Pour cela il a fallu apprendre
à dire sans erreur (donc à faire confiance à) la suite numérique. Avec
la fameuse correspondance terme à terme, on vérifie l'efficacité de la comptine
(et vice-versa). Beaucoup d'enfants - et d'adultes- qui finissent par confondre
le nombre et son écriture en restent là : Un nombre seulement perçu comme une
manifestation sonore, gestuelle ou graphique, mais pas comme concept, reliquat
d'un "même" qui persiste entre diverses collections malgré toutes leurs différences
qui pourtant sautent aux yeux. Pourtant « Trois pommes rouges et deux poires jaunes
» , « deux voitures, un chien et deux vélos» signifient le même nombre !
Il n'est pas inutile de rappeler qu'un nombre
n’est ni son nom, ni son écriture et un certain
nombre d'entre-vous qui depuis quelques lurettes ne se sauvent plus - parce qu'effrayés-
quand on écrit le mot lion sur un tableau, seront bien avisés de renoncer à critiquer
le grand nombre
qui fiche le souk dans ma belle mise en page.
Un nombre particulier - on le nommera par exemple seven, sieben,imin ou scichi - est une classe conceptuelle qui peut être représentée par une infinité de collections possibles : celle des péchés capitaux, celle des jours de la semaine ou celle des amants de Blanche-Neige … dans ce film culte qui fit les délices adolescents de quelques rares lecteurs(trices).
L'expérience
proposée dans CartesnombreS
explore ce terrain d'apprentissage des classes d'équipotence..
Au début
d'un C3, il est sera intéressant de ré-interroger les noms de nombre au
travers de différents langues (cf. NomsdenombreS)