Lors
d'un recours à un emprunt pour acquérir un bien immeuble,
la banque exige souvent un cautionnement en plus de la garantie
hypothécaire. Il s'agit d'un contrat par lequel une personne,
en général un parent, s'engage vis-à-vis de
la banque à rembourser le prêt à la place de
l'emprunteur en cas de défaillance de ce dernier.
Cet
engagement est plus ou moins étendu selon la nature du cautionnement
:
- si vous vous portez caution personnelle, vous engagez tout votre
patrimoine (revenus et biens) ;
- par contre, s'il s'agit d'une caution hypothécaire, vous
engagez uniquement le bien immobilier sur lequel vous avez consenti
une hypothèque au profit de la banque.
Afin
que la caution mesure la conséquence de son acte, la loi
du 10 janvier 1978 relative à l'information et à la
protection des consommateurs exige :
1- que l'offre préalable de crédit,
faite à l'emprunteur, soit communiquée à la
caution et acceptée par elle, après un délai
de 10 jours de réflexion,
2-
que la signature de la caution soit, sous peine de nullité,
précédée d'une mention manuscrite précisant
l'importance et la nature de l'engagement et, s'il s'agit d'un cautionnement
solidaire et de l'acceptation d'être poursuivi en premier.
L'établissement de crédit est tenu d'informer la caution
de la défaillance du débiteur et, chaque année
avant le 31 mars de la situation des engagements du débiteur
principal. Bien entendu, en cas de remboursement à la place
de l'emprunteur, vous disposez d'un recours à son encontre.
Attention
Le cautionnement est transmissible aux héritiers. Si la caution
est mariée sous le régime de la communauté
et n'a pas averti son conjoint de son engagement, seuls ses biens
propres et ses revenus peuvent être saisis.
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