L’installation
d’assainissement individuel de la maison (fosse septique ou
autre) est-elle conforme à la réglementation ? Une
activité polluante a-t-elle été exploitée
autrefois sur le terrain et quels risques subsistent aujourd’hui
?
Finalement,
il est possible de dire que le devoir d’information du vendeur
est presque illimité.
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