L'historique du STB Le Havre
Les Titres de Champion de France Patros de St Thomas : 
 
1936 : Champion de France Honneur contre AS Joeuf
1969 : Champion de France Honneur contre JA Dijon
1992 : Champion de France Excellence contre Heimerdorf à Hindishein
1993 : Champion de France Excellence contre Rosheim à Chalon sur Marne
 
Juniors :
1972 : Champion de France contre JSA Bordeaux à St Etienne
1975 : Champion de France contre Tarare à Tours
1983 : Champion de France contre JSA Bordeaux à St Herblain
1984 : Champion de France contre St Léger Guebwiller au Havre
1986 : Champion de France contre St Romain du Puy contre Vannes
1987 : Champion de France contre Ste Marie Le Havre à St Etienne
 
Cadets :
1982 : Champion de France contre Aurore Vitré à Tourcoing
1985 : Champion de France contre Sélestat au Mans
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1924 : L'Union sportive de Saint Thomas d'Aquin a été créée en 1903 au sein du patronage fondé en 1874. Mais, c'est en 1924 que la section basket a vu le jour sous l'égide des frères Louis et Roger Pineau. A la création de la Fédération Française de Basket-ball en 1932, l'USST est enregistrée sous le numéro 1 grâce à Robert Barq. Edouard Barq, son frère, était alors le président de la section et devait le rester jusqu'à sa disparition.
L'équipe de 1924 :
Louis Pineau, Edouard Barq, Roger Pineau, Jean Laly, Victor Madeleine
 
 
1930 : Edouard Barq succède à Louis Pineau à la Présidence de Saint Thomas
 
1952 : L'année de l'accession...
Il y a déjà 50 ans de cela, St Thomas accède à l'élite du basket français pour la première fois. La saison 1951-52, l'USSTA Le Havre évolue en Excellence Nationale, ce sera la saison de la montée. Malgré la pléthore d'internationaux chez les Parisiens de la JD Ménilmontant ou des Hirondelles Coutures, plus encore au Stade Malherbe de Caen., St Thomas va déjouer les pronostics avec surtout un double exploit face aux bas-normands à Hélitas 40-41 puis aux Palais des Expos 51-48 dans une salle comble et en délire.
Classement final de la poule : USSTA Le Havre 38, SM Caen 36, JDA Ménilmontant 33, Hirondelles Coutures 26, Alsace Lorraine Paris 24, Sotteville 23, US Pont l'Evêque 22, Montivilliers 21.
En phase finale, en Auvergne, pour les quarts de finale, USSTAH bat Stade Clermontois 61-46. En 1/2 finale à Autun, Marseille bat USSTAH 64-38. Les Marseillais seront Champions de France d'Excellence nationale. Le groupe était composé de Bernard Boulaud, Claude Josephau, Mario Bortoluzzi, Claude Colignon, Roger Martin, Jean Marie Dor, Jean Lasnier, Jacques Lasnier, Pierre Ribault (Entraîneur Edouard Barq).
 
1953 : Première saison dans l'élite
La saison 1952-53 sera donc la première parmi l'élite du basket français, la Nationale 1 composée à l'époque de 20 clubs répartis en 2 poules. St Tho réalisera quelques exploits en tombant le leader, Fougères 56-53, Marseille 60-46 (Les deux au Havre) mais aussi à l'extérieur avec un match nul à Auboué 31-31 et une victoire à La Rochelle 46-52 (succès qui assurait alors le maintien). Classement final de la poule : AGL Fougères 47, CSM Auboué 43, AS Montferrand 42, O Marseille 42, USSTA Le Havre 37 (9 victoires, 1 nul, 8 défaites), Championnet Paris 35, Rupella La Rochelle 32, CEP Lorient 31, AS Cabourg 26, FC Lyon 25.
 
1955 : St Thomas échoue aux portes de la Coupe de France
Caen salle Hélitas devant 1.200 spectateurs, en demi-finale : Paris Université Club bât US St Thomas d'Aquin Le Havre 55 à 50 (mi-temps 34-29). Brillante campagne de l'USSTAH en Coupe de France. Les clubs de la D1 entrent en 32e de finale et St Tho s'en va gagner au CO Metz 59-54, puis recevant aux Expos en 16e de finale, les thomistes vont se défaire facilement de Golbey 82-52. Dès les 8e de finale, les thomistes jouent sur terrain neutre, St Thomas se retrouve au Trait pour éliminer sans problème l'AS Cabourg (autre pensionnaire de la D1) 62-48. Quart de finale à Paris (salle Coubertin) contre la JS de Caraman (banlieue de Toulouse) club de D1 également. En championnat Caraman est venu gagner largement au Havre lors du match aller 44-67 mais la semaine précédant la Coupe de France, St Tho a été contre toute attente s'imposer en terre toulousaine 75-48 grâce à une défense dont seul Edouard Barq avait le secret ! Et bis répétita à Paris pour la défense adoptée, l'international Bertorelle titulaire à part entière en équipe de France étant à nouveau mis sous l'éteignoir. A noter, pour la petite histoire, un panier aussi mémorable qu'imprévisible de Martin sur une passe de plus de 25m arrivant pile poil dans le cercle et le filet ! A l'arrivée, l'USSTAH remporte la belle entre les deux équipes, et sans bavure, score final : 72-53. La marque : Pointud 17, Josephau 2, Remond 9, Boulaud 0, Hochart 12, Martin 20, Colignon 8, Bortoluzzi 4 et à Caraman les internationaux Luent 17, Bertorelle 15 puis Bigot 8, Teoule 4, Piquemal 4, Laurens 1, Rigal 4.
 
Et nous voilà en ce mois d'avril 1955 en route pour Caen et la demi-finale contre Paris Université Club, leader de D1. De nombreux supporters thomistes seront du voyage, même la réserve de St Tho qui a préféré déclarer forfait en championnat régional (l'adversaire du jour ayant refusé le report ou le décalage du match). Et nos garçons vont tenir la dragée haute aux réputés parisiens avec pas moins de 6 internationaux avec Planque, Bertheux, Falguiere, Owen, Huguet, Antoine et un américain alors étudiant à la FAC de Paris.L'insaisissable Josephau du haut de son petit mètre et juste 60cm va donner le " tourni " aux pucistes qui finalement ne devront leur salut qu'à l'extraordinaire Feinberg. Le rêve d'une finale à Paris s'envole dans l'ultime 40e minute. C'est la déception certes…. Mais quel panache des havrais.
La marque : USSTAH : Josephau 20, Remond 2, Boulaud, Joba, Hochart 4, Bortoluzzi 13, Colignon 8, Martin 3.
PUC : Feinberg 18, Antoine 12, Falguiere 7, Planque 5, bertheux 5, Huguet 7, Owen 1, Garnier.
Dans l'autre demi-finale à Paris, Villeurbanne devait dominer Auboué 77-54. Lors de la finale le PUC, vice-champion de France derrière Villeurbanne, devait créer la surprise grâce à une défense de fer, les Parisiens battant les Villeurbannais 46-43. Cette même saison 1954-55, en finale du championnat de France des patros (la FSF) à Chartres, Villeurbanne a battu St Thomas courageux et valeureux sur un score là aussi très serré (47-44).
 
1958 : Equipe composée de : Georges Hurtel, Claude Colignon, Roger Martin, Pierre Leconte, Claude Josephau, Max Jolly, Jean Claude Fievez, Bernard Boulaud, Marc Dumont. Entraîneur : Edouard Barq
 
1959 : Equipe composée de : Georges Hurtel, Marc Dumont, Claude Colignon, Roger Martin, Christian Defoulny, Claude Josephau, Michel Jeangeorges, Bernard Boulaud, Pierre Conort, Jean Paul Raymond. Entraîneur : Edouard Barq
 
1961 : Equipe composée de : Marc Dumont, Pierre Leconte, Jean Michel Conort, René Gruchy  Pierre Conort, Jean Paul Raymond. Entraîneur : Edouard Barq
 
1972 : Division Fédérale
Classement final : 1. Charenton 44, 2. Dorignies 43, 3. Evreux 40, 4. PTT Arras 38, 5. Port Autonome 36, 6. Lille 36, 7. USSTA Le Havre 35, 8. Touques 33, 9. Manin 28, 10. Escaudin 27.
Champion de France Juniors des Patros en battant en finale St Augustin de Bordeaux
 
1973 : Division Fédérale
Classement final : 1. BC Marly 48, 2. BAC Calais 48, 3. US Cagny 38, 4. USSTA Le Havre 38, 5. ESSM Le Portel 36, 6. Lille BC 36, 7. AS Orly 34, 8. RC Versailles 30, 9. Dieppe UC 30, 10. Et Oignies 22. Finaliste de la Coupe de France FFBB à Lyon, battu de 2 pts par l’ALM Evreux (33-35).
 
1974 : Nationale 4
Classement final : 1. Vésinet 50, 2. Dieppe 44, 3. USSTA Le Havre 42, 4. Cagny 40, 5. Fécamp 37, 6. Rouvray 36, 7. Athis Mons 35, 8. Touque 27, 9. Cherbourg 25, 10. Guérinière 24. Demi-finaliste de la Coupe de France Juniors des Patros, battu de 2 pts par Mulhouse.
Cette année là, St Thomas fête son cinquantenaire avec une rencontre de gala USST - Alsace de Bagnolet (Champion de France de Division 1).
 
1977 : Nationale 4
Classement final : 1. Montivilliers 60, 2. Sceaux 58, 3. Rouen 58, 4. Fontainebleau 53, 5. USSTA Le Havre 43, 6. St Lô 42, 7. Versailles 70, 8. Chatou 40, 9. La Guérinière 39, 10. Fécamp 38.
 
1978 : Nationale 4
Classement final : 1. Chatou 61, 2. USSTA Le Havre 58, 3. Ste Marie 51, 4. Rueil 50, 5. Brunoy 47, 6. Versailles 45, 7. Championnet 44, 8. Yvetot 42, 9. St Lô 35, 10. Dreux 34, 11. Evreux 34, 12. Normande 27.
 
1979 : Nationale 4
Classement final : 1. Dieppe 49, 2. CASG 48, 3. Touques 45, 4. Versailles 41, 5. Ste Marie 38, 6. Fécamp 32, 7. USSTA Le Havre 31, 8. Sotteville 31, 9. Yvetot 27, 10. pont l'Evêque 18.
 
1980 : Nationale 4
Classement final : 1. Montivilliers 48, 2. St Denis 47, 3. Ste Marie 43, 4. Evreux 39, 5. USSTA Le havre 36, 6. Touques 33, 7. St Lô 29, 8. Fécamp 28, 9. Corneilles 26, 10. Rouen 26.
 
1981 : Nationale 4
Classement final : 1. BAC Calais 48, 2. Dieppe 44, 3. Tourcoing 40, 4. Ste Marie 38, 5. Amiens, 6. USSTA Le Havre 36, 7. Dourges 34, 8. St Maur 34.
Yves Chegaray prend la Présidence à la place d’Edouard Barq. Edouard qui aura passé 51 années à la tête de St Thomas.
 
1986-87 : Nationale 4
L'Assemblée Générale du basket décide une nouvelle orientation pour aller vers le haut-niveau. Une aide financière est sollicitée auprès de la Ville du Havre qui se montre favorable pour retrouver au Havre une équipe de meilleur niveau. Entraîneur : Torrès Christian.
Avec l'arrivée de Fabien Bengaber (Monaco, N1), premier joueur rémunéré du club, St Tho termine 1er de sa poule et participe aux quarts de finale du championnat de France. Accession à la Nationale III
 
1987-88 : Nationale 3
Entraîneur : Torrès Christian.
Départ : Fabien Bengaber part pour Levallois en Nationale 2
Arrivées : Lester Thompson (Clermond Ferrant, N2) et Olivier Sadonès (JDA Dijon, Espoirs). St Tho termine 1er de sa poule et participe aux quarts de finale du championnat de France. Accession à la Nationale 2.
 
1988-89 : Nationale 2
Entraîneur : Torrès Christian puis Edouard Jurkiecwicz (ex-international polonais)
Départ : Lester Thompson part à Proville (N3).
Arrivées : Butts, un américain de N1 Hollandaise (ex-CBA), de Vallés (JDA Dijon, Espoirs) et de Ottrante (Panniers, N2) St Tho termine 9e sur 12. Maintien
 
1991-92 : Nationale 2
Entraîneur : Edouard Jurkiecwicz Arrivées : Jean Manuel Sousa (Epinal, N2), Samuel Salamagnon (Montivilliers, N3) St Tho termine 5e sur 14.
L'équipe réserve de St Thomas est Championne de France FSCF Excellence.
 
1992-93 : Nationale 2
Entraîneur : Edouard Jurkiecwicz Arrivées : Marc Dowdell (Philadelphie, USA) lors des matches aller puis Yvan Young (Loyola Chicago, USA) pour les matches retour, Roland Mateu (JSA Bordeaux, N2). St Tho termine 4e sur 14 mais accède à la Pro B suite au refus pour raison budgétaire de certains clubs.
L'équipe réserve de St Thomas est Championne de France FSCF Excellence en battant en finale Roshein 93 à 89 après prolongation à Chalons/Marne.
 
1993-94 : Pro B
Entraîneur : Edouard Jurkiecwicz Arrivées : Keith Gailes puis Bruce Bowen (Américain), James Bryson (Américain), Laurent Rufier (Mt de Marsan, N2) et Xavier Kulinicz (Joué les Tours, N2). St Tho termine 12e sur 18. Bruce Bowen termine meilleur marqueur du championnat
Cette année là, St Tho abandonne définitivement les compétitions FSCF devenues trop couteuses et du fait de la désafection de beaucoup de clubs Patros.
 
1994-95 : Pro B
Entraîneur : Richard Billant Arrivées :Richard Billant (Caen), Vincent Collet (Le Mans), Franck Blanchet (Espoirs Limoges), Richard Hollis (USA), T. Lee (coupé) puis Keith Hughes (USA) Départs : Bruce Bowen (Evreux), James Bryson (Espagne), Roland Mateu, Mamadou Diop (Toulanges), Samuel Salamagnon (Montivilliers). Aurélien Galais est sélectionné au All Star Game Espoirs.
Coupe de France : 1/2 finaliste, éliminé par Pau/Orthez à Beauville 74-99 devant une salle comble.
 
1995-96 : Pro B
Entraîneur : Richard Billant
Arrivées : David Robinson (St Brieuc), Mike Ratliff (USA), Olivier Hanquiez (Le Mans), Guillaume Granotier (Villeurbanne).
Départs : Keith Hughes, Richard Hollis. Aurélien Galais est sélectionné au All Star Game Espoirs
St Tho termine 3e sur 16. Eliminé en 1/2 finale des playoffs par Hyères Toulon.
 
1999-2000 : Pro B
La folle soirée de la montée ! Le 23 mai 2000 restera gravé à jamais dans l'histoire de Saint-Thomas Basket. Après 30 ans passés sur les parquets départementaux, régionaux puis nationaux (dont sept en Pro B), les havrais rejoignent l'élite au soir d'une rencontre inoubliable, non pas par sa qualité technique, mais pour sa valeur émotionnelle et la communion entre joueurs et spectateurs qui, jamais, n'a été aussi forte et intense.
Vent de panique et soir d'angoisse le 23 mai 2000 au Docks Océane. Dans un match à ne pas perdre, Saint-Thomas a connu son plus mauvais départ de la fin de saison. Pourtant, le public est là , transformant la salle, comble pour l'occasion, en chaudron, tout acquis à la cause des Normands. Et tout aurait dû fonctionner. Mais se heurtant à une défense intraitable, les havrais ont connu les pires difficultés à rentrer dans le match. Jamais les Maritimes n'ont réussi à aller provoquer les intérieurs visiteurs. Et comme les joueurs de Jean-Luc Monschau ne trouvent pas plus le cercle dans les missiles à longue portée, on imagine mieux le scénario catastrophe que les Thomistes font vivre à leurs supporters. En fait, pendant, pendant que Viviès, Chaulvet, Smith et Besson font évoluer le compteur visiteur (1-11 à la 5e), pas moins de six tirs locaux vont s'écraser sur le cercle sans qu'aucun ballon ne veuille rentrer. Et comme les Normands ne sont pas très véloces au rebond, on a là la tactique idéale pour permettre aux Bourbonnais de s'envoler. Cela d'autant plus facilement que, décalant le jeu sur les ailes, Besson, Smith et Maynier ne se gênent pas pour enfiler les missiles primés.
Revenus à 10-16 après que Sousa eut enfin trouvé l'ouverture à trois points (premier panier à la 5e minute), les Havrais vont encore essuyer les foudres de leurs rivaux. Au point de prendre 0-8, donnant de sérieuse illusions aux Thermaux qui, s'appuyant toujours sur une défense de fer, peuvent voir venir les Normands.
Mais le pire était encore à venir. Quatre minutes plus tard, alors que Trévor Powell et Danny Strong parviennent quand même à percer l'intérieur du mur visiteur, les Havrais, sous l'influence de Maynier et Chaulvet, vont concéder un retard de 18 points (15-33 à la 14e). C'est la consternation chez les supporters qui ont beau donné de la voix, le rêve est sur le point de virer au cauchemar. Toutefois, sous la révolte de Captain courage, les Havrais, qui venaient d'essuyer un 0-8, puis un 2-9, allaient repartir de l'avant. En fait, c'était bien Jean Manuel Sousa qui allait sauver les Maritimes du naufrage. D'abord en gagnant des ballons, mais aussi en alimentant parfaitement Strong, voire Diama. Il suffit d'un 10-0 pour relancer des Normands toujours chaudement soutenus par leur public (25-33 à la 18e).
Et encore, sans une incroyable maladresse due à une certaine fébrilité, les Thomistes auraient pu revenir plus prêt de leurs rivaux. Mais Hatcher, toujours lui, Maynier puis Besson, repoussent les avances des Havrais. Et à la pause, les locaux accusent toujours onze longueurs de retard (30-41). A la reprise, Jean Manuel Sousa, par deux paniers primés, ramène encore les Havrais dans le sillage des visiteurs. Mais les locaux ont resserré leur défense et l'agressivité va finir par payer (38-47 à la 26e). Certes, Hatcher devient moins efficace, mais il faut véritablement attendre la demi-heure de jeu pour voir les Normands revenir sérieusement menacer leurs rivaux. Brooks travaille les intérieurs pendant que Strong use copieusement de la contre-attaque, 45-50 à la 31e, puis 48-50 à la 33e. A cinq minutes de la fin, devant un public frappé par l'ivresse du destin et dans une salle chauffée à blanc... et rouge, les deux équipes sont à égalité 50-50 (35e).
La tension est terrible, mais les Havrais, qui ont pratiquement eu la tête sous l'eau en première période, ont complètement refait surface (54-54 à 2'15" du gong). Et leur agressivité défensive est si grande que les Thermaux ne trouvent plus le cercle. "St-Tho pétille, Vichy prend l'eau" assure une banderole. Bien vu , décontenancés, les Vichyssois ne peuvent stopper la furia locale. Dans un suspense et une ambiance indescriptibles, Danny Strong donne un premier avantage qui allait s'avérer être le bon : 56-54 sur la cinquième faute de Viviès à 47 secondes de la fin. Saint-Thomas est résolument lancé sur les rails du succès et vers la Pro A. Stéphane Monschau, puis Michel Diama y vont encore d'un lancer chacun afin de se mettre à l'abri d'un dernier panier des visiteurs. De la manière la plus sportive, Saint-Thomas vient de battre Vichy en deux manches et mettre un terme à sept ans de Pro B.
 
2001-02 : Le gachis...
Dès le début des matches amicaux en pré-saison, les supporters restaient sceptiques sur cette équipe version 2002 toujours coachée par Michel Gomez. Les doutes allaient malheureusement se confirmer. Après une entame de championnat catastrophique (1 victoire pour 10 défaites), l'entraîneur est limogé. Son remplaçant, Eric Girard, arrive quelques jours plus tard pour essayer de sauver St Tho de la relégation. Mais ce que l'on retiendra de cette saison calamiteuse, c'est surtout le nombre impressionnant de joueurs utilisés, 28. José Miguel Antunez, Gabriel Fernandez, Emir Halimic, Manu Lorentz, Igor Lovric, Franck Tchiloemba, Isiah Victor, Benoit Toffin, Julien Doreau, Sébastien Gomez, Dubravko Zemljic, Wilfried Aka, Mario Bosnjak, Narcisse Ewodo, Jon Garavaglia, Chris Garner, Donald Hand, Skeeter Henry, Jaquay Walls, Richard Hollis, Geof Lear, Matthias Sahlstrom et Pat Durham sans oublier les espoirs qui ont foulé les parquets, Kévin Vaccarin, Romain Gomez, Rochel Chery et Moussa Sylla. Eric Girard réussit à remporter 6 de ses 19 matches mais le STB est relégué en Pro B... Mais, quelques semaines plus tard, coup de théâtre! Les clubs d'Antibes et de Montpellier ne repartent pas en Pro A et le STB est repêché. Eric Girard re-signe pour trois saisons.
 
2002-03 : Pro A : Le bonjour des anciens
Pour cette troisième saison dans l'élite, Eric Girard boucle son effectif très rapidement en signant des joueurs de renoms tels que Pat Durham et Derrick Lewis. Il associe à ces joueurs expérimentés des américains que personnes ne connait : Jermaine Guice et Ricardo Greer. L'un est un shooteur d'exception bien connu en grèce, le second une boule de muscle très polyvalente. A la mène, le coach a signé un anglais, Flinder Boyd. A l'intérieur, la raquette est confiée à Eric Hinrischen et Christophe Oyié. De l'effectif de la saison passée, seul Julien Doreau et les espoirs sont encore présents. La saison démarre fort et le STB se fait rapidement un nom dans toute la France du basket. Le Havre n'est plus l'équipe "facile à battre" mais devient une équipe dangeureuse capable de battre n’importe quelle équipe de Pro A. A la mi-saison, le STB est à une magnifique 6e place et se qualifie brillamment pour la Semaine des As (voir encart ci-contre). La saison est loin d'être terminée et après un passage difficile, notamment marqué par la blessure de Ricardo Greer (remplacé par Nate Johnson), le STB Le Havre atteint pour la première fois de son histoire les playoffs Pro A en terminant à la 8e place du championnat, son meilleur classement à l'échelon suprême. Et même si le STB perd deux manches à zéro ses playoffs face au futur Champion de France, Pau/Orthez, le challenge des dirigeants havrais est réussi, le STB est devenu un grand club de Pro A.
 
2003-04 : Pro A : L’année de la confirmation
A l’heure où ces lignes sont écrites, le STB Le Havre est 4e du championnat de France Pro A. Une belle confirmation de la saison passée. Le STB a notammen battu l’ogre Pau/Orthez après une partie de toute beauté aux Docks Océane. Jermaine Guice est resté fidèle au club et avec l’arrivée de Jeff Greer St Thomas possède la plus belle ligne d’arrière de Pro A. Derrick Lewis, Pat Durham et Julien Doreau sont toujours présents eux aussi. Les Havrais se sont même payés le luxe d’acquérir un meneur de jeu international en la personne d’Aymeric Jeanneau qui est le véritable chef d’orchestre de cette belle équipe. Il faut aussi souligner le coup de poker réussi par Eric Girard, toujours à la tête du STB, qui a engagé Gary Alexander qui n’avait pas joué la saison passée et l’américain naturalisé espagnol apporte son expérience et son physique dans la raquette havraise. Les Havrais se sont brillament qualifiés pour les play-offs. Malheureusement leur saison se terminera après une défaite 2 manches à 1 face à Chalon. St Tho venait de réaliser sa meilleure saison en Pro A. 
 
Engagé dans la FIBA Europe League, le STB Le Havre a terminé 5e de sa poule ratant la qualification pour la seconde phase de peu... Lors de cette poule européenne, les havrais auront joué face à des équipes venu de l’europe toute entière : Kazan (Russie) et ses deux superstars Stombergas et Zukauskas, Brijeg (Bosnie), Ostende (Belgique), Azovmash (Ukraine), Turk Telecom (Turquie) et Alytus (Lituanie).